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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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SORTIE DE CRISE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Août 2010 01:00
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On rentre ou on sort ?

Ironie du calendrier : dans cette période de rentrée scolaire et sociale, il n’est question que de sortie. Sortie de crise économique : Madame Lagarde nous annonce que nous avons enfin une embellie sur le double front de la croissance et de l’emploi. Si c’était vrai…

Bernard Thibaut & Co (pour coco peut-être ?) est prêt à sortir dans la rue avec ses camarades syndiqués, et nous serons sans doute sortis de la crise sociale une fois que tout le monde se sera résigné à prolonger la période d’activité. Le dossier des retraites sera définitivement réglé, pour au moins six mois.

Enfin Brice Hortefeux, ministre de l’Intérieur, nous permet de sortir de la crise sécuritaire en sortant les Roms.

Vous le constatez : dans tous les domaines, « on voit le bout du tunnel » : locution de base des discours gouvernementaux, aussi conventionnelle que l’expression « on est au bord – mieux : au fond - du gouffre » qui a toujours sa place dans les discours d’opposition.

Je serais donc tenté de rompre cette belle harmonie, et de jouer les Cassandre : les déclinologues font recette en France, les marchands de peur attirent le chaland.

Je vais donc vous surprendre en soutenant qu’il y a pourtant de sérieuses raisons d’espérer en cette rentrée 2010. Car nous allons vivre sans doute quelques revirements qui, pour n’avoir pas l’importance de la chute du mur de Berlin, pourraient modifier le cours de l’histoire, sinon tout de suite, sinon dans les mois à venir.

Le premier revirement qui s’annonce se situera aux Etats-Unis. Les élections de mi-mandat vont faire exploser le monopole démocrate au Congrès : c’est déjà sûr pour le Sénat, c’est presque acquis pour la Chambre des Représentants. Obama va donc être réduit à l’inaction, et même s’il a déjà largement compromis les chances de l’Amérique par sa diplomatie, son socialisme économique, son déficit budgétaire, ses incartades constitutionnelles, il devra rendre aux citoyens des Etats Unis ce qu’ils ont en partie perdu : la fierté de leur pays, leur état de droit, leur dynamisme économique.

Le deuxième revirement est également international : c’est la fin du mythe du G20. Peu importe que Nicolas Sarkozy accède à la présidence de ce machin, peut-être même ses petits amis seront-ils heureux de lui passer le témoin d’une course perdue. On a déjà vu au cours des sommets antérieurs qu’aucun consensus ne pouvait être trouvé au sein de ce cartel des dirigeants. Il y a les éternels empêcheurs de légiférer en rond que sont les émergents, Chinois et Indiens en tête. Il y a les révolutionnaires nostalgiques de la troisième voie si chère à la diplomatie française, les Lula, Chavez, Moralès, Garcia. Au sein même de l’Europe c’est la désentente cordiale avec les Anglais, et les méandres du couple Merkel-Sarkozy. De guerre lasse, tous ces braves gens vont cesser de prendre « leur » G20 au sérieux, l’échec du sommet de Londres a déjà annoncé la décrépitude de ce pseudo-gouvernement mondial qui ne gouverne rien, ni Al-Qaida, ni Ahmadinedjad, ni Poutine, et encore moins les bourses et les entreprises engagées dans les échanges mondiaux. Il faudra donc revenir aux choses sérieuses, se demander ce qu’on fait avec l’OTAN, avec le traité de non-prolifération, avec le Hamas et les talibans.

Le troisième revirement sera européen. Faute d’avoir réussi à instaurer un gouvernement supra-national, et fort heureusement, l’Union Européenne va devoir composer avec les Etats membres. Elle devra, notamment dans le domaine économique, renoncer à l’harmonisation forcée pour admettre la concurrence institutionnelle : retour à l’Acte Unique de 2006. Le noyau dur de l’Union, constitué par l’euro, explosera lui-même si les Etats membres ne reviennent pas aux engagements du pacte d’Amsterdam. Je souhaiterais qu’il en soit ainsi mais je ne vois pas comment la France, l’Espagne et l’Italie pourraient « liquider » leur endettement et mettre fin au désordre de leurs finances publiques. Il y aura donc une « sortie de l’euro » plus ou moins discrète, avec des zones de fluctuation des positions des pays faibles sur leurs comptes à la BCE qui avaient pris jadis la forme de « serpents » dans le système monétaire européen ou avec l’Ecu.

Alors, pas de revirement français ? S’il y a un nouveau gouvernement, ce ne sera sûrement pas pour faire une nouvelle politique, mais pour faire une nouvelle communication dans la perspective des élections de 2012. De même je ne vois pas les « partenaires sociaux » devenir soudainement conscients et responsables, et je ne crois pas à la politique sécuritaire, si ce n’est pour installer davantage de radars sur les autoroutes. Alors, quel revirement ? Peut-être – mais je m’avance prudemment – celui d’une opinion publique déjà en rupture de ban avec la classe politique dans son ensemble, mais qui sera doublement exacerbée, d’abord par les polémiques et les affaires à sensation et à odeur électorale, ensuite par l’écart qui va se creuser entre la situation des Français et celle de certains peuples voisins. Nous en arriverons peut-être ainsi à une nouvelle phase : la France en quête d’une véritable alternative. Et bien entendu seuls les libéraux sont en mesure de proposer et d’organiser un changement durable. Ce sera un point de départ, mais c’est aussi une sortie de l’ombre, une lueur d’espoir au bout du fameux tunnel.

Vous trouverez peut-être un décalage entre mon optimisme béat sur ce qui se passe hors de France et mon pessimisme relatif pour les mois à venir dans notre pays. N’en soyez pas surpris. D’une part il y a l’exception française, qui veut que nous soyons toujours décalés par rapport au reste du monde. « Quand la France sera libérale, tous les pays du monde entier seront libéraux », disait Hayek. D’autre part, exception française ou pas, ce qui se passe hors de nos frontières conditionne et notre vie quotidienne, et notre perception des réalités. Même si nombre de politiciens français ont perdu la boussole, le contexte mondial nous indique le Nord. Un pas important sera fait quand la crise ne sera plus mondiale, mais simplement hexagonale.

On en sortira, n’ayez crainte.

 

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