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| AUJOURD'HUI NOS EXIGENCES, DEMAIN NOTRE VERDICT | |||||||||||||
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Plus ou moins
sincères, certains candidats affirment leur désir d’être à l’écoute du
pays. Aux électeurs
je dis : jugez des candidats en fonction des réponses qu’ils vont
nous faire. | ||||||||||||
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« Les
candidats ont tous des propositions libérales isolées au sein de programmes
plus ou moins étatistes. De fait, il n'y a aucun candidat qui exprime de vision
libérale de la vie en société. Nicolas Sarkozy est plus libéral que François Bayrou
sur le thème de l'Education Nationale. François Bayrou
est plus libéral que Nicolas Sarkozy sur le thème des institutions. Philippe de
Villiers est plus libéral que Nicolas Sarkozy sur le thème du droit opposable
au logement. Nicolas Sarkozy est plus libéral que François Bayrou sur le thème
du syndicalisme. Et pour le clin d'oeil, Olivier Besancenot est plus libéral que
Nicolas Sarkozy, François Bayrou ou Philippe de Villiers lorsqu'il dénonce les
subventions que touchent les grandes entreprises ! Notre rôle, en tant qu'association
libérale, n'est pas de donner notre aval à un programme qui, par l'essence même
du jeu politique, cherche à "ratisser large". Notre rôle est de soutenir
les propositions libérales des uns et des autres et de critiquer leurs propositions
liberticides afin qu'ils assument les conséquences de leur positionnement »
J’ajouterai, pour être complet, qu’il y a du poujadisme sympathique chez Jean
Marie Le Pen, et que Ségolène Royal a prôné (l’espace d’un instant) la suppression
de la carte scolaire… En
décembre dernier, je présentais le « Guide du Candidat », conçu avec
une quinzaine d’associations décidées à s’attacher aux vrais problèmes et à parler
des vraies solutions. Le Guide parle d’autre chose que de La Marseillaise ou des
violences de la gare du Nord, parce qu’il s’agit d’épiphénomènes et que le mal
français est plus profond. Après cinquante ans de statu quo, de terrorisme intellectuel,
de pensée unique, d’anarcho-syndicalisme, d’altermondialisme et de non-droit ce
ne sont pas des ajustements mineurs qui
remettront la France sur le chemin de la prospérité
économique et de l’harmonie sociale. Nous estimons indispensable une véritable
révolution fiscale, scolaire, sociale, institutionnelle, dans le cadre d’un Etat
réduit et d’une Europe ouverte. Serons-nous
taxés « d’ultra-libéralisme » ? Sans doute les professionnels de
la désinformation et les ignorants s’y emploieront-ils. Mais peu importe. C’est
nous qui avons nos bulletins de vote en mains, et le mépris affiché en 1995 pour
l’électorat libéral a valu une cuisante défaite à la coalition du oui. Au reste,
nos propositions sont tout à fait banales et classiques dans des pays voisins
ou lointains, aujourd’hui en pleine santé économique et en paix sociale. L’exception
française devient l’aveuglement français, et empêche les Français d’accepter les
évidences. Voilà pourquoi nous nous proposons de les guider. Le
guidage sera simple : nous allons soumettre nos propositions, extraites du
Guide, à tous les candidats – même la gauche extrême pourra en faire son profit !
Puis, au cours de l’Assemblée Générale de l’ALEPS et dans les médias qui nous
seront ouverts, nous donnerons la cote de l’argus libéral. Pas de voiture neuve
sur le marché, seulement quelques occasions plus ou moins fiables. Nos exigences
étant connues, le verdict tombera en fonction des réponses qu’on leur apportera. Jacques
Garello
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