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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 16 Janvier 2012 01:00
Dialogue social l www.libres.org

- Le Président Sarkozy : chers amis leaders syndicaux, voici l’objet de notre rencontre. Je crois qu’il est temps de donner au syndicalisme français la place qu’il devrait avoir dans notre vie politique, comme dans toute démocratie.

- Bernard Thibault : Bien vu : les syndicats n’ont pas assez de pouvoir, et les droits syndicaux ne sont pas respectés.

- François Chérèque : De plus, l’honneur des syndicats est baffoué, comme dans le scandaleux rapport Perruchot, ou dans les propos tenus sur les leaders CFDT de Seafrance.

- Nicolas Sarkozy : reconnaissez que je me suis arrangé pour enterrer le rapport Perruchot. Mais je veux précisément qu’hommage et honneur soient rendus au syndicalisme français, et pour cela je vous propose trois mesures. La première serait de restaurer votre représentativité et, pour cela, d’abroger la règle qui veut que soient seuls habilités à la représentativité nationale les syndicats ayant participé à la Résistance. Cela aurait d’ailleurs l’avantage de ne plus se référer aux drames de la deuxième guerre mondiale et de faire plaisir à Angela. Donc porte ouverte à de nouveaux syndicats.

- Jean Claude Mailly Il n’en est pas question pour la fonction publique, elle a sa spécificité.

- Nicolas Sarkozy J’en viens précisément à la fonction publique. Le syndicalisme devrait y avoir sa place, mais le droit de grève devrait y être interdit. De façon plus générale les syndicats auraient plus de prestige s’ils étaient tenus pour responsables des dommages causés par les grèves, et notamment des atteintes à la liberté du travail.

- Bernard Thibault Mais la grève est le seul moyen pour les salariés d’exprimer leur révolte contre l’exploitation dont ils sont les victimes, notamment à la SNCF.

- Nicolas Sarkozy Les cheminots, pas plus que les instituteurs, ne peuvent prendre en otages les travailleurs et les familles. Si les grévistes veulent être payés pendant leurs jours de grèves qu’ils demandent aux syndicats, comme en Angleterre ou en Suède, de les payer.

- François Chérèque Pour cela il faudrait que les syndicats aient des moyens financiers.

- Nicolas Sarkozy Exactement. Et pour vous permettre de mobiliser plus de salariés, je pense que votre financement devrait venir uniquement des cotisations de vos adhérents : vous devriez alors attirer et fidéliser une clientèle, alors qu’aujourd’hui vous vivez des subventions publiques à 90%. Je propose de supprimer ces subventions. Ce sera autant de gagné pour les finances publiques.

- Laurence Parisot Ces mesures ont leur logique, mais ne croyez vous pas que le dialogue social exige plus de souplesse ?  

Me voici enfin réveillé par cette dernière remarque. C’est dans un sommeil profond, loin des réalités, que j’avais imaginé ce dialogue, bien trop social.

La réalité, c’est ce grand sommet social qui va se tenir le 18, mercredi de la semaine prochaine. Programmé pour décembre, il a été reporté, sans doute pour que les syndicats puissent donner leur avis sur les projets de l’Elysée. Et certainement pas pour changer quoi que ce soit au « dialogue social ». Comme pour tous les sommets de toutes sortes, celui-ci ne débouchera évidemment sur rien de concret. Mais c’est le fait que le pouvoir politique se mette en peine de consulter les syndicats avant tout vote du Parlement qui est dramatiquement révélateur. Le pouvoir des syndicats et de la rue est bien supérieur à celui des élus, et le règne du droit s’arrête à la porte des leaders syndicaux.  

Je crois bon de citer Philippe Nemo (dans son récent ouvrage La France aveuglée par le socialisme)  « Au fil des ans, et de façon accélérée à partir de 1981, on a fini par trouver normal que toute décision politique d'importance soit prise en concertation avec les "partenaires sociaux" ou les "associations" et en accord avec eux. Les politiciens de droite eux-mêmes (...) ont fini par juger non seulement fréquentables, mais incontournables ces syndicats et groupes qui les tiennent en otage […] Les vrais dépositaires du pouvoir souverain sont donc en France, désormais, l'Elysée et les "partenaires sociaux", représentant respectivement 12,5% des électeurs et 5 à 10% des salariés ».

Pris entre le marteau syndical et l’enclume élyséenne, le Medef aujourd’hui, comme le CNPF jadis, est condamné au dialogue et, à la différence de tous les patronats voisins, ne peut par conséquent participer activement à la croisade contre l’économie dirigée et pour la libre entreprise et le libre échange.

Le dialogue social est donc le cadre naturel de l’oligarchie qui gouverne la France et ruine les Français. Je me prends ainsi à rêver d’un univers de relations personnelles, contractuelles et responsables, loin des négociations collectives et de la lutte des classes.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1361 du 25 avril 2018

Editorial : La sueur des autres
Actualité
:
La vraie nature de l’impérialisme américain - Jeunesse et éloquence : Macron a séduit les Américains - Gentils étudiants et méchants CRS
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Pierre Bentata, Les désillusions de la liberté


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