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Le débat sur les retraites devrait se ramener
à un simple problème de robinet. Soit une baignoire d'une contenance d'un mètre
cube, et pleine à moitié. Un robinet est ouvert, dont le débit est un
quart de litre par seconde. Mais quelqu'un ouvre malencontreusement
la bonde, et l'eau s'évacue à raison d'un demi-litre par seconde. La
baignoire va-t-elle se remplir ou se vider ? En combien de temps ? |
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Je ne suis pas sûr de l'énoncé, mais je suis
sûr que les retraites par répartition se ramènent à ce problème. La baignoire,
c'est Car la répartition n'est autre qu'un système
de baignoire, les cotisations des uns ne servant qu'à payer les pensions
des autres – et non pas à "préparer sa propre retraite" comme
le croient la plupart des gens. J'ai pris cette image devant un auditoire nourri venu assister à la présentation du livre que j'ai commis avec Georges Lane. Contribuables Associés, parrains de cet ouvrage issu des travaux de l'IREF, avait organisé cette réunion à Paris mercredi dernier. L'image a sans doute convaincu, puisque les questions qui ont suivi les exposés ont essentiellement porté sur la capitalisation, présentée par nous comme la solution évidente au problème des retraites.
Deux sujets semblaient inquiéter nos ouailles. La première : quel crédit
accorder aux fonds de pension ? Sont-ils fiables, efficaces ? La deuxième
: comment faire la transition de la répartition à la capitalisation.
La première question trouve réponse dans notre
ouvrage. Un chapitre est intitulé : "N'ayez pas peur!". Il
apaise les craintes nées des secousses financières récentes : l'affaire
Enron, les subprimes, etc. Il démontre que les fonds de pension ne se
livrent pas à une spéculation boursière dangereuse, mais au contraire
ont des placements sûrs, et d'un rapport d'autant plus substantiel que
la durée de capitalisation est plus longue. La deuxième question sera abordée dans le troisième
volume de notre trilogie, qui décrira comment en France on peut procéder
pour arriver à un système "à Nous voilà donc engagés dans une croisade d'information,
d'explication, pour dire aux Français que la pire des choses serait
de croire aux promesses de l'Etat et des Caisses de Sécurité Sociale
: la faillite est inexorable. Mais aussi pour donner dans le détail
le mode d'emploi de la transition, et donner espoir à ceux qui sont
conscients du problème de robinet. Au cours de la réunion, j'ai également insisté
sur le caractère social de cette croisade. Car aujourd'hui et demain
ceux qui perdent et perdront le plus dans la répartition sont les gens
les plus modestes. Ils n'ont pas les moyens de capitaliser à leurs frais,
alors qu'un nombre de Français plus aisés et avertis ont commencé à
préparer une retraite de secours, pour se prémunir contre la faillite
de l'Etat assureur. Comme toujours, la liberté économique est le support
et le gardien du progrès social
Jacques
Garello
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