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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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CONSIGNES DE VOTE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 01 Juin 2009 01:00
 Elections

Je vais décevoir certains d’entre vous : je ne donnerai pas de consigne pour le vote du 7 juin.

Tout d’abord je respecte la liberté de chacun, vous êtes en pleine mesure de vous prononcer souverainement. Nombre de fidèles lecteurs de la Nouvelle Lettre peuvent en apprécier la ligne générale, sans toujours suivre mes analyses ni mes opinions. 

Ensuite, si vous me demandez, à titre de curiosité, où vont mes préférences, je serais bien embarrassé. J’aurais en effet le choix entre des candidats qui ont des programmes qui ne me plaisent pas, et des candidats qui n’ont pas de programme, ce qui ne me plaît pas.  

Commençons par ceux qui affichent des convictions très fermes, bien que très diverses. Très claire la position du Nouveau Parti Anticapitaliste, il est anti-européen comme anti-tout. L’autre gauche extrême, faite de vieilles pièces assemblées, comme le Parti Communiste ou la Gauche Mélenchon, nourrit les mêmes sentiments ; seules des questions de personnes la séparent de NPA, et son véritable programme est de survivre face à Besancenot.

Les Verts ont la chance d’avoir deux leaders de poids, avec Dany Le Rouge et José le faucheur, leur programme n’est pas très différent des précédents, et je ne me sens pas tout à fait converti à l’écologie politique. J’ai même le plaisir d’accueillir à Paris la semaine prochaine l’anti-Verts numéro un en Europe, le Président Vaclav Klaus, dont j’ai préfacé l’édition française de son livre sur le réchauffement climatique et les « arnaques » des Verts, comme dit Christian Gérondeau. On arrache le maïs, on plante des éoliennes. Du vent ! 

Voici maintenant les souverainistes. A juste titre, ils regrettent que les vrais choix européens n’aient pas été présentés ni expliqués aux électeurs. Leur propre choix est fait : la France avant l’Europe. Du même coup leur programme est hostile à la libre circulation des produits, des capitaux, des entreprises et des hommes. Les libéraux vont difficilement en ce sens. 

Quant au parti de François Bayrou, dont le vrai programme est la promotion de François Bayrou, l’ambiguïté est sa raison d’être : à gauche et à droite en même temps, européen et nationaliste, se voulant éthique mais (comme Madame de Sarnez) condamnant les conseils moraux du Pape. On dit n’importe quoi pour critiquer systématiquement le pouvoir, mais aussi pour discréditer le PS – avec lequel on aimerait pourtant bien faire un bout de chemin. 

Quid précisément de ces socialistes ? Leurs documents et discours peuvent recevoir deux interprétations. L’optimiste est qu’ils ont deux programmes, ils sont d’une part marxistes et anti-européens parce que l’Europe n’est pas assez « sociale » (entendez : syndicale) et d’autre part sociaux-démocrates puisqu’ils se prévalent de l’internationale socialiste européenne qui est faite de centristes. L’interprétation pessimiste est que le PS étale ses divisions et ses luttes claniques, pour ne pas avoir à se donner  un programme. On peut donc dire que pour le PS il y a un programme de trop ou pas de programme du tout.

L’ambiguïté est-elle aussi grande à l’UMP ? Non et oui. Non dans la mesure où il n’y a pas de querelle des chefs. La majorité va à la bataille en bon ordre. Oui, si l’on se fie aux écrits et propos. Il y a de la sociale-démocratie, de l’anti-capitalisme, du souverainisme, suivant les candidats et la clientèle électorale. Le vrai programme est en fait celui du président : l’Europe qui protège, l’Europe qui réglemente les excès du capitalisme, l’Europe de Grenelle. Cela s’accommode de plusieurs paradoxes : se référer au traité de Lisbonne mais s’affranchir des disciplines budgétaires,  se proclamer ouvert aux nouveaux venus mais constituer l’axe Paris Berlin, se féliciter de  l’euro  et critiquer la Banque Centrale qui veut en défendre la valeur, demander le libre accès de l’espace européen aux entreprises françaises mais condamner la délocalisation desdites entreprises sur le territoire de l’Union, etc. 

Non, réellement, je ne sais pas où est le véritable programme, puisque la question gênante n’est pas posée (et n’est donc pas résolue) : Europe puissance ou Europe espace ? Europe dirigiste ou Europe marchande ? Europe de l’harmonisation ou Europe de la diversité ? 

Ce tour d’horizon, à ma manière, ne m’encourage guère à mettre un bulletin autre que blanc dans l’urne dimanche 7 juin. Je reconnais que la sympathie personnelle pour un candidat, ou l’allergie à la vraie gauche, ou au pseudo centre, ou à la fausse droite, peut guider une main hésitante dans certaines « régions ». Je sais aussi que dans quelques-unes de ces régions de petites listes se présenteront sous l’étiquette libérale. Elles sont souvent composées de personnes que je connais, mais à qui j’ai souvent reproché de perdre leur énergie à vouloir pénétrer une société politique hermétique au libéralisme. Mais, après tout, pourquoi ne pas les gratifier d’un vote « indicatif » ?  

Oui, un vote indicatif ; que ce soit de cette manière ou  par l’abstention, ou le bulletin blanc. Indicatif d’une lassitude de la classe politique, sans aucune autre vision du futur que celle du grand soir, ou de la construction d’une Europe à l’image de la France. La France des privilèges, des grèves, des manifestations, des subventions et des impôts.

J’ai bien réfléchi : pas de consigne ! Désolé, je ne trouve pas mieux.

PS. Vous l’aurez peut-être remarqué, cette Nouvelle Lettre porte le numéro 999, la prochaine sera la millième. Pour cause de Pentecôte et élections, ce numéro spécial sera daté du 8 juin.

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


Editorial : Pourquoi les Français n’aiment pas les réformes

Connaissance du libéralisme : Le renard libre dans le poulailler libre - La loi, la liberté et le droit - Droit,morale et religion

Avis à nos lecteurs : 8ème Week end de la Liberté


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