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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Pourquoi la croissance de l’Etat ?

Au début du 20ème siècle, Adolph Wagner avait formulé une « loi économique » : les dépenses publiques occupent une proportion croissante du produit national. Une nation plus civilisée appelle un Etat plus dispendieux.

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« C’EST DU FOND DE L’ABÎME QUE JAILLIT LA LUMIÈRE » PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Octobre 2009 01:00
 Bourse

J’ai choisi cette maxime, prêtée en général à Shelley, pour introduire le rapport moral que j’ai présenté à l’Assemblée des membres de l’ALEPS mardi dernier.

On dit encore qu’un libéral est un pessimiste à court terme, et un optimisme à long terme. D’un côté il est assez lucide et expérimenté pour observer les imperfections et les misères du moment, d’un autre côté il fait confiance à la créativité et à la dignité de l’être humain, certes imparfait, mais perfectible.

Le fond de l’abîme nous le touchons peut-être. La France est à l’heure de l’ultrasocialisme, jamais depuis 1981 les errements de la politique économique et sociale n’ont été si graves, jamais depuis 1995 les tensions sociales n’ont été si fortes, jamais depuis 1968 la jeunesse et l’enseignement n’ont été si désorientés. Si on y ajoute la permanence, contre toute raison, de ces deux foyers d’irresponsabilité que sont la Sécurité sociale et l’Education Nationale, si on considère enfin la dilution de la famille, la perte du sens moral et du respect d’autrui, le fanatisme des uns et le reniement des autres, on a de quoi s’effrayer, voire se désespérer. 

Mais le désespoir ne mène qu’au nihilisme, et il n’est pas dans la génétique libérale : nous croyons aux vertus de l’homme libre – c’est ce qui nous sépare radicalement des socialistes qui, désespérant de l’humanité, confient à une minorité éclairée le soin de construire une société parfaite. 

Je ne suis pas désespéré. J'ai eu le privilège de voir au moins deux fois la pensée libérale renaître de ses cendres : en 1985-1986 quand les dégâts des nationalisations et des dévaluations, et les attaques contre l'enseignement libre, sont devenus tellement évidents qu'ils ont porté la France sur la vague Reagan - Thatcher, puis en 1989-1991 quand la chute du mur de Berlin a signifié aussi l'effondrement du communisme et du totalitarisme. Ces revirements salutaires se sont produits dans des contextes inattendus, mais ont donné raison à ceux qui à Paris, à Gdansk, à Budapest, à Prague n'avaient cessé de lutter et d'espérer. 

Reste cependant pour nous aujourd'hui à repérer les premières lueurs de l'aube libérale. 

Comme par le passé, l'environnement international est déterminant. Déjà la cote d'Obama s'effondre aux Etats Unis et dans le monde entier. Les Allemands vont changer de cap, bientôt les Anglais feront de même. Les pays émergents misent sur la mondialisation : les Indiens professent leur confiance dans l'entreprise privée et le marché, et les Chinois ne semblent pas vouloir revenir à la révolution culturelle. Certes, demeurent la poudrière du Moyen Orient, les menaces des fanatiques, et le néo-communisme sud-américain. Mais la poussée des barbares s'explique en général par l'amnésie et la pusillanimité des civilisés ; par contraste un sursaut des valeurs morales qui fondent la civilisation peut remettre bien des choses en place. 

Je vois une autre lueur, paradoxalement, du côté de l'écologie, devenue en quelques mois l'arme de destruction massive du capitalisme et de la liberté. En effet, la thèse du réchauffement de la planète, de la nuisance du CO2, de la responsabilité de l'activité humaine et de la croissance débridée, a du plomb dans l'aile. On entend des choses nouvelles : les mêmes qui nous affolaient avec la hausse des températures laissent maintenant entrevoir un refroidissement, la "panne du soleil" intéresse davantage les physiciens que les "effets de serre", on découvre que le CO2 est indispensable au cycle de la nature, la croissance verte engendre quelque scepticisme, les éoliennes envahissent et révoltent, enfin les ressources naturelles sont plus importantes que prévu et l'innovation supplée à une éventuelle rareté. Très bientôt, tout l'appareil de propagande monté par Al Gore et ses disciples s'effondrera, et l'opinion publique réalisera enfin qu'elle a été victime d'une infâme machination politique contre la liberté. Lisez, faites lire l'ouvrage de Vaclav Klaus, vous accélèrerez la guérison de vos proches atteints de grippe verte. 

Ces évolutions devraient-elles laisser la France à l'écart de la "grande lessive" des idées ? Serons-nous les derniers à nous accrocher à la pensée unique anti-libertaire ?

Du côté de la société politique, la tyrannie du statu quo continue à sévir. La majorité présidentielle est au garde-à-vous, le petit doigt sur la couture du pantalon - puisque nous sommes à la veille d'élections régionales. L'opposition a repeint la façade en jaune, grâce à la votation postale, mais les murs sont toujours lézardés et le marxisme est toujours dominant. Pour l'instant, aucune formation ni aucun leader ne s'exprime au nom du libéralisme. Où est-il le temps où Georges Marchais s'exclamait "Je suis un libéral!" ?

Pourtant le pays réel se détache de ce pays légal. Est-ce pour aller à la dérive ? Il existe un conservatoire, un monastère, un village de Gaulois qui résiste aux armes de la pensée unique. Il y a des intellectuels libéraux qui écrivent, qui parlent, et dont l'obstination et le talent parviendront bien à percer tôt ou tard le mur du silence qui les entoure, comme jadis les Nouveaux philosophes, les Nouveaux Economistes (au moment même où la France allait s'abandonner au Programme Commun de la Gauche). Mon plaisir cette semaine aura été d'en accueillir un grand nombre dans notre emblématique 35 avenue Mac Mahon. 

Il y a tous ces instituts, ces associations qui, avec le soutien de leurs adhérents et les moyens du bord (ils ne vivent pas de l'argent public) militent pour dire la vérité aux Français. Ils influencent et attirent un nombre croissant de nos concitoyens. La pétition contre la taxe carbone, lancée en commun par l'IREF, Contribuables Associés et l'ALEPS, a recueilli déjà plus de 12.000 signatures. L'avez-vous signée ?

Il y a encore tous ces esprits libres, journalistes, gens des entreprises, enseignants et étudiants, qui ont le courage d'affirmer leur différence et ne se résignent pas à se fondre dans une pseudo majorité silencieuse.

Bref, il y a toute cette société civile, réduite à la paralysie et au silence par une société politique envahissante et peu à peu totalitaire. Le rôle de l'ALEPS et de ses partenaires n'est-il pas de stimuler cette société civile en attendant que se ressaisisse la société politique ? Car celle-ci ne changera pas si celle-là ne se manifeste pas.

Alors, tous ensemble, gardons confiance, partageons notre foi, rendons l'espoir autour de nous. Oui, la lumière jaillira.

 

Flashes du jour

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Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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Actualité  : Des leaders libéraux ? - A la recherche des intellectuels libéraux - La rentrée de la Nouvelle Lettre


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