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LE CHANT DES SIRENES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 07 Décembre 2009 01:00
 Le monde au secours du climat

Copenhague est célèbre par la statue de la petite sirène, impudiquement installée sur son rocher au milieu du port. Est-ce pour cette raison que les grands de ce monde ont fait choix de la ville pour sauver la planète ? Ils ont peut-être pris leur décision trop à la hâte : la sirène est menteuse, la sirène est tueuse.

La sirène est menteuse. Est-elle femme ? Est-elle poisson ? La sirène symbolise le mensonge, et ce sommet semble en effet organisé sous le signe du mensonge.

Car rien n’est plus mensonger que cette affaire de réchauffement climatique et d’épuisement des ressources naturelles. Depuis plusieurs années on cherche à faire croire au grand public que la planète est menacée par les grands consommateurs de pétrole, pollueurs et émetteurs de CO2.

Or, non seulement il n’y a aucune certitude scientifique sur ces points, mais on fait croire qu’il y a un consensus au sein de la communauté mondiale des savants. Pire encore : ceux qui ne partagent pas l’opinion du GIECC (Groupe Intergouvernemental d’Etude du Changement Climatique) sont dénoncés comme charlatans, ennemis de la science, fossoyeurs de la planète.

Je rappelle ce que j’ai affirmé sans relâche, comme tant d’autres, depuis des mois :

1° Le réchauffement n’est pas évident ; il n’est ni global, ni important, ni nouveau, ni lié à la production de C02. Aujourd’hui on commence à annoncer une longue période de refroidissement, ce qui a fait dire à Madame Jouanno : «A court terme, la planète se refroidit peut-être, mais il faut voir plus loin : dans 50 ans elle pourrait se réchauffer ». Sage application du principe de précaution : il vaut mieux se prémunir du chaud tant qu’il fait encore un peu froid.

2° Si réchauffement il y a ou il y avait, il n’est ni ne serait « anthrogène », c'est-à-dire dû à l’activité de l’homme, mais bien « héliogène » : dû aux facéties du soleil. Les changements climatiques, courts ou longs, sont aussi vieux que le monde, très antérieurs à l’automobile et à la « société de consommation ».

Ces propositions simples ont été ridiculisées, et passent pour simplistes. Elles ont pourtant été avalisées par un nombre de climatologues, physiciens, géologues, très supérieur à celui des « réchauffistes », qui sont bien plus à l’aise dans la propagande et l’intoxication que dans la recherche scientifique. On a découvert que tous les mails qui apeurent les gens à partir de rapports dits scientifiques provenaient en fait des mêmes rares sources, dont celle du professeur Mann, l’inventeur du pseudo consensus.

Depuis quelques semaines, on parle ouvertement d’un « Climatgate », un scandale de même nature que celui du « Watergate » à base de falsification de documents, de disparition d’articles, de pression sur les journalistes. Le scandale le plus détonnant est celui relevé à l’encontre du professeur Jones, de l’Unité de Recherche sur le Climat (CRU) de l’Université d’East Anglia au Royaume Uni. Ayant apporté la preuve « irréfutable » du réchauffement depuis 150 ans, le bon professeur avait été prié de donner les relevés statistiques sur lesquels il s’était appuyé. Hélas : ces documents ont été « écrasés » par l’ordinateur de son équipe, et il n’a plus les chiffres d’origine, il peut cependant donner les chiffres « avalisés » qu’il a vérifiés avec tant de soin.

Ainsi donc, le mensonge le plus criant est celui qui prétend mettre quelque certitude scientifique dans la thèse du réchauffement climatique.

Quant à l’épuisement des énergies fossiles, c’est une réédition de la farce que le club de Rome nous avait servie en 1972. A en croire les auteurs de « Halte à la Croissance » les réserves de pétrole devaient être épuisées avant la fin du XX° siècle. Non seulement cela ne s’est pas produit et de nouveaux gisements ont été découverts et exploités, mais tous les ingénieurs du secteur pétrolier savent qu’il est impossible d’estimer les réserves à long terme, et qu’il n’y a aucun risque de pénurie à court terme.

Mais la sirène n’est pas seulement menteuse, elle est tueuse. Tueuse de croissance, mais surtout tueuse de libertés. Le tintamarre assourdissant autour des périls qui menacent la planète a pour première raison d’être de détruire le capitalisme et le libre échange, pour mettre en place des organisations mondiales planificatrices. C’est un nouvel assaut contre le marché, que l’on dit en échec complet à cause de la crise financière – alors que le marché n’y est pour rien. On va voir les « pauvres » du Sud, dont les dirigeants ne manquent ni d’imagination ni d’argent présenter leur cahier de doléances à ces « riches » du Nord, exploiteurs, cupides, et qui seront invités à faire repentance. Il est à remarquer que le président Singh, au nom de l’Inde, ne veut entendre parler d’aucune mesure qui risquerait de freiner la croissance et qui autoriserait une autorité internationale à canaliser la croissance indienne. En attendant, le climat délétère créé par les malthusiens retarde toute reprise « durable », et le poids de la fiscalité verte va s’accentuer, la croissance verte ne créant pas d’emploi mais les détruisant avec la réglementation, le gaspillage des investissements en « énergies nouvelles ».

Pourtant le sommet de Copenhague fait recette, et les politiciens de nombreux pays vont vouloir démontrer qu’ils sont là pour sauver le monde. Copenhague entre dans cette stratégie du « retour de l’Etat ». Après avoir apeuré les peuples, les gouvernants se présentent en seuls sauveurs possibles. Pompiers pyromanes, ils créent des crises ou en inventent pour mieux occuper le devant de la scène. Les citoyens vont être à nouveau sous le joug. On leur prescrit déjà comment se loger, comment se chauffer, comme se transporter, comment se nourrir. On leur demande d’applaudir à la taxe carbone, aux déficits, à la dette : les contribuables paieront. On défigure les paysages avec des éoliennes aussi coûteuses que stériles. Au nom du développement durable, c’est l’esclavage durable qui cherche à se mettre en place.

Comme le dit Vaclav Klaus, ce n’est pas la planète qui est en danger, c’est la liberté.

Les libéraux ne sont pas insensibles à la qualité des biens environnementaux, mais il pensent que leur gestion est mieux assurée par la responsabilité que confèrent les droits de propriété, et que la créativité humaine est de nature à relever les défis, tandis que les bureaucraties publiques ne font que tuer l’initiative et nous ramener à l’économie de guerre.

Surtout ne pas écouter le chant des sirènes. D’abord harmonieux, il devient ensuite insoutenable, strident, puis fatal.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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