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Tout
le monde connait Jean ZIEGLER, puisque les médias en ont fait une de leurs
vedettes. C’est une sorte de José BOVE suisse. Ce sociologue, truffé de
médailles et autres doctorats honoris causa, fait partie des bonnes consciences
du monde politiquement correct. En réalité, il est totalement d’extrême-gauche,
sur la ligne de BESANCENOT. Ses ouvrages ont des titres éloquents :
« Une Suisse au dessus de tout soupçon », « Contre l’ordre
du monde, les rebelles », « Retournez les fusils ! Manuel
de sociologie d’opposition », « Main basse sur l’Afrique »,
« La victoire des vaincus, oppression et résistance culturelle »,
« Tout
cela le destinait à faire carrière à l’ONU. Il a été le rapporteur spécial
pour le droit à l’alimentation au Conseil des droits de l’homme de l’Onu
(ce Conseil des droits de l’homme dominé par les pays qui les violent
et présidé un temps par Ce
grand défenseur des droits de l’homme a suggéré au gouvernement fédéral
d’inviter KHADHAFI en Suisse et a reconnu avoir été consulté quand Tout
cela le désignait donc pour s’occuper, avec une démarche scientifique,
de la faim dans le monde. Il l’a fait en parlant d’un « droit à l’alimentation ».
Mais il a une conception étrange quant à la façon de rendre effectif ce
droit. Certes, ses phrases chocs plaisent aux médias : « Tout
enfant qui meurt de faim dans le monde d’aujourd’hui a été assassiné ». D’une certaine façon, ce n’est pas faux. Mais
assassiné par qui ? Lui répond : par le capitalisme, par les
pays riches. Pour sa part, la science économique met en cause le refus
du marché et des libertés économiques, le refus du libre-échange et des
droits de propriété ou du libre contrat. Il
a aussi qualifié de « crime contre l’humanité » le fait d’abandonner
les cultures vivrières au profit des biocarburants, ce qui ne lui vaudra
pas que des amis chez les écolos. Cela ne l’empêche pas d’ailleurs de
louer la politique du Brésil, premier promoteur de l’éthanol ! Bien
entendu, le blocus américain contre Cuba « viole le droit à l’alimentation ».
Il est intarissable sur les méfaits de la mondialisation et les « crimes »
commis au nom de la finance mondiale et du capitalisme. Et il ne manque
pas de montrer du doigt son propre pays, On
voit donc comment il a essayé d’assurer ce fameux droit à l’alimentation :
en combattant la liberté économique. Huit ans plus tard, il parle d’un
« terrible échec », mais n’en tire aucune conséquence :
son idéologie est immuable, figée dans le bronze du marxisme du XIX° siècle.
Que signifie un « droit à », quand on fait tout pour aboutir
à son contraire ? Fallait-il en outre que l’ambassadeur de France
à l’ONU, Jean-Maurice RIPERT, déclare que « la crise alimentaire
lui donne raison » ? ZIEGLER attaque pêle-mêle les multinationales,
Si
c’est avec des idéologies et des hommes comme cela que l’Onu entend s’attaquer
à la faim dans le monde, il y a effectivement crime contre l’humanité.
Des peuples entiers sortent de la misère ; ils ont un point commun :
ils ont choisi la liberté économique. Ce n’est pas politiquement correct
de le dire. On préfère accuser le capitalisme. Et on s’étonne que la faim
ne disparaisse pas de la planète. Tout cela est à pleurer. Le 16 mai 2008
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