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L'AVENIR DE L'EURO SE JOUE A BERLIN PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 13 Décembre 2010 08:45
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L’avenir de l’euro ne s’est pas joué à Dublin, même si les Etats européens adhérents à la monnaie unique ont arrêté mardi les modalités de l’aide apportée aux Irlandais. En fait, Dublin n’aura été qu’une étape dans un processus de désagrégation de l’Union monétaire. D’autres sont à prévoir, parce que l’accumulation d’une dette publique insoutenable, effet et cause des déficits budgétaires, a mis une bonne moitié de l’Euroland dans l’obligation de trouver des fonds à des taux supportables.  

La première idée avait été d’emprunter auprès de la Banque Centrale Européenne à un taux avantageux, au lieu de s’adresser au marché financier international, qui n’est pas tendre pour les mendiants ; par exemple l’Agence du Trésor Français est déjà priée de verser plus de 3% pour les emprunts qu’elle émet chaque jour. Mais la Banque Centrale n’a ni le droit ni les moyens financiers de porter secours aux Etats en détresse. Le droit, on s’en accommode, et Jean Claude Trichet a été pressé de violer les statuts de la BCE en sacrifiant la stabilité monétaire sur l’autel de la solidarité européenne. Les moyens sont peu de choses, sauf à procéder à une inondation monétaire européenne qui balaierait l’euro de la scène monétaire mondiale. Quant au petit trésor de réserve constitué par le Fonds Européen de Stabilité Financière, voici ses 450 milliards déjà bien entamés après le sauvetage de l’Irlande, dont la dette est pourtant peu de chose par rapport à celle d’autres grands pays. 

Car le problème est bien celui des autres « grands pays ».

Je participais le week-end dernier à une réunion d’économistes et de financiers européens sur le sujet de l’avenir de l’euro, et j’en suis revenu presque certain d’une chose : c’est Berlin qui tient l’avenir de l’euro dans ses mains.

 La plupart des commentateurs croient que Berlin, en la personne de Madame Angela Merkel, fait tout pour sauver l’euro. Il est vrai que, politiquement, la Chancelière sait que l’effondrement de l’euro sur le marché des changes signifierait aussi l’enterrement de l’Europe politique, dont elle demeure une fervente partisane. Elle a donc jusqu’à présent suivi ses partenaires, et notamment Nicolas Sarkozy, sur le thème de la solidarité entre Européens. Mais, même sur ce terrain, elle a marqué sa différence, au point d’être accusée de mener une « politique d’austérité » de nature à compromettre ou retarder la reprise économique de l’Union.  L’Allemagne était déjà allée moins loin que les autres dans la voie du « stimulus », et elle a restauré ses finances publiques un peu plus rapidement que la France. Elle est aujourd’hui rejointe par l’Angleterre qui met les bouchées doubles pour réformer profondément les mœurs sociales et financières du pays. 

De nombreux observateurs pensent au contraire que, n’en déplaise à Angela Merkel, ou avec son approbation, Berlin fait tout pour sortir de l’euro.

Avec l’Autriche, les Pays Scandinaves et la Hollande, l’Allemagne est le seul pays en mesure de payer ses dettes. N’a-t-elle pas intérêt à le faire, au lieu de s’épuiser à payer les dettes des autres ? Un deutsche mark sorti de l’euro laisserait la France, l’Espagne, l’Italie et les autres en devoir de se débrouiller avec leur dette, et de s’empêtrer dans des réformes de structure qui ne se font jamais. Les Allemands ne veulent pas être entraînés dans la chute des autres. A leurs yeux, l’Europe a été pendant trop longtemps un espace de redistribution, favorable aux gouvernements les plus irresponsables, dont ceux de la Grèce ont été exemplaires. Ils veulent en venir peut-être à une Europe de la responsabilité. Cela ferait plutôt du bien à tout le monde.

Je vous ai entretenu souvent de ces problèmes monétaires et politiques de l’Euroland, et de nombreux articles de la Nouvelle Lettre ont été consacrés à ce sujet. Mais je peux vous assurer maintenant que l’affaire a mûri, et que l’an prochain pourrait être celui de la disparition de l’Allemagne du paysage de l’Euroland.  

Je comprends bien la logique de Berlin. Mais quelle logique avons-nous à lui opposer ?

La flamme européenne est bien vacillante en France. Le nationalisme économique a fait une telle poussée que les relations avec Bruxelles se dégradent sans cesse. Notre gouvernement prend de l’Europe ce qui l’intéresse et ignore tout le reste. Ce mépris pour la démocratie européenne nous disqualifie pour plaider la solidarité en Europe. Je pense à la formule de Bastiat : « La fraternité ? Les avantages pour moi, et les charges pour les autres ». Ce qui est dans la logique française, c’est d’entraîner la Banque Centrale dans le refinancement des dettes souveraines, en clair c’est de proposer l’inflation comme moyen d’éteindre une grande partie de la dette. 

C’est précisément ce dont Berlin ne voudra jamais. L’inflation, à juste titre, est une hantise pour les Allemands car, comme le rappelle Jean Yves Naudet, c’est toute l’histoire du IIIème Reich qui remonte à la surface. Ludwig Erhard a reconstruit l’économie allemande sur le socle de la stabilité monétaire. Les Allemands n’ont accepté Maastricht et l’Union monétaire qu’assortis de la rigueur monétaire et budgétaire, solennellement formulée dans le pacte de stabilisation et reprise dans le traité de Lisbonne. L’euro instrument de relance, l’euro déprécié pour éponger les dettes : ils n’en veulent pas. 

Dans ces conditions, si aucune inflexion sensible ne se perçoit dans le comportement concret des gouvernements malades de la dette, y compris le gouvernement français, je suis persuadé que l’Allemagne quittera l’euro et reviendra au Deutschemark, qui sera la seule monnaie forte en Allemagne – car la monnaie forte n’effraie pas les Allemands, ils la préfèrent au contraire. 

Cette éventualité peut-elle susciter une réaction salutaire notamment en France, en Espagne et en Italie ? La porte de la liberté et de la responsabilité est pour l’instant condamnée. Va-t-elle s’entre bailler ?

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


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