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LA SLOVAQUIE ENTRE EN EUROLAND |
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Ce sera le premier pays de l’ancien
bloc soviétique à adopter l’euro. Inflation, dette et déficit sous contrôle C’est fait. La Slovaquie est donc le
premier pays de l’ex-bloc soviétique à être autorisé à rejoindre l’euro.
Certes, il y avait eu le précédent de la Slovénie, depuis le 1er
janvier 2007, mais cette « Suisse des Balkans » était un cas
à part, car elle est issue de l’ancienne Yougoslavie, qui, depuis les
velléités d’indépendance de TITO, avait choisi une voie différente de
celle de Moscou et n’était pas au sens strict dans le bloc soviétique.
Bruxelles vient de considérer que la Slovaquie remplissait tous les
critères et le feu vert officiel, qui ne fait aucun doute, sera donné
fin juin par les 27 chefs d’Etat et de gouvernement. Ce feu vert signifie que Autres critères importants, les déficits
et la dette. Le déficit public sera cette année de 2% du PIB, ce qui
reste raisonnable : il n’y a pas de dérive des dépenses publiques.
L’équilibre est prévu pour 2011. Mais c’est surtout la faiblesse de
la dette qui mérite attention, car elle représente à peine 30% du PIB,
contre les 60% autorisés par le pacte de stabilité et les traités européens,
contre les 65% de Plus de 10% de croissance du PIB en 2007 Au-delà de l’aspect formel de l’exercice
(il faut satisfaire aux cinq critères rappelés ci-dessus –inflation,
déficit, dette, intérêt, taux de change - pour entrer dans l’euro),
ce qui frappe c’est la bonne santé de cette économie, comme d’ailleurs
de la majorité des pays de l’Europe de l’Est. La croissance économique
a été en 2007 de 10,4% ! Un taux à la chinoise. Certes, elle s’est ralentie
cette année, mais elle approche les 7% et devrait se stabiliser en 2009
à 6,2%, en dépit du ralentissement mondial : des résultats à faire
pâlir l’Europe de l’Ouest en général et Il faut pourtant se souvenir d’où viennent
ces pays. En 1989 - cela ne fait même pas vingt ans - ils étaient sous
le joug soviétique, avec une planification aussi totalitaire qu’archaïque.
Et dans le cas tchécoslovaque (le pays n’avait pas encore éclaté en
deux), le joug du stalinisme était encore très présent, surtout depuis
l’invasion soviétique et la « normalisation » de 1968. Moins
de vingt ans plus tard, ces pays nous donnent des leçons d’économie
de marché et devraient nous servir de modèles. Ce n’est pas par hasard
si ce sont les pays qui ont choisi la voie la plus libérale qui s’en
sortent le mieux. Bien sûr, les privatisations ont été
quasi-totales. Il y a eu le passage à une vraie économie de marché,
que ce soit pour les marchés de biens et services, les marchés des capitaux
ou le marché du travail. La liberté des prix, comme partout, a fait
des miracles, indiquant les raretés, incitant à développer l’offre là
où c’était nécessaire, régulant les marchés. Mais il y a surtout la
politique fiscale. L’adoption de la flat tax, en Slovaquie comme ailleurs,
a provoqué un miracle économique, même si le taux pouvait paraître élevé :
19%. Mais cela signifie un taux unique, par définition, et donc un taux
marginal, pour les plus « riches », également de 19% :
de quoi encourager les entrepreneurs, ceux qui veulent investir, épargner,
travailler plus. Les recettes sont partout les mêmes. Faut-il s’étonner
qu’en France, avec un « bouclier fiscal » à 50%, (sans parler
des cotisations sociales), la croissance soit à la traîne ? Faut-il entrer dans la zone euro ? Tout cela permettra donc à Il est vrai que l’euro, et surtout
l’euro « fort », a des avantages : il amortit l’inflation
importée ; il permet de voyager à l’étranger à meilleur prix ;
il favorise la vie quotidienne lors des voyages intra-zone euro. Les
disciplines budgétaires imposées par la zone euro sont utiles pour les
pays laxistes comme |
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