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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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La crise est inéluctable

A la différence d’Adam Smith et Turgot qui pensaient que l’activité économique apporte le progrès en permanence, grâce à des adaptations permanentes voulues par le marché, Malthus estime que la crise est inéluctable dans un pays industrialisé.

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POURQUOI MILLE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Juin 2009 01:00
 Un souffle d'espoir

Pourquoi m’être entêté depuis vingt cinq ans, et en fait depuis trente ans, à écrire chaque semaine un éditorial ? Pourquoi avoir demandé à une équipe de rédaction (animée depuis plus de vingt ans par mon disciple, collègue et ami Jean Yves Naudet) de repérer dans l’actualité ce qui peut porter à réflexion, et d’éclairer la conjoncture économique, politique et sociale d’une lumière libérale ? Pourquoi tout ce travail de mise en page, d’impression, de routage sous l’œil vigilant depuis dix ans de Cathy Préaux ?

Il y aurait eu bien des raisons de mettre fin à nos efforts, sinon à nos divagations.

Mais voilà : il y avait à mon sens, à notre sens, une mission. Et, pour assurer cette mission, il y avait des exigences. C’est la foi dans la grandeur de la mission, c’est l’acceptation de ses servitudes qui m’ont porté, qui nous ont portés.

 

La mission est celle d’approfondir et de diffuser les idées de la liberté dans ce pays. Oui, hélas, la France est terre de mission. La devise de sa République commence bien par liberté, mais l’égalité s’est avilie en égalitarisme, en envie, en massification, et la fraternité est devenue redistribution fiscale, atteinte à la propriété, effacement des talents et des mérites.

Mon souci permanent aura été de rappeler que la liberté est la marque de la dignité de l’être humain, et qu’elle mérite d’être défendue non pas au titre de l’efficacité mais au nom de l’éthique. Les racines spirituelles de la liberté, l’héritage d’Athènes, de Jérusalem et de Rome, ont permis l’apparition puis le développement chaotique de la civilisation, entrecoupé de sombres périodes de barbarie, comme le XXème siècle l’a cruellement montré. Je conçois la mission libérale comme une croisade pour rendre à l’homme le sentiment de sa personnalité, de sa responsabilité, de sa créativité.

 

Aujourd’hui plus que jamais, et pas seulement dans notre pays, nous sommes affrontés à une crise qui est morale avant d’être financière et économique. Certains en sont conscients mais se tournent vers l’Etat pour rétablir je ne sais quel « ordre moral », ou quelque ordre public. Or, c’est précisément le développement tentaculaire de l’Etat qui a fait glisser les individus vers un collectif irresponsable et matériel alors que l’issue est dans le progrès personnel, guidé par une saine éducation et la volonté de servir la communauté.

Depuis deux siècles nous sommes dévoyés par la stupide et triste lutte des classes, alors que toute société civilisée ne peut vivre que dans l’harmonie, qui implique la diversité, la découverte des règles de vie en commun, l’ordre spontané.

Je remercie ici en particulier Jean Yves Naudet, que sa position de président de l’Association des Economistes Catholiques de France a naturellement porté à nous rappeler avec talent les principes de la doctrine sociale de l’Eglise, qui tous reposent sur la propriété privée, le droit à l’initiative et le marché libre, bref « l’économie libre » (Jean Paul II). Mais ce qu’il dit et écrit a bien sûr sa place dans l’esprit et le cœur de tous les hommes de bonne volonté, au-delà des clivages religieux et culturels. Oui, comme nous le disons à l’ALEPS le libéralisme est l’humanisme des temps modernes. Belle mission que d’en parler, partout et toujours, toutes les semaines.

Toutefois il a fallu au cours de ces mille lettres ne pas céder à trois tentations : le découragement, l’incompréhension, la compromission.

Il y a pourtant de quoi se décourager. 

