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POLITIQUE DE LA CIVILISATION | |||||||||||||
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Je suis un adepte de la nouvelle politique de civilisation définie par le Président de la République à l’occasion de ses vœux à la nation. C’est pourquoi je m’empresse de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2008, sachant que la civilisation commande de souhaiter aux autres tout ce que l’on voudrait pour soi-même : la santé, la prospérité, le bonheur, et toutes autres bonnes choses dans la vie personnelle, familiale et professionnelle. La civilisation,
c’est sans doute le souci des autres, l’empathie – dont Adam Smith a découvert
qu’elle est à la base de l’échange et de la richesse des nations. Aller
vers les autres, prendre soin de leurs besoins et de leurs désirs, voir
où sont les complémentarités, savoir comment gommer les conflits :
voilà qui constitue sans doute la base morale de la civilisation. J’approuve
donc une politique de la civilisation si elle signifie que les Français
seraient plus heureux s’ils vivaient dans une société de confiance, de
compréhension, au lieu d’être confrontés en permanence aux affrontements,
exposés à la violence, isolés et repliés dans une société de défiance. | ||||||||||||
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Je suis bien
conscient également que la politique a quelque chose
à voir dans la civilisation, dans la mesure où le pouvoir est nécessaire pour
faire régner l’état de droit, pour veiller à la vie, à la liberté et à la propriété
des citoyens. Ce respect et cette défense des droits individuels font également
partie intégrante de la civilisation. J’observe
hélas que loin d’être la servante de la civilisation la politique en est aujourd’hui
la destructrice. D’abord parce que les pouvoirs publics n’assurent pas la mission
qui est la leur : l’état de droit n’est pas établi en France, et les droits
individuels sont violés en permanence. Ensuite parce que la politique a progressivement
détruit les principes de civilisation en débordant de sa sphère naturelle. Hobbes
avait déjà dénoncé le danger : investi du monopole de la violence pour garantir
la liberté, le monstre étatique, le Léviathan, va dévorer cette liberté. Hobbes
préférait cependant la servitude de la puissance publique au règne de la violence
privée. Bastiat pour sa part, dénonçait la croissance de l’Etat
« qui n’est plus le bouclier mais l’épée ». Loin de nous protéger il
nous agresse. C’est la
raison pour laquelle je voudrais soutenir l’initiative du Président SARKOZY en
suggérant quelques réformes de nature à nous éloigner de la barbarie et nous rapprocher
de la civilisation : 1° Faire
cesser les grèves sauvages, empêcher qu’une infime minorité prenne en otage tout
un peuple, 2° Soumettre
tous les citoyens à la même loi, et n’accorder aucun passe droit ou privilège
ni à la classe politique, ni à la caste syndicale, ni à la tribu des fonctionnaires
et agents des administrations publiques, 3° Réduire
à son minimum les transferts sociaux, qui consistent à spolier les uns au bénéfice
des autres qui s’installeront dans l’assistanat, puis dans le parasitisme, puis
dans le nihilisme, 4° Soustraire
les enfants et les adolescents aux méfaits d’enseignants et de manuels scolaires
qui ne cessent de prêcher la lutte des classes, de dénoncer les hontes du capitalisme,
du colonialisme, pour mieux passer sous silence la barbarie de Staline, Lénine,
Mao, Che Guevara, Castro, 5° Rompre
avec les dictateurs barbares actuels, de Kadhafi à Bouteflika
en passant par Poutine et Chavez, et soutenir ceux qui combattent la barbarie
au Moyen Orient et en Amérique Latine. De façon
plus générale, la politique de civilisation devrait conduire le Président SARKOZY
à prendre la tête d’une croisade contre l’Etat, contre
l’inflation de bureaucratie, l’hypertrophie du secteur public, l’accumulation
de textes, la spoliation fiscale. Car ce sont les pays les plus étatisés, les
plus centralisés, qui engendrent la barbarie. Comme je l’ai déjà dit, il faut
mettre le feu à l’Etat Providence pour éviter que les
voyous mettent le feu aux voitures et aux passagers des autobus de banlieue. Car
l’Etat Providence incite chaque individu, chaque communauté,
chaque corporation à entrer en lice pour se disputer la manne publique. L’entrée
en lice devient l’entrée en haine. Les relations fondées sur la recherche du pouvoir
sont nécessairement violentes, tandis que les relations
nées de l’échange et du travail en commun sont pacifiantes. Il faut absolument
substituer une logique de la complémentarité à une logique de la supériorité.
La société de confiance est civilisation, la société de puissance est barbarie.
Les sociétés marchandes ont toujours porté la civilisation, les empires politiques
ont consacré la gloire éphémère des chefs et de leurs séides, ils se sont toujours
effondrés au prix du sacrifice de millions d’êtres humains. Dans son
discours sur la laïcité prononcé à Rome lors de sa visite au Souverain Pontife,
Nicolas SARKOZY a évoqué quelques voies qui mènent à la civilisation : le
respect de l’être humain, la dignité de sa personne et le poids nécessaire que
doivent tenir la religion et la liberté religieuse dans une société civilisée.
« La morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme
quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini »
avez-vous dit. Oui, Président, vous pourriez être le fossoyeur de l’Etat
Providence et le prédicateur de la compréhension et de la solidarité, rendant
liberté et espoir aux Français. Mais vous ne pouvez pas être l’un sans l’autre.
Il faut sortir de la logique du pouvoir, de la lutte et du catastrophisme pour
découvrir la civilisation de l’amour, et retrouver l’espoir. Tel pourrait être
pour 2008 le vœu commun de tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté. Jacques
Garello
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