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J’ai le plaisir de vous annoncer la parution
ces jours-ci en librairie de l’ouvrage que j’ai commis avec la complicité
de Georges Lane : « Futur des Retraites et Retraites du Futur ». Le titre résume à lui seul la thèse principale :
en France il n’y a aucun futur pour le système actuel de retraites,
il faut nécessairement songer à des formules nouvelles. Voici d’ailleurs le texte de présentation que
vous trouverez au dos de la couverture : « Travaillez plus longtemps, cotisez davantage, et si vous le pouvez souscrivez à un plan d’épargne : c’est le conseil donné aux Français à juste titre inquiets pour le futur de leurs retraites. Ce qu’on ne dit pas aux Français c’est qu’ils sont contraints de donner toujours plus et de recevoir toujours moins par un système ruineux et injuste : la répartition. Pourquoi masquer cette vérité, pourquoi empiler les fausses réformes, qui a intérêt à cet acharnement thérapeutique sur un système irrémédiablement condamné ? |
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Peu à peu les Français perdent confiance, certains
appellent de leur vœu un changement durable. Ils ont raison : la
répartition coûte au smicard 2.500 euros par an et quand il prendra sa
retraite il aura perdu 250.000 euros par rapport à ce que lui aurait rapporté
une retraite en capitalisation. Alors, comment échapper au piège des retraites
par répartition ? » Nous avons conçu et rédigé cet ouvrage en tenant
compte d’un double décalage : - décalage entre d’une part ce que disent les
experts et rapports officiels de toutes sortes depuis au moins dix ans,
et d’autre part le message diffusé sans cesse par la classe politique ;
les uns prédisent l’explosion de la répartition, les autres veulent sauver
la répartition ; - décalage entre la passivité des gouvernements
français et les efforts menés chez la plupart des pays concernés par la
question ; depuis quinze ans au moins les réformes sont engagées
dans le monde entier, et on ose à peine aborder le problème chez nous
aujourd’hui. On reconnaît en général aux gouvernants actuels
le mérite d’ouvrir des dossiers soigneusement cachés jusqu’ici, celui
des retraites en est un. Mais là s’arrête le mérite. La réforme des régimes
spéciaux a été très « prudente » : les salariés concernés
ont obtenu des compensations pour être alignés sur le régime de la fonction
publique, qui est lui-même non aligné sur le régime des entreprises privées.
Il n’est donc pas question de toucher aux plus grosses inégalités existant
entre secteurs public et privé. Viennent maintenant les discussions sur l’âge
de la retraite et/ou la durée des cotisations, ainsi que sur le travail
des seniors. Mais avant toute négociation, Xavier BERTRAND rappelle avec
force et clarté l’attachement indéfectible des réformateurs au système
par répartition. Or, il peut être démontré sans aucune peine
que c’est bien la répartition qui est, en soi, un système impraticable
dans un pays où il y a de plus en plus de retraités et de moins en mois
d’actifs – puisque la répartition consiste à donner aux uns sous forme
de pensions l’argent versé par les autres sous forme de cotisations. On n’a jamais osé dire la vérité aux Français.
C’est pourquoi j’évoque le réverbère en me référant à une histoire célèbre,
celle du noctambule éméché qui a perdu ses clefs de voiture et les cherche
à la lumière d’un réverbère. A un passant qui lui demande s’il a réellement
perdu ses clefs au pied du réverbère notre homme répond : « Non,
mais ici il y a de la lumière ! ». Depuis des années, quand on ne pratique pas
la politique de l’autruche, on pratique celle du réverbère. On ne veut
pas voir – ou on feint de ne pas voir – la seule et vraie solution :
en finir avec la répartition, se dégager de ce piège, pour passer à autre
chose. Je me range aux côtés de tous les manifestants
qui s’opposent aux réformes des retraites actuellement présentées, parce
que ces réformes ne sont pas les bonnes. Il est vrai que les manifestants
en question, comme le gouvernement, sont animés par la peur et l’ignorance. La peur, c’est celle du changement. Les syndicats
et les gestionnaires de L’ignorance, c’est celle des moyens d’échapper
au piège, et d’amorcer et réussir la transition de la répartition à
la capitalisation. L’ignorance, c’est celle des expériences étrangères
qui ont réussi leur réforme, sachant d’ailleurs que chaque pays a eu
sa propre spécificité, même si l’objectif était commun : sauver
les retraites sans demander des sacrifices hors de portée. Le but de notre ouvrage est donc de vaincre
les peurs et de mettre fin à l’ignorance. Aujourd’hui, les sondages font apparaître qu’un
Français sur deux ne fait plus confiance au système actuel, et serait
tenté par la capitalisation. Ils seraient sans doute neuf sur dix si
la vérité était dite, si les gens avaient conscience qu’on court à la
faillite, et si les marchands de peur étaient réduits au silence. J’essaie de provoquer ce qui pourrait être
une réflexion, puis une révolution, salutaires. Je rappelle à ceux de mes lecteurs de Paris et la région
francilienne que je présenterai l’ouvrage le mercredi 28 mai de 18 heures
30 à 20 heures à
Jacques
Garello
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