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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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G 20 : LA CROISIÈRE S’AMUSE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Novembre 2010 01:00
 Titanic l www.libres.org

Ils sont venus, ils sont tous là. Après Washington, après Londres, après Pittsburg, ils se sont retrouvés à Séoul. La croisière autour du monde fait une nouvelle escale.

Le capitaine Sarkozy les accueille à bord du paquebot « World Summit », l’équipage a préparé l’accueil et les festivités. Obama et Hu Jintao ont des cabines de luxe sur le pont supérieur, les Européens ont réservé des premières classes, au grand mécontentement des émergents  qui sont relégués dans les ponts inférieurs.

Mais cette mise en scène masque difficilement la réalité : la croisière s’amuse, car il n’y a rien de très sérieux sur ce paquebot.

Amusement que d’espérer un accord entre pays qui ont des intérêts à l’opposé et qui ne sont pas disposés à les oublier. D’un côté la Chine et les Etats-Unis complices d’une manipulation de leur monnaie nationale : le yuan volontairement sous-évalué, le dollar volontairement déprécié par la mise en route de la planche à billets verts remise en marche par Ben Bernanke. D’un autre côté, les Européens qui dénoncent ces « dévaluations compétitives » pour masquer leur propre manque de compétitivité. Et encore les pays émergents qui ne veulent pas payer une facture de matières premières stipulée en dollar.

Amusement que de ne tenir aucun compte de la crise des finances publiques dans les pays occidentaux, Etats-Unis et Europe principalement, avec une dette colossale à gérer. Pendant le même temps les pays émergents ont des fonds d’investissements considérables, fonds souverains qui leur permettent de choisir ce qui leur plaît dans les pays endettés. Qui va prêter à qui, et à quel taux ? Les pays endettés peuvent-ils à la fois chercher à emprunter (curieuse façon de gérer une dette) et dénoncer l’envahissement financier ?

Amusement que de vouloir mettre en place un nouveau Bretton Woods et en finir avec la guerre des monnaies, alors qu’aucun système monétaire fondé sur des parités fixes n’a jamais pu fonctionner, et que toute promesse de respecter une parité officille fond comme neige au soleil dès qu’un Etat n’arrive plus à maîtriser sa monnaie, ou ne le veut plus.

Amusement que de vouloir instaurer un ordre financier mondial, voire une gouvernance économique planétaire, alors que le libre-échange des produits et la libre circulation des capitaux sont aujourd’hui irréversibles, et que le marché s’est déjà imposé comme le seul procédé de coordination de l’activité économique entre producteurs et consommateurs du monde entier.

Amusement que de croire en l’Etat, aux Etats, alors qu’ils n’offrent aucune solution, puisque ce sont eux qui créent les problèmes. 

Tout cela n’est pas sérieux, c’est une parade, une démonstration de prestige, une mise en scène pour faire croire d’abord que le marché mondial est en crise, ensuite que l’intervention des hommes politiques est indispensable.

Les politiques monétaires et les règles financières édictées par les Etats et les organisations internationales comme la Banque des Règlements Internationaux ont été à l’origine de la crise. Les Etats se sont empressés de se rassembler au sein du G20 pour prétendre gérer une crise qu’ils avaient provoquée. Le résultat de cette gestion, c’est une poussée mondiale du chômage dans tous les pays qui ont voulu relancer et stimuler, et une faillite des finances publiques. 

Aujourd’hui, pour être sérieux, il faudrait à coup sûr :

-         accepter la concurrence mondiale et en finir avec le protectionnisme, monétaire ou autre

-         chercher les recettes de la compétitivité dans la libération des marchés du travail et du capital, entravés par des réglementations qui tuent l’adaptation et l’innovation

-         diminuer les interventions de l’Etat pour limiter les dépenses publiques, et privatiser tout ce qui peut être réglé par la procédure marchande,

-         empêcher la guerre des monnaies par la privatisation et la dénationalisation de la production monétaire

Ce programme n’a rien d’idéologique, il est un simple retour aux lois éternelles et intemporelles de l’économie. Certaines de ses pièces ont déjà été mises en place par quelques gouvernants, plus avisés et plus instruits que d’autres. L’Allemagne a su garder sa compétitivité et son rang de deuxième exportateur mondial, elle a tenu le chômage dans une limite étroite, parce qu’elle a échappé aux sirènes de la relance et que ses entreprises ont pu garder leur flexibilité  L’Angleterre fait des coupes budgétaires drastiques et privatise à tout crin. Les financiers du monde entier organisent des réseaux de paiement et de crédit qui échappent au contrôle des banques centrales, et prennent les réglementations de la BRI (Bâle III) pour une peste dont il faut se prémunir. Fort heureusement, il y a dans le monde entier des millions de personnes qui travaillent, épargnent, entreprennent, et apprécient le bienfait de la mondialisation, source de développement et de promotion sociale. Des hommes en quête de progrès : voilà ce qui est sérieux.

Par contraste, le G 20 est un casino flottant. C’est le Titanic de l’économie mondiale. Tous aux chaloupes !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
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Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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