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Le père des néo-classiques

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QUAND LE G 20 EST TIRÉ IL FAUT LE BOIRE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 28 Septembre 2009 01:00
 Le capitalisme nouveau est arrivé...

Je ne voulais pas être en reste avec Jacques Attali. Il a su amuser le tout-Paris avec son « G vain ». J’ai donc fait de mon mieux, bien modestement – car il y a évidemment un gouffre entre son talent et mon calembour de pacotille.  Mais je crois comme lui qu’il faut se munir de quelque humour pour évoquer un évènement dont on ne sait s’il faut en rire ou en pleurer.

J’ai pris le parti d’en rire. Pour constater d’abord que sur les bords de l’East River, à Lake Success, le ridicule ne tue pas, et c’est bien dommage. Car nous aurions pu nous débarrasser enfin de Kadhafi, qui a eu droit à occuper la scène de l’ONU pendant une heure et demie, avant de se retirer sous sa tente, plantée d’ailleurs à Lake Success même. L’ONU n’avait déjà pas une fameuse réputation, mais le « machin » a été définitivement ridiculisé par le dictateur lybien, déchirant la Charte, incitant Obama à devenir comme lui dictateur à vie. L’autre mascarade a été celle de « l’échange » franco-iranien exigé par le dictateur auquel l’Occident tend la main, Ahmadinejad. Les termes de l’échange sont simples : une étudiante française innocente condamnée par la justice iranienne contre un tueur professionnel qui finit de purger sa peine en France. Ici je prends le parti d’en pleurer.

J’ai trouvé en revanche assez pittoresque l’analyse de la crise financière et de ses conséquences proposée mercredi par notre cher Président. La crise a été celle «d’un capitalisme devenu fou ». Il s’est agi d’une « fraude organisée ».  Fort heureusement les Etats sont intervenus, car « seule la signature des Etats peut garder quelque valeur ». L’Etat en effet ne peut faire faillite, puisque les contribuables actuels, et surtout futurs, peuvent payer – du moins tant qu’ils ne sont pas condamnés eux-mêmes à la faillite. Le crédit est toujours ouvert pour un Etat surendetté qui paie des intérêts astronomiques au point de représenter le sixième de son budget. Et comment ne pas faire confiance à un Etat qui a un déficit de 100 milliards sur un budget de 300 ? « La récession, Monsieur Pujadas, la récession… ». L’Etat français va d’ailleurs user de son crédit auprès des épargnants pour lancer ce fameux grand emprunt national qui nous permettra de réaliser les investissements du futur. Il serait malséant d’en rire. Je souris simplement à ce simplisme.

Fort heureusement, le chapitre écologiste du Président était bien plus solide, on ne plaisante pas avec l’avenir de Gaïa. Il s’agit d’empêcher la température de la planète de monter de plus de deux degrés, c’est ce que recommandent des centaines de savants dont les observations nous alertent. Il s’agit de limiter les émissions de gaz à effet de serre qui « trouent la couche d’ozone » : ici Nicolas n’a pas bien récité la leçon, il devrait savoir que depuis quelques années les écologistes ont mis dans leurs poches le couplet sur la couche d’ozone, parce que précisément la couche s’est reconstituée – au point de renforcer le présumé effet de serre. Il n’est pas non plus sensé savoir qu’au cours de la dernière réunion mondiale du GIECC, grande centrale de désinformation sur les changements climatiques, certains troublions ont dit qu’il fallait se préparer à vivre quelques décennies de refroidissement de la planète. Mais on pardonnera au Président : ce sont ses conseillers qui lui ont soufflé ces erreurs et qui ne sont pas à jour.

On lui pardonnera d’autant plus que la France aura tout fait, au cours de ce G 20, pour faire avancer les dossiers auxquels elle a attaché sa marque, pour lesquels elle a joué un rôle moteur : transparence financière, contrôle des bonus et hauts salaires, fiscalité verte, gouvernance mondiale.

Il y a d’abord la transparence financière. « Les paradis fiscaux, le secret bancaire, c’est fini ». Si c’était vrai ce serait à mon sens dramatique pour les libertés individuelles, mais fort heureusement il n’en est rien. Il semblerait même que Madame Merkel ait promis à ses électeurs une baisse des impôts assez substantielle, faisant de l’Allemagne un paradis fiscal, alors que Monsieur Woerth pousse les feux de l’enfer en nous inventant une taxe par jour – aidé de temps en temps par quelques pièces rapportées (pour ne pas dire rapiécées) de chez les socialistes comme Michel Rocard. Obama lui-même a calé devant le Congrès et n’a pas voulu alourdir une charge fiscale déjà si impopulaire aux Etats-Unis.

Mais ce peuple américain est désespérant « les Etats-Unis ont une pratique de la liberté » (Nicolas Sarkozy) au point que Barack Obama est « en avance par rapport à son peuple », de sorte qu’il n’a pas suivi les propositions tendant à limiter les bonus, à contrôler les hauts salaires, à instaurer un malus pour les traders, etc. Cela ne devrait pourtant pas désespérer Bercy : on va mettre nos financiers, nos patrons et nos cadres sous bonne garde.

Peut-être allait-on au moins entraîner le G20 dans la voie de la fiscalité verte et des engagements de réduction de CO2 ? Certes, de bonnes dispositions animent les Chinois : ils vont faire un « sérieux effort » : on ne va les chinoiser sur l’imprécision de leur promesse. Les Indiens n’ont pas cédé, mais les Japonais sont venus en renfort. Bref, tout cela annonce un parfait statu quo lors de la conférence de Copenhague, mais notre président veille au grain et provoquera un sommet avant Copenhague : on n’arrête pas les sommets. Reste la fameuse taxe carbone, la grande idée française à laquelle notre Président aurait su rallier Angela Merkel. L’attitude de la France en la circonstance a été exemplaire, elle a entraîné plusieurs pays européens derrière elle (mais la liste en est incertaine), Cependant, pour parachever cette réforme majeure, il faut commencer par instaurer une taxe « aux frontières de l’Europe », par exemple en infligeant des droits de douane aux produits en provenance d’Inde ou de Chine (si les promesses ne sont pas tenues). Du coup, les entreprises françaises seront dissuadées d’aller s’installer à l’étranger car leurs produits revenant en France seraient pénalisés : pas de dumping environnemental, pas de dumping fiscal, pas de dumping social. Tout concurrent qui s’écarte des normes françaises est automatiquement éliminé. Remarquable, mais heureusement irréalisable.

Ces propositions françaises appellent nécessairement une gouvernance mondiale : comment généraliser la taxe carbone si les Etats n’y sont pas obligés par quelque autorité politique ? La France n’aime pas la multiplicité des instances, et souhaite les regrouper dans une grande organisation. On pourrait commencer par une « organisation mondiale de l’environnement », pendant et concurrente de l’OMC, on doit aussi renforcer les pouvoirs de l’Organisation Internationale du Travail (dernier bastion de la lutte des classes depuis la chute du mur de Berlin). Mais sans doute la France était-elle sur ces points « trop en avance ».

Vous le voyez bien : il y a quelque mérite à vouloir ouvrir les voies du monde post-capitaliste, à innover dans tous les domaines, à sauver la planète, à moraliser la finance, à partager la richesse, à gouverner les Etats.  Sur ces points nous pouvons être fiers de notre Président. Il a tiré le vin de la post-modernité. Comme le Beaujolais, le capitalisme nouveau est arrivé. Certes le breuvage est encore trop vert pour des palais trop délicats, ou habitués au Coca Cola. Mais ils finiront bien par boire, à la santé du totalitarisme mondial.

 

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