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Le monétarisme de l’école de Chicago

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LE VOLCAN CGT EN ÉRUPTION PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 26 Avril 2010 01:00
 cgt

Le volcan CGT est en éruption, et comme on l’a fait pour le volcan islandais, je crois qu’il faut appliquer avec la plus grande rigueur le principe de précaution : empêcher la CGT de nuire, simplement en appliquant le droit commun, est une mesure urgente. 

La CGT émet des poussières dangereuses. Au lieu de bloquer les réacteurs d’avions, elles paralysent les trains. Tandis que le danger d’un nuage islandais est encore à prouver, les dommages causés par le volcan cégétiste ont pu être mesurés par ces centaines de milliers de Français, qui ont dû renoncer qui à leurs vacances, qui à leurs voyages, qui à leur activité professionnelle.

De même que le nuage islandais s’est déplacé sous l’effet des vents, l’aventure cégétiste a pris de l’ampleur du fait de la fermeture des aéroports. Privés de vols, les Français n’ont pas eu la possibilité de se reporter sur les trains. Ce scandale a même été relevé par quelques médias, bien que les caméras se soient davantage promenées dans les aéroports que sur les quais de gares.

De plus, on sait maintenant que les nano particules disséminées par la CGT sont dangereuses pour la santé intellectuelle des Français : les poumons de nos concitoyens sont encombrés de lutte des classes, de service public, de piquets de grèves et de séquestrations. La CGT illustre une excellente pédagogie de la violence, de l’arbitraire et du mensonge ; elle démontre comment une infime minorité de hors la loi peut paralyser un pays, ruiner une économie, et entretenir un feu social permanent : un vrai volcan ! 

On ne relève que très rarement les infractions pénales et les responsabilités civiles de la CGT. Le « droit de grève » à la française est une aimable plaisanterie, puisqu’un contrat continue à produire ses effets alors même que l’une des parties ne le respecte pas. Au demeurant sa procédure, pour laxiste qu’elle soit, n’est même pas respectée. Il garantit l’impunité des syndicats, la paye des grévistes. Piquets de grève et autres atteintes à la liberté du travail sont théoriquement prohibés, et peuvent être punies d’un an de prison et de 3.750 euros d’amende, mais qui oserait déloger la dizaine de gros bras qui ferment les grilles ? La séquestration est un crime pénal, puni de vingt ans de réclusion ou de cinq ans de prison si la retenue dure moins d’une semaine. Mais, pour ne pas envenimer le « climat social » les directions portent rarement plainte, et le Parquet considère qu’il n’a pas à s’en occuper. Quant aux menaces de détruire les installations, de mettre le feu ou de faire exploser l’usine, elles sont visées par l’article 122 du Code Pénal et passibles de prison et d’amendes.

Mais il est vrai que le fameux drapeau rouge revêtu du sigle CGT assure une impunité totale, et on peut le voir deux ou trois fois par jour aux actualités télévisées : preuve que la France vit bien en état de droit. Je ne peux m’empêcher de comparer le sort réservé à la CGT à celui que subissent les automobilistes, les débiteurs du fisc ou simplement les patrons de PME – exposés sans cesse aux rigueurs d’une législation aussi stupide que liberticide.

 

Deux questions se posent : pourquoi cette nouvelle éruption ? Jusqu’à quand le Français seront-ils victimes de cette pollution mortelle ?

Rarement grève aura été si peu liée au travail et à l’entreprise. Interrogés sur l’objectif de ce « mouvement social » les leaders cégétistes ont toujours mis en avant leur volonté de « voir ouvrir des négociations ». Les derniers jours, c’est la négociation sur l’ouverture des négociations qui était la revendication numéro un. Sans doute cette démarche pertinente a-t-elle été assortie des slogans habituels : défense de l’emploi et du pouvoir d’achat, qualité du service public, conditions de travail, arrêt de la concurrence sauvage, etc. Arguments qui ne trompent personne puisque tout le monde sait que les cheminots sont des privilégiés à tous points de vue, leur statut faisant injure à ces millions de salariés d’entreprises soumises à la concurrence, à ces millions de familles victimes de la crise provoquée par l’incurie des gouvernants, à ces retraités dont les pensions sont ridicules.

Cette grève est uniquement politique. D’une part la CGT veut durcir ses positions pour ne pas être dépassée sur sa gauche par Sud Rail et les « collectifs » qui ont fleuri un peu partout. D’autre part Didier Le Reste, patron de la Confédération CGT des cheminots, numéro trois du parti communiste français, aimerait passer en numéro deux et veut montrer sa pugnacité. Il n’est pas dit qu’il ne veuille pas aussi se poser en dauphin de Bernard Thibault (à qui il avait succédé en 2000 à la tête des cheminots), voire même en concurrent : les deux hommes ne s’apprécient guère et ont été souvent divisés. Enfin, et ici Bernard Thibault en est bien d’accord, la CGT veut se présenter en leader résolu des opposants à la réforme des retraites. Le programme des manifestations en mai ne sera pas triste.

Alors, jusqu’à quand ? Il paraît que nous avons un Président et certains disent même un gouvernement. L’éruption d’Islande serait due au fait que le soleil a actuellement une activité réduite. Visiblement les astres de notre politique ne sont pas très brillants non plus. Les gesticulations masquent mal la démission face à la violence et au désordre. Les manœuvres politiciennes ne remettent pas les trains sur les voies. Le programme présidentiel voulait répondre à une demande sécuritaire, l’action gouvernementale ne s’occupe que de sécurité routière, de sécurité alimentaire et de sécurité environnementale. La vraie sécurité, qui consiste d’une part à protéger les vies et les biens des personnes, d’autre part à assurer la tranquillité publique, la liberté de circuler et de travailler, n’est plus assurée depuis longtemps ; nous voici revenus à mai 68.

On nous rebat les oreilles avec le principe de précaution, qui nous a valu déjà beaucoup de stupidités, y compris dans la gestion du nuage islandais. Aujourd’hui, la précaution la plus élémentaire exige d’appliquer la loi à ceux qui se croient au-dessus des lois, et à dissoudre les associations de malfaiteurs pour neutraliser les terroristes du quotidien.

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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