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Le Président de Le groupe de travail UMP, mis en place par
Jean-François COPE à l’Assemblée, a retenu des propositions très diverses.
On y trouve la « généralisation » de la contractualisation et
des externalisations dans la fonction publique. Si c’est un premier pas
vers la fin du statut de la fonction publique, cela nous va très bien.
Mais Les Echos brisent le charme de la proposition en citant J-F COPE :
« On peut imaginer de contractualiser 500 hauts dirigeants de l’administration ».
Ce n’est pas tout à fait le grand soir que nous attendions… On trouve aussi l’intégration des logements
pour personnes âgées ou handicapés dans le décompte SRU sur les logements
sociaux. Cela n’a pas l’air très libéral. Pas libéral non plus le numerus
clausus régional pour la médecine de ville. D’une part cela n’est pas,
sauf erreur de notre part, dans le rapport ATTALI (il est vrai que l’UMP
a précisé que dans certains cas elle allait plus loin que le rapport),
d’autre part, cela ressemble fort à une fermeture de la profession, alors
que le rapport ATTALI prétendait ouvrir les professions fermées. Autre proposition, selon Le Figaro, « le
transfert aux complémentaires, dès le premier euro des soins, qui ne relèvent
pas de la solidarité ». Cela veut-il dire qu’on accepte le fait que
Il est encore question aussi d’une « première
étape de l’autonomie » pour les écoles primaires. On est bien loi
de la mise en concurrence de tous les établissements d’enseignement, c’est
une maigre autonomie de gestion que l’on offre (dans des conditions ambiguës)
au primaire. D’autres propositions sont renvoyées à des
négociations sociales, comme la définition d’un licenciement collectif.
Ce n’est donc pas pour demain. Quant à un des points essentiels
du rapport ATTALI, l’ouverture des professions fermées, des taxis aux
coiffeurs en passant par les notaires, « elles feront l’objet d’un
nouveau groupe de travail ». Donc on a eu le rapport RUEFF en 1959,
puis une cinquantaine de rapports divers, pour finir avec le rapport ATTALI
cette année. Apparemment nos UMP trouvent que ce n’est pas assez :
il faut nommer une nouvelle commission, interne à l’UMP cette fois. C’est
une technique imparable pour enterrer un problème : nommer une commission.
Enfin et non le moindre, il n’est pas question
d’appliquer la proposition sur la suppression des départements, mais on
va réfléchir à rapprocher départements et régions avec des « conseillers
territoriaux », assurant à la fois un mandat départemental et un
mandat régional. Et sans doute avec double indemnité et doubles secrétariats… Ne soyons pas totalement négatifs. On y
trouve aussi quelques propositions sur les PME qui seront intégrées dans
le projet LME : réduction des délais de remboursement de la TVA par
l’Etat, doublement des seuils sociaux pour suspendre l’obligation de mise
en place d’un comité d’entreprise entre 50 et 100 salariés. A propos de cette initiative de l’UMP, Jacques
ATTALI, qui a un certain sens de l’humour, a parlé d’un « énorme
travail de concrétisation de notre rapport ». Le 21 mai 2008
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