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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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LES PERES NOEL PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Décembre 2009 01:00
 Pères Noël

En cette fin d’année 2009, nous voici émerveillés par les cadeaux que nous ont apportés les Pères Noël. Leur hotte a débordé de dons, d’autant plus appréciés que nous sommes en pleine période de crise et d’angoisse. 

La crise ? Le père Noël français a mis 35 milliards dans nos souliers. Jamais nous n’aurions espéré telle aubaine. Certes nous aurons le droit d’ouvrir la boîte du grand emprunt seulement dans quarante ans, puisqu’il faudra attendre que s’organisent les pôles d’excellence de l’enseignement supérieur et de la recherche et qu’arrive à maturité la nouvelle génération d’étudiants et de chercheurs capables de placer la France en tête de l’innovation et de la compétitivité mondiales. De même les petits jeux de société bâtis autour du développement durable, des nanotechnologies et du numérique ne seront appréciés que par nos petits enfants. Mais la générosité de nos gouvernants nous réchauffe le cœur et nous aura permis, au moins l’espace d’une nuit, d’oublier le chômage, les déficits, la dette, la faillite de la Sécu, la grippe H1N1, la taxe carbone, sinon les grèves du RER, les conflits sur les IUFM et sur la suppression de l’histoire. Merci, petit Papa Noël de l’Elysée, pour ces beaux cadeaux. 

L’angoisse ? Elle étreint le monde entier, car la planète est en danger. Ici ce n’est pas le seul père Noël français qui régale, mais des dizaines de pères Noël venus du monde entier pour nous sauver du réchauffement climatique et de l’apocalypse qu’il prépare. Le cadeau est royal – en témoigne l’enthousiasme du prince Charles d’Angleterre. En effet, les Etats s’engagent solennellement à limiter le réchauffement à 2 degrés : sage précaution. Voilà qui devrait théoriquement déclancher une série de mesures salvatrices. Les pays le plus zélés comme la France de Grenelle multiplieront les réglementations et aggraveront la fiscalité verte. Mais pour les autres ? On ne sait jusqu’où ira leur engagement, puisque certains irréductibles, comme les Chinois et les Indiens, n’acceptent aucune contrainte, aucune responsabilité en cas d’échec de leurs efforts. Finalement le Père Noël vert a été moins généreux que ses petits amis l’attendaient. Copenhague s’est terminé en « accord politique », prouvant que la politique est plus importante que la Planète. Le père Noël devra repasser à l’occasion d’un nouveau sommet de l’ONU, sans doute se décalera-t-on de Noël à Pâques. Par exemple la taxe Tobin n’a pas eu le succès qu’attendaient les alter-mondialistes ; elle aurait pourtant permis de frapper le capitalisme au cœur, et de financer les efforts des pays pauvres condamnés par la mondialisation à dévaster leurs forêts et à piller leurs ressources naturelles.

 Il existe, il est vrai, beaucoup de Français et de citoyens du monde entier qui croient encore au père Noël. Ils ne savent pas que ce n’est pas du tout le père Noël, mais bien les parents, qui mettent les jouets devant la cheminée dès que les têtes blondes sont endormies. Ce n’est pas l’Etat qui a acheté les cadeaux, c’est bien notre propre argent qui a permis de créer la douce illusion d’un bienfait infini et durable. L’Etat n’a pas d’autre argent que celui qu’il prend dans nos poches. Il nous promet ensuite de l’utiliser au mieux de nos intérêts, car lui sait mieux que nous où doit aller l’argent que nous gaspillerions en surconsommant. Lui seul explore le futur, lui seul nous protège. Et pour mieux nous en persuader, lui seul a les moyens d’une propagande assourdissante qui nous répète à longueur de journées et d’émissions que la crise est sans précédent, tout comme le réchauffement climatique supputé. L’Etat se fait marchand de peur pour mieux nous rassurer ensuite, pour légitimer à nos propres yeux les atteintes qu’il porte à notre propriété et à notre liberté.  

Ne pas croire au Père Noël ne signifie pas perdre tout espoir.

D’abord, les peurs véritables sont celles que devrait nous inspirer l’Etat, car la crise n’aurait pas existé sans le dirigisme et l’interventionnisme des gouvernants, et l’environnement serait mieux sauvegardé si on s’en remettait à l’initiative et à la propriété privées.

Ensuite, on peut compter sur l’intelligence et la créativité des hommes pour vaincre les difficultés du moment ; les échecs ont des vertus salutaires pourvu qu’on comprenne ses erreurs et qu’on en tire les conséquences. Hélas, assez périodiquement certains hommes sont frappés d’une amnésie fatale : « Les Français ont la mémoire courte », a-t-on dit. Pourquoi cette nostalgie du plan, des rationnements, du collectivisme ? Pourquoi l’esprit de Munich, le renoncement face à la dictature et la barbarie ?

Le rôle des intellectuels n’est pas de bâtir des utopies, mais de rappeler les réalités, de dire la vérité. La semaine dernière, à l’occasion de la remise en mémoire d’Albert Camus, Le Figaro posait la question : « où sont les intellectuels » ? Mais le quotidien mariait la nostalgie de Bernanos et Camus à celle de Sartre et Foucault. Il ne prêtait pas attention au fait qu’un intellectuel égaré égare l’opinion, et que depuis la Seconde Guerre les intellectuels sont davantage tournés vers l’utopie que vers la réalité. Hayek a expliqué pourquoi les intellectuels sont portés vers le socialisme : il est plus facile de faire rêver à la société sans classe et au grand soir que de prêcher la morale et la responsabilité, il est plus facile de parler des droits que des devoirs.

Il ne fait aucun doute que le conditionnement des esprits conduit au pessimisme, puis au nihilisme, jusqu’à présenter l’être humain comme un « loup pour l’homme » (version hobbésienne et marxiste), ou comme un prédateur détruisant la nature (version écologiste). En sens inverse, retrouver ce qui fait la nature spécifique de l’homme, le rétablir dans sa liberté et sa dignité : voilà de quoi nourrir l’espérance.  

Toutefois, plutôt que dans les messages intellectuels, je mets personnellement ma raison d’espérer dans cette fête de Noël, dans le message qu’elle propose aux hommes de bonne volonté. Noël est le symbole d’une promesse, celle de la réconciliation et de la paix – réconciliation de l’homme avec Dieu, diront les chrétiens, paix des hommes entre eux diront les autres. Noël est garant de la seule sauvegarde qui importe, du seul trésor de l’humanité : celui de l’amour infini et de la charité. Noël annonce la victoire de l’innocence sur la barbarie.

Les pères Noël sont des masques, Noël est la vérité.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
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Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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