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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Novembre 2010 01:00
 âne-démocrate l www.libres.org

Sans consulter la boule de cristal j’annonçais dans ma Lettre de rentrée fin août que l’un des changements majeurs que nous allions vivre dans les mois à venir serait la chute d’Obama. Nous y sommes, et la défaite a une ampleur inattendue.

Inattendue bien évidemment par l’intelligentsia française, atterrée par le « revirement » de l’électorat américain. Certains comme Bernard Henri Lévy n’hésitent pas à voir dans cette revanche de « l’extrême droite » une résurgence du racisme, du fanatisme, voire de l’esclavagisme caractéristiques de ce peuple, le même que l’on admirait naguère pour s’être donné un Président noir.  

On dit qu’Obama aurait pu faire de grandes choses s’il n’avait dû assumer une crise financière sans précédent. Le « Yes we can », qui manquait d’ailleurs de précision, s’est mué en « No, we cannot ». Mais l’impuissance du Président et de son administration a surtout tenu à l’inexpérience, à l’« empirisme », sinon à l’idéologie, que masquait difficilement une arrogante prétention. Martin Luther King avait un rêve, Barak Obama vendait du rêve. A quel prix ?

S’agit-il du bilan économique et de la façon dont la crise a été gérée par Washington ? Le « stimulus » a coûté 700 milliards de dollars ; mais il n’y a pas eu de relance, et le chômage durable est aujourd’hui le plus élevé que les Etats-Unis aient jamais connu depuis des décennies, et il est loin de diminuer. Parallèlement les finances publiques ont été totalement bouleversées, avec un déficit égal à la moitié du budget. Le Trésor américain ne s’en sort qu’avec des crédits accordés par la Fed, de sorte que le dollar est une monnaie en passe de s’effondrer.  

Le bilan social est aussi décevant. La grande affaire du mandat Obama devait être la « réforme de la sécurité sociale », dit-on chez nous. Mais d’une part, il ne s’agit que d’une réforme de l’assurance maladie ; le système des retraites (« Social Security » pour les Américains) n’a pas été concerné ; il est couvert par des mécanismes classiques de capitalisation. D’autre part, il est déraisonnable d’imaginer que les Américains ont désormais une bureaucratie monopolistique et centralisée semblable à notre chère Sécu. Il n’en est rien, et le texte proposé par l’administration Obama, accepté avec grande réticence par une majorité parlementaire pourtant démocrate, en dépit de ses 2.700 pages, ne résout rien, et ne constitue en rien un « progrès social ».  

Reste enfin le bilan diplomatique. Obama apparaissait comme celui qui pouvait changer les relations avec le monde arabe et ramener la paix au Moyen Orient. Il devait fermer Guantanamo, il ne l’a pas fait, au grand dam des gauchistes « libéraux » américains. Il devait sortir les Etats-Unis des guêpiers irakien et afghan, il a été amené à renforcer le contingent US en Afghanistan. Il devait faciliter les pourparlers de paix entre Israël et les Palestiniens, il n’a rien pu faire. Il n’a pas su tenir tête au fanatisme agressif d’Ahmadinejab.  

Ainsi Obama a-t-il été critiqué et rejeté aussi bien par ceux qui pensent qu’il en a trop fait que par ceux qui croient qu’il n’en a pas fait assez ; aussi bien par la gauche socialiste, écologiste que par la droite conservatrice. Les déceptions ont été évidemment plus fortes du côté de ceux qui croyaient en lui, comme les électeurs démocrates de Chicago. En face les « tea parties » ont mobilisé ceux qui voyaient avec inquiétude voler en éclat les principes moraux inscrits dans la Constitution et dans l’histoire des Etats-Unis. Le camp des démocrates est en déroute, reste maintenant au camp des Républicains à s’organiser pour qu’Obama n’ait pas un second mandat en 2012.  

Que signifie pour le reste du monde, pour l’Europe et pour la France, la déchéance d’Obama ?

La « diplomatie unilatérale » a vécu, mais peut-être depuis plusieurs mois : les Etats-Unis n’ont plus les moyens ni les sympathies qui leur permettraient de guider le monde. Les pays émergents veulent leur place dans le concert mondial. L’Europe, visiblement, n’a ni la vigueur ni la vision qui lui permettrait de s’imposer. Et le Moyen Orient est toujours une poudrière qui nourrit le fanatisme et le terrorisme.

Une fois de plus, la seule force qui puisse agir dans le sens de la paix est aujourd’hui la solidarité économique créée par la mondialisation. Encore faut-il que les Etats reviennent à ce qui a créé la prospérité et la compréhension entre les peuples depuis vingt ans : le libre échange et la libre entreprise. La crise n’a pas réellement détruit le marché, et c’est heureux. Mais elle a mesuré les échecs des Etats.  

Dernière leçon qui nous vient d’Outre Atlantique, et que l’on ferait bien de méditer en France : une vraie démocratie ne s’accommode pas d’un pouvoir personnel et personnalisé. On dit que les Etats-Unis ont un régime présidentiel. Mais ils ont aussi un contre-pouvoir parlementaire dont on voit aujourd’hui (comme souvent dans le passé) l’efficacité. Et ils ont un état de droit qui évite de confondre République et Monarchie.

 

Nouvelle Lettre de la semaine

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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