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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Les principaux éléments de l’économie marxiste se trouvent chez John Stuart Mill, qui a ajouté aux erreurs de Ricardo et Malthus dont il prend la suite.

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VICTOIRE DES SYNDICATS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 13 Septembre 2010 01:00
 Retraites l www.libres.org

Ils ont crié victoire, ils ont raison. Mais c’est une victoire à la Pyrrhus. 

Ils ont raison : la manifestation du 7 septembre a été un succès. Peu importe le nombre : on n’en est pas à un million près. La couverture médiatique a été bonne, grâce aux chaînes de télévision et aux  radios dont le personnel n’a pas été gréviste.

Il s’agit incontestablement d’un succès politique immédiat : la rue a fait plier le gouvernement, le pouvoir syndical a imposé ses vues au pouvoir légal. Mais quelles auront été la part de vérité et celle de spectacle ? Avant la manifestation Gérard Larcher président du Sénat, l’annonçait : « La manifestation aura un sens. Ce sera un message et il faudra l’écouter ». Devant les députés, dès les premières passes d’armes, Eric Woerth avait dans sa poche tous les amendements que le gouvernement se préparait à introduire, et dès mercredi matin l’Elysée a été prompt à annoncer les retouches apportées au texte. Le Président et le gouvernement se sont faits un devoir d’aménager des niches fiscales qui permettront au plus grand nombre possible de salariés de ne pas subir l’avanie des 62 ans.

Ainsi, pour l’essentiel, moins de 48 heures plus tard, l’affaire était bouclée. Sans doute les parlementaires de la majorité et de l’opposition croiseront-ils le fer pendant quelque vingt jours, puisque plus de six cents amendements ont été déposés, mais au bout du compte le gouvernement aura tenu bon sur les « réformes d’âge » (passage de 60 à 62 ans pour l’âge de la retraite, de 65 à 67 ans pour les pleins droits, allongement de la durée de cotisation à 41, puis 41,5 années), tandis que les syndicats auront arraché, grâce à leur présence dans la rue, de substantielles « concessions »  sur la pénibilité (le taux d’incapacité requis pour échapper à la réforme abaissé de 20 à 10 %), sur les carrières longues, et sans doute en ce qui concerne les femmes. Au total, le gouvernement peut faire état de son courage, que les syndicats appellent « refus de dialogue », tandis que les syndicats peuvent rouler les mécaniques, en démontrant qu’ils ont contraint le gouvernement à revenir sur les « injustices » de la réforme. Cependant, pour faire bonne mesure et harceler le pouvoir, ils s’empressent aussi de prévoir une nouvelle manifestation, sans doute pour la fin de la semaine prochaine.

Je crois donc que nous avons assisté à un nouvel épisode des dérives de la démocratie française, devenue depuis longtemps syndicratie française.

Mais la Roche Tarpéienne est proche du Capitole et la puissance syndicale est sans doute parvenue à son apogée. 

Les syndicats viennent de remporter une victoire à la Pyrrhus.

Je ne veux pas dire par là que la réforme des retraites sera un succès : j’ai déjà expliqué qu’il s’agit d’une réformette paramétrique, et j’ai admiré avec quel art tous les protagonistes du débat s’interdisaient de prononcer le mot « capitalisation ».

Mais je veux souligner ce qu’il y a de plus important dans ce moment de gloire syndicale : pour l’essentiel les manifestants venaient du secteur public. Il est déjà surprenant de voir des gens manifester pour une réforme qui ne les concerne pas, puisque fonctionnaires et salariés des entreprises publiques (cheminots par exemple) ne sont pas concernés directement par cette réforme. Il est vrai qu’ils peuvent plus facilement abandonner leur travail et négliger la clientèle que les salariés du privé.

Mais la densité des fonctionnaires et salariés du secteur public prouvent, s’il en est besoin, qu’en France l’action syndicale ne dépasse pas les frontières des monopoles d’Etat.

Les leaders syndicaux devraient s’en inquiéter, et je voudrais leur expliquer pourquoi les choses ne vont cesser de se dégrader pour eux, et comment leur pouvoir va tôt ou tard s’effondrer.  

Nos bons leaders syndicaux devraient savoir depuis longtemps que leur efficacité est en fonction inverse du degré de la concurrence à laquelle sont soumis  les secteurs où ils opèrent. La concurrence, voilà l’ennemie des syndicalistes.

Or, ce degré de concurrence en dépit des efforts des Etats pour « réguler » le marché, va régulièrement augmenter au cours des prochaines années, voire des prochains mois. La SNCF verra son monopole du rail entamé de plus en plus par la législation européenne concernant la liberté des transports. Elle a déjà dû renoncer au monopole du fret. C’est maintenant  le monopole du transport des voyageurs qui disparaît. Et la SNCF a toutes les peines du monde à survivre dans un contexte concurrentiel. La même analyse vaut pour La Poste, pour EDF, et progressivement les « grandes entreprises nationales » vont devoir calquer leur gestion sur le mode concurrentiel, ou disparaître. Adieu les retraites à 50 ans…

Apparemment l’Etat et les collectivités territoriales ont une vocation monopolistique plus solide. Mais les finances publiques conduisent à réduire leur domaine d’intervention et à limiter leur personnel. Des missions « de service public »  vont être de plus en plus assumées par des entreprises privées. Comme on le voit dans de nombreux pays d’Europe (Suède, Pays Bas, Angleterre) l’école se privatise, voire se « marchandise ». Le SNES et la FSU vont y perdre quelques milliers d’ouailles.

De façon plus générale, l’économie mondialisée élargit la concurrence, donc diminue les chances de survie des monopoles, donc la puissance syndicale telle qu’on la subit en France : un contre-pouvoir faisant plier les entrepreneurs, une source de privilèges pour dirigeants et délégués de l’appareil syndical.

Messieurs les leaders syndicaux, dites-vous bien que vous ne pourrez compter durablement sur la complicité consciente ou inconsciente de vos « partenaires ». Les gens de l’Etat, toujours terrorisés par la rue et dépourvus de tout courage, cherchent à vous aider en élargissant le « dialogue social » au secteur concurrentiel et aux très petites entreprises qui ignorent la lutte des classes : ils n’y parviendront pas. Les organisations patronales sont mises par la loi dans l’obligation de négocier avec vous, et de perdre leur temps dans des marathons sociaux qui passent pour des « dialogues », mais les entreprises sont en train de disparaître et avec elles des milliers d’emplois qui seront supprimés ou partiront à l’étranger.

Comprenez-le : des syndicats comme vous les vôtres appartiennent  à un passé révolu.

Ce constat permet de faire oublier le terrorisme social que vous faites régner. La rue, le rail, les airs, les écoles, les hôpitaux vous appartiennent pour quelques heures par an, profitez-en tant qu’il est encore temps. Mais sachez aussi que votre hymne à la victoire n’est que le chant du cygne. A la prochaine !

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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