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| POUVOIR D'ACHAT : QUE L'ETAT RENDE LEUR ARGENT AUX FRANCAIS ! | |||||||||||||
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Marx avait
raison : les travailleurs sont exploités, et leur rémunération est
moindre que la valeur du travail qu’ils ont apporté. Marx avait simplement
tort en imputant cette exploitation aux capitalistes, alors qu’elle est
le fait de l’État. La campagne
de Nicolas SARKOZY avait remis les pendules à l’heure : travailler
plus pour gagner plus. Cela laissait clairement entendre qu’il n’y a pas
d’autre source de revenu que la contribution à la création de richesses
dans l’entreprise, au service du client. Encore faut-il préciser que les
travailleurs ne sont pas les seuls artisans de cette création, il y a
aussi les épargnants qui directement ou indirectement permettent l’investissement
dans l’entreprise, et les entrepreneurs qui coordonnent les choix de production
en fonction de la consommation. | ||||||||||||
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Malheureusement
la pratique politique de notre pays est telle que ceux qui travaillent plus gagnent
moins. Et, de ce point de vue, rien n’a changé, et on ne cherche même pas la solution
de ce côté-là. C’est bien pourtant en rendant aux Français l’argent qu’ils ont
gagné que l’État peut augmenter soudainement et justement leur pouvoir d’achat. Sur ce que
gagne un salarié, sur ce que le client a payé pour son travail, entre la moitié
et le tiers est immédiatement confisqué, sous forme de cotisations sociales –
et peu importe qu’il s’agisse de la part de l’employeur ou de l’employé, dans
les deux cas c’est bien un impôt sur le travail. Ce montant de retenues à la source
atteint de tels sommets parce qu’elles alimentent un système idiot, qui coûte
cher aux « assurés » sociaux et qui ne leur rapporte pas ce qu’ils pourraient
en attendre – et les prestations se dégraderont de plus en plus, notamment dans
le domaine des retraites. Les assurés pourraient avoir une couverture sociale
de qualité au moins équivalente, et de sécurité économique bien supérieure, s’ils
avaient la liberté d’assurance. Cette liberté est offerte à la plupart des Européens,
et les directives européennes n’ont cessé de rappeler que la concurrence doit
exister dans le domaine des assurances – les gouvernements français successifs
ont fait semblant de ne pas comprendre, et l’exception française a joué une fois
de plus dans un sens négatif, il n’est pas question de toucher au monopole de
la Sécurité Sociale. Réformer
réellement le système de protection sociale aurait deux effets mécaniques et immédiats
sur le pouvoir d’achat des Français : un effet arithmétique, et un effet
énergétique. L’effet arithmétique est bien simple. Aujourd’hui le smicard ne touche
pas son salaire complet, mais seulement la moitié. Son assurance maladie lui prend
un mois de salaire par an, et son assurance vieillesse un peu plus encore. Réduire
les cotisations d’un tiers, comme c’est possible en changeant de système, c’est
donc redonner au smicard français une rallonge mensuelle de quelque 500 euros
par mois. Des cotisations en moins, c’est du pouvoir d’achat en plus. Il est établi
que le niveau des salaires nets en France n’est pas supérieur à ce qu’il est à
l’étranger. Mais on sait aussi que le « coût
du travail » est bien plus élevé chez nous qu’ailleurs et diminue notre compétitivité.
Cherchez l’erreur : le coût du travail contient des charges sociales pénalisantes
pour le salarié et pour l’entreprise. C’est ce qu’on appelle le « coin social ». L’effet énergétique
est tout aussi certain que l’effet arithmétique. Aujourd’hui ceux qui font des
heures supplémentaires, ceux qui améliorent leur qualification, ceux qui développent
leurs entreprises prennent conscience qu’ils travaillent en grande partie pour
l’État. La progressivité de
l’impôt est considérable : malheur à ceux qui gagnent davantage ! Toute
tentative pour réduire la ponction sur les revenus supplémentaires est immédiatement
qualifiée de « cadeau fait aux riches ». Le très modeste « bouquet
fiscal » a été reçu comme une injustice sociale majeure. En conséquence,
les Français dynamiques et talentueux ne sont pas réellement motivés à faire plus
d’efforts, à améliorer leur savoir et à exploiter leurs talents – ou ils vont
les exercer ailleurs. Par contraste, si réellement travailler plus rapportait
plus l’économie française en bénéficierait dans son ensemble, les affaires reprendraient
et le chômage diminuerait : il y aurait un pouvoir d’achat nouveau pour la
communauté nationale. Je rappelle
enfin que si le pouvoir d’achat diminue avec la confiscation des revenus, il diminue
aussi avec la hausse des prix. J’ai été frappé d’une présentation télévisée où
on soulignait la hausse vertigineuse de certains prix : le tabac, le carburant,
les transports publics, les produits alimentaires de base, etc. Comme par hasard,
ces produits sont davantage taxés en France qu’à l’étranger ou leurs prix sont
fixés directement ou indirectement par l’État ! Si l’État n’était pas un
tel gouffre financier il pourrait modérer ses appétits fiscaux. Mais nous préférons
avoir plus de fonctionnaires, plus de subventions pour les clients de l’État et
les étudiants contestataires. Plus d’argent à l’UNEF, à la SNCF et à l’EDF, c’est
moins de pouvoir d’achat pour les Français. Exigeons du Comité d’entreprise d’EDF
de se financer avec l’argent de ses syndiqués, et notre facture d’électricité
sera allégée de 1%. Le discours
politique nous égare en incriminant les employeurs, les commerçants, les financiers,
ou la mondialisation ou l’euro. Ce qui est réellement en cause aujourd’hui c’est
la masse des prélèvements, gaspillages et privilèges accumulée par l’État français
depuis des lustres. Il est vain de chercher ailleurs une solution pour accroître
artificiellement le pouvoir d’achat des Français. De façon tout à fait naturelle,
dans une économie dynamique, avec des gens motivés, travailleurs et entreprenants,
le pouvoir d’achat augmente et les gens vivent en paix. Encore faut-il que les
lois naturelles de l’économie soient respectées, et que cessent les artifices
étatiques. Jacques Garello
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