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Le monétarisme de l’école de Chicago

« L’anti-Keynes » : ainsi a-t-on qualifié Milton Friedman, bien que Keynes ait été contesté dès les années 1930 par l’école autrichienne.

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UN VACCIN CONTRE LA SECU PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Novembre 2009 01:00
 Un vaccin d'Etat

Les Français sont encouragés, sinon forcés, à se faire vacciner contre le virus immatriculé A H1N1. La pandémie apeure les uns, laisse les autres indifférents ou sceptiques. Les médias brouillent les cartes : d’un côté ils relaient la propagande du gouvernement en faveur de la vaccination, et donnent le chiffre des personnes victimes du virus, d’un autre côté ils interrogent des universitaires et médecins plutôt réservés, et donnent le chiffre des personnes victimes du vaccin. Là-dessus se greffe la querelle entre Madame Bachelot et les syndicats de praticiens : pourquoi la vaccination a-t-elle été organisée dans des centres anonymes et peu attractifs, alors que les médecins traitants auraient été en mesure de faire la pédagogie de la vaccination et de conseiller leur clientèle ? Madame le Ministre de la Santé est sur le point de revenir sur l’ostracisme dont elle a frappé le corps médical, mais avec des réticences et une argumentation de nature à accréditer la thèse des dangers de la vaccination : est-ce pour des raisons d’économie, en évitant à la Sécurité Sociale de débourser les frais de consultations, ou pour des raisons médicales, parce que la vaccination serait moins anodine que prévu et exigerait une formation que les médecins libéraux n’aurait pas ?

Comme je ne suis expert ni en médecine, ni en épidémiologie, ni en pharmacie, je me garderais bien de vous donner un conseil sur l’opportunité de vous faire vacciner, ou sur le choix que vous pourriez avoir entre un centre de vaccination et votre médecin traitant. Je revendique en revanche une modeste expertise en économie, et je voudrais vous entretenir d’un nouveau vaccin, pour l’instant non autorisé en France, qui permettrait de prévenir ou mieux encore de guérir un mal dont vous souffrez gravement, qui n’est d’ailleurs pas sans rapport avec la campagne de vaccination contre le virus immatriculé A H1N1. 

« Ce mal qui répand la terreur, mal que le ciel en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre, capable d’enrichir en un jour l’Achéron » : en ces termes, dès le XVIIème siècle, Jean de La Fontaine exprimait la gravité de cette pandémie. Certes « ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Tandis que la grippe A a eu pour foyer le Mexique, ce mal est apparu en Angleterre d’abord, après les travaux pionniers de Lord Beveridge, mais il a fait ses plus lourds ravages en France. Il vient l’an dernier de traverser l’Atlantique (dans le sens contraire à celui de la grippe A) et les Etats-Unis, longtemps protégés, risquent d’être gravement contaminés, bien que les défenses naturelles des citoyens américains soient visiblement plus solides que celles des Français. Forme contemporaine de la peste, ce mal est connu sous le nom de Sécu, mais les anglophones, moins cartésiens que nous et incapables d’avoir une seule cellule souche, disent Health Service (pour le risque santé) ou Social Security (pour le risque retraite). 

Ce virus a pour caractéristique de renforcer le potentiel des autres virus qui menacent le corps social, voire le corps humain. Les problèmes de la vaccination contre le H1N1 viennent en partie de la contamination de la Sécu. Tout d’abord, la grippe ne serait pas une affaire d’Etat s’il n’y avait pas en France un service public de la santé. Il est acquis depuis un demi siècle que la santé, jadis affaire de prévoyance personnelle, familiale, traitée par des professionnels libéraux, est devenue un droit social. Il n’est de santé que publique. Nos maladies sont entre les mains d’un ministre pharmacien qui a toutes les compétences voulues, même si elle n’est pas diplômée de l’Ecole Nationale d’Administration (dont la formation contient et remplace toutes celles naguère dispensées par les universités de médecine, de droit, d’économie et de philosophie). Notre Roi Soleil, à l’image du roi lion de la fable, tient beaucoup à ce que tous les Français soient soumis à sa sollicitude : il est le père du peuple. Donc, la vaccination ne peut être qu’un acte de gouvernement, et son organisation ne peut se faire que par décret. Comme ce sont les cotisations ou les impôts des Français qui paient pour le vaccin et la vaccination, il est bien normal que les fonds engagés soient gérés avec toute la rigueur propre aux finances publiques. Comme ce sont les mêmes cotisations et impôts qui devraient couvrir l’hospitalisation, les soins et les médicaments que ne manqueraient pas d’entraîner la maladie contractée avec le H1N1, il est bien normal que chaque Français ait le souci de ne pas faire courir de risque aux autres membres de la communauté nationale. La Sécu crée des liens de solidarité d’une rare qualité, elle est certainement l’un des ciments de la nation, une des composantes majeures de l’identité nationale. Enfin le gouvernement ne fait que se plier à la constitution, qui a consacré le principe de précaution, dont nous pouvons mesurer chaque jour les bienfaits. La vaccination au H1N1 aura le même succès, du moins faut-il l’espérer, que la vaccination de Grenelle (deux injections pour cet autre virus). 

Fort heureusement, les laboratoires d’économistes travaillent avec succès à la mise au point d’un vaccin anti-Sécu. Les travaux pionniers avaient été menés au XIXème siècle par Frédéric Bastiat, qui avait identifié le virus un siècle avant qu’il ait fait ses ravages. Après avoir décrit les bienfaits et les exigences des sociétés de secours mutuels spontanément créées par les ouvriers, il décrit la pathologie d’un système public de protection sociale : « Supposons que le gouvernement intervienne. Son premier soin sera de s’emparer de toutes ces caisses sous prétexte de les centraliser, et pour colorer cette entreprise, il promettra de les grossir avec des ressources prises sur le contribuable… Les abus iront toujours croissant, et on en reculera le redressement d’année en année, comme c’est l’usage, jusqu’à ce que vienne le jour d’une explosion. Mais alors on s’apercevra qu’on est réduit à compter avec une population qui ne sait plus agir par elle-même, qui attend tout d’un ministre ou d’un préfet, même la subsistance, et dont les idées sont perverties au point d’avoir perdu jusqu’à la notion du Droit, de la Propriété, de la Liberté et de la Justice ». La découverte de Bastiat, faite en 1848, permet aujourd’hui d’offrir un vaccin à base de privatisation, de concurrence, de responsabilité personnelle, de capitalisation de l’épargne et de mutualisation des risques. Malheureusement en France, le vaccin n’a pas pu obtenir d’autorisation de mise sur le marché, alors qu’il est administré couramment dans plus de cinquante pays étrangers, où il a prouvé son innocuité et son efficacité.

 

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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


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Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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