Aux alentours du numéro 200, l’affaire était dans le sac. En 1986 la classe politique française surfait sur la vague libérale, on ne rêvait que Reagan et Thatcher, la « bande à Léo » allait exorciser le démon socialiste. Au numéro 300 le rêve était fini : en 1988 Mitterrand était réélu sans que les Français n’ait vu la couleur d’une réforme libérale significative.

Aux alentours du numéro 500 voici à nouveau renaître l’espoir libéral. Chirac est l’élu des jeunes, du changement, et en 1995 Madelin revient au gouvernement et siège à Bercy, flanqué d’une douzaine de ministres et secrétaires d’Etat libéraux. Ils ne tiendront pas plus de six mois, et les élections de 1997 obligent à une nouvelle cohabitation : Jospin à Matignon.

En 2002, aux alentours du numéro 600, la catastrophe s’abat sur l’homme et le parti qui seuls se réclamaient de la pensée libérale : échec d’Alain Madelin et disparition de Démocratie Libérale. La seconde présidence Chirac ancrera la France dans la fiscalité, l’anti-américanisme primaire, et pour finir l’écologie et le tiers-mondisme.

Enfin, autour des 850, la dernière « rupture » nous a permis de renouer avec la CGT, de conserver une fiscalité oppressive et discriminatoire, et d’envisager sans rire de « refonder le capitalisme » en instaurant le partage des profits.

Pendant toute cette période de décadence socialisante, les fins observateurs de la politique française ont conclu à « l’ultra-llibéralisme » et lui ont attribué tous les maux du pays.

Il nous faut donc, en permanence, compter avec l’incompréhension.

Incompréhension de la classe politique, qui refuse obstinément de se rendre aux réalités, et qui veut au contraire mettre l’Europe et le monde entier à l’heure française. Quel espoir avec Obama : les Etats-Unis au régime de la Sécurité Sociale, General Motors nationalisé ! !

Incompréhension des dirigeants des grandes sociétés et des instances patronales, qui aiment toujours jouer avec les partenaires sociaux, et ont livré leur personnel aux syndicats.

Incompréhension de l’opinion publique, complètement manipulée par une classe médiatique égarée par l’ignorance ou l’idéologie, ou les deux à la fois.

J’ai, comme tous mes amis, le sentiment de me battre contre des moulins. 

Certes, il aurait été facile de s’accommoder de la pensée unique, et de retrouver ainsi un regain d’intérêt, sinon de popularité. Certains ont choisi cette voie, et se contentent de quelques petits bémols libéraux à la partition étatiste. Difficile d’être libéral et politiquement correct. Je ne me suis jamais embarrassé de tels accommodements. Je demeure résolument indépendant, je n’ai jamais été inféodé à quiconque. J’aime penser libre et parler franc.

C’est cette vertu que je revendique avant tout, même si elle me fait passer pour un extrémiste, pour un rebelle, pour un banni. Le bastion de la liberté serait-il devenu un bagne ?  

Alors : seul contre tous ? Non point ; j’appartiens à ce réseau mondial de personnes de grande qualité, de grand savoir, qui s’élèvent contre la montée des totalitarismes intellectuels, qui dénoncent les erreurs, les suffisances et les corruptions des hommes de l’Etat.

Pourrai-je enfin vous cacher que ces mille numéros, cette longévité, cette persévérance, cette indépendance, c’est à vous que je les dois ? Quelques-uns parmi vous ont bien voulu témoigner de ce que représente pour eux la lecture hebdomadaire de la Nouvelle Lettre. Je les en remercie particulièrement. Mais sachez que sans vous tous, sans votre soutien, tant moral que financier, je n’aurais pas pu aller jusqu’au numéro mille. Si vous le voulez bien, nous allons maintenant viser le numéro 1.500 : je n’ose pas espérer aller au-delà ! D’ailleurs d’ici là la liberté aura vaincu, en France aussi…Comme la vérité, la liberté vaincra. 

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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