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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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BIENTÔT LA REFORME DES RETRAITES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Mardi, 02 Novembre 2010 01:00
 Retraites l www.libres.org

Les manifestants – ceux du moins qui étaient sincères – avaient raison sur un point : la réforme proposée n’a rien résolu. Pas plus que celles de 2003 et de 1993, pourtant saluées à leur époque comme définitivement salvatrices.

J’ai expliqué jusqu’à vous lasser que les réformes qui se contentaient de bricoler le système par répartition sans le remettre en cause n’auraient jamais le moindre effet durable, puisque c’est le système lui-même qu’il faut changer. Quand on sera parvenu, en France ou ailleurs, à la retraite à 90 ans on aura peut-être résolu le problème, mais je commence maintenant à en douter, puisqu’on nous annonce 200.000 centenaires en 2050 !

Après quelques mois d’un joyeux tumulte, les parties en présence finissent par reconnaître qu’il faudra bien vite remettre l’ouvrage sur le métier. C’est ce qui permet au gouvernement d’éviter d’humilier les syndicats : vous serez à nos côtés pour la prochaine étape. C’est ce qui permet aux syndicats de démontrer que leur stratégie était la bonne, puisqu’on va sans doute ajouter à la loi votée cette semaine, et peut-être même l’infléchir.

Ainsi, au cours des prochains mois, sinon des prochaines semaines, devrait-on entrer dans une nouvelle phase de la réforme des retraites. La loi n’aura pas été un aboutissement, mais un commencement. Cela valait-il tant de violences et de gâchis ?

Cette nouvelle phase sera-t-elle enfin constructive ? Si l’on en croit la doctrine officielle de la gauche, de la CGT et de FO, il faut revoir totalement le mécanisme de financement de la réforme, et en particulier faire payer aux riches contribuables le déficit annoncé. Je ne vois rien de réaliste ni de juste dans cette pétition, et je ne pense même pas que la gauche au pouvoir en 2012 retiendrait cette plaisanterie.

La nouveauté est à chercher alors peut-être du côté du travail des juniors et des seniors, comme on l’entend dire de toutes parts. Il est vrai que moins de jeunes chômeurs signifierait aussi un gonflement de la population active cotisante, et que plus de seniors au travail augmenteraient les cotisations et diminueraient les pensions. Je ne crois pas qu’il soit difficile de résoudre ces problèmes. Du côté des jeunes, il suffit de donner au marché du travail toute sa fluidité, avec liberté d’embauche et de licenciement, suppression du SMIC et des indemnités généreusement allouées à ceux qui sont demandeurs pour des emplois qu’ils ne recherchent même pas. On devrait se demander pourquoi les Allemands n’ont que 14% de jeunes au chômage alors que nous en avons 27%. Du côté des seniors, il faut leur rendre la liberté de prendre leur retraite à l’âge qu’ils souhaitent, et inversement les laisser libres d’être actifs aussi longtemps qu’ils le désirent. Bien évidemment cette liberté rendue aux juniors et seniors serait d’autant plus efficace et rassurante pour l’avenir que les uns et les autres auraient été largement autorisés à capitaliser, au lieu de gaspiller leur argent dans les caisses sans fond de la répartition. Ce n’est pas hélas le chemin que prennent les syndicats, car ils en sont restés au dogme du partage du travail, dont Jean Yves Naudet rappelle dans cette Lettre toute l’insanité.

En fait, la seule nouveauté dans le débat serait l’irruption de la capitalisation - le mot tabou. François Chérèque, en écho de ce qu’avait déjà dit Laurence Parisot, y fait des allusions de plus en plus fréquentes et appuyées. Bernard Thibault et la gauche y demeurent totalement hostiles. Il est encourageant de voir que la belle unité intersyndicale n’a pas résisté aux ambiguïtés des manifestations ni à la violence des radicalisations. Mais, de toutes façons, il faut que le gouvernement et les élus eux aussi soient persuadés de la nécessité de mettre enfin la capitalisation, et la transition d’un système à l’autre, sur la table de discussion. Les travaux en Commissions dans les deux assemblées ont donné aux parlementaires l’occasion d’entendre plusieurs professionnels et experts expliquer les perspectives offertes par la transition. Certains amendements en ont même tenu compte, avant d’être retirés sur ordre de l’exécutif. Hélas, l’article 1er de la loi a rappelé solennellement le choix en faveur du système de répartition.

Mais supposons qu’il y ait quelque volonté de laisser la propagande au vestiaire, et de réfléchir enfin à une vraie réforme, le consensus pourrait être assez large, comme cela s’est passé dans beaucoup de pays étrangers où l’on a eu la lucidité et la sagesse de comprendre que la réforme des retraites ne pouvait se prêter à un jeu politicien, concernait tous les citoyens, et engageait l’avenir d’une nation entière. Les Français ont refait leur unité nationale autour des stations service. Pourquoi pas, et bientôt, autour d’une vraie réforme des retraites ?

 

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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

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