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L’action remarquable de José BOVE et de ses amis verts et trotskistes a payé : à force d’arracher les parcelles d’essais d’OGM et de s’attaquer à la propriété d’autrui et à la recherche scientifique, les anti-OGM ont réussi ce tour de force de mettre la France dans les derniers rangs de la culture du maïs et autres produits transgéniques. Non seulement la recherche scientifique en est freinée, mais encore les exploitants agricoles sont mis dans l’impossibilité de pratiquer des cultures à grande échelle capables d’assurer le développement de la production. Le Figaro soulignait récemment qu’il semble que la culture de maïs transgénique représentait à peine 1000 hectares répartis sur douze départements, soit 0,001 million d’hectares. Or dans le même temps on apprenait que les superficies de cultures OGM représentaient 47,6 millions d’hectares aux Etats-Unis, 16,2 millions en Argentine, pays qui a compris que les OGM pouvaient être l’avenir du Tiers-Monde et résoudre le problème de la faim, 5,4 millions au Canada, 5,0 millions au Brésil et 3,7 millions en Chine. Même l’Espagne, qui n’a que 0,1 million d’hectares de cultures OGM, en a tout de même 100 fois plus que nous ! Certes, on peut considérer que c’est un début, et ces 1000 hectares dépassent la dimension des parcelles destinées à la seule recherche. Cela signifie que la culture du maïs transgénique commence à se développer en France. Mais avec un retard qui n’est dû qu’à la désinformation d’un groupe d’archaïques et aux coups de mains d’une poignée d’excités. C’est un mauvais coup porté à nos capacités de production et d’exportation, à nos agriculteurs, et meême au Tiers Monde qui devra se passer de nos produits. Bien entendu, contrairement aux rumeurs répandues par les ignares, aucun effet sur la santé humaine n’a été identifié, et de toutes façons les risques d’allergies éventuelles sont surveillés de très prés. L’agence française de sécurité sanitaire des aliments a publié sur ce point un rapport précisant qu’aucun « problème de santé, qu’il s’agisse de toxicité ou d’allergénicité, n’a pu être attribué à un OGM sur le marché ». Mais une sorte de folie anti-OGM s’est répandue en France et, dans une moindre mesure, eu Europe, tandis qu’ailleurs, et en particulier aux Etats-Unis, les plantes transgéniques sont considérées comme des cultures comme les autres. De plus, le fameux principe de précaution fait que, au-delà du cas de José BOVE, les pouvoirs publics font tout ce qu’ils peuvent pour freiner ce type d’agriculture. Ils ont même parfois suspendu des autorisations précédemment accordées. Un moratoire avait même été mis en place en 1999 au niveau européen, suspendant les productions nouvelles et il a fallu attendre deux règlements de 2003 sur la traçabilité et l’étiquetage pour que l’Union européenne mette fin au moratoire antérieur. Mais les pouvoirs publics restent réticents et le ministère de l’agriculture n’ose même pas publier le chiffre des surfaces ainsi cultivées. Ce n’est que par recoupements que l’on sait qu’il s’agit de 1000 hectares cette année. Et de plus, phénomène extraordinaire, certaines clauses obligent même des agriculteurs de certaines coopératives à ne pas cultiver d’OGM. Voilà comment la conjonction de José BOVE, des pouvoirs publics et de certains agriculteurs rétrogrades a fait rater à la France une des occasions les plus prometteuses pour l’avenir du monde agricole, mais aussi dans le domaine de la prévention des pathologies. Chez nous on ne connaît pas les OGM, mais les OPM : le organismes politiquement modifiés.
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