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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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SOCIETE DE VIOLENCE ET SOCIETE DE CONFIANCE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 20 Avril 2009 01:00
 Fable du XXIème siècle

A Londres, pour protester contre le G 20, à Strasbourg pour perturber la réunion de l’OTAN, dans les universités pour rejeter les réformes en cours, dans les entreprises pour faire céder les dirigeants, la violence s’est installée, et l’on peut redouter son escalade. Cette Nouvelle Lettre rappelle les principales manifestations de cette violence, et en explique les vraies causes. Il y a de quoi se désespérer, tant les racines semblent profondes : échec scolaire, fanatisme communautariste et religieux, désintégration de la famille, inadaptation au travail, résurrection de la lutte des classes, tout se mêle pour nous laisser entrevoir des lendemains qui chantent. 

Je voudrais vous inviter à fuir cette sinistrose, bien compréhensible au demeurant, pour rappeler simplement qu’il existe une autre façon de vivre ensemble dans une société civilisée. La barbarie présente ne doit pas faire oublier que les êtres humains ont inventé la civilisation, c'est-à-dire l’art de vivre ensemble en harmonie.

Il y a quelques années Francis FUKUYAMA faisait le parallèle saisissant entre ce qu’il appelait les « sociétés de puissance » et les « sociétés de confiance ». Sans doute une société de puissance est-elle apparemment préférable à la société de violence, puisque le pouvoir politique y est au moins en mesure de canaliser et de réprimer la violence des bandes, des factions, ou des individus asociaux. La violence n’y est tolérée que lorsqu’elle est légale, exercée par ceux qui détiennent le pouvoir absolu. Mais rien ne vient limiter cette violence d’Etat, et les Etats eux-mêmes entraîneront les peuples dans la guerre, l’affrontement. L’Etat-gendarme, cher à Hobbes, est-il réellement la solution ? 

FUKUYAMA, à la suite de Locke, mise davantage sur la sagesse des hommes et les vertus qui le séparent de l’animal. Les animaux sont régis par la loi du plus fort, la « loi de la jungle ». Les hommes sont les seuls êtres vivants capables de se comporter différemment, et de substituer la loi du contrat, de l’entente, de la concession et de la compréhension à la loi de la violence, fût-elle légalisée.

Pour y parvenir, ils doivent entretenir des relations de confiance.

Ils doivent se respecter mutuellement, et reconnaître l’égalité en dignité de chaque être humain. Ils doivent honorer leurs engagements, avoir le sens de la parole donnée. Ils doivent avoir le sens du service, car on ne peut s’entendre avec les autres qu’en leur rendant service. 

Voilà pourquoi l’économie est au cœur de la société de confiance. L’économie est fondée sur l’échange, et plus précisément sur l’échange de services. « Les besoins des uns créent les emplois des autres » : cette publicité à la mode est une heureuse expression de la loi de Say et de la philosophie de Bastiat. Créer une valeur, créer une richesse, c’est savoir aller au devant des insatisfactions, c’est aller vers les autres. Contrairement à ce que l’on dit sans réfléchir, il n’y a rien de plus extraverti que le marché. 

De manière générale, nous ne nous connaissons qu’à travers les autres. De la sorte, l’échange permet l’épanouissement de tous ceux qui y participent. Par contraste l’autarcie nous ramène à la préhistoire de la civilisation. 

Voilà, de mon point de vue, ce qu’il faut dire et répéter autour de nous : l’économie ce n’est pas la guerre, c’est l’échange, ce n’est pas le rapport de force, c’est le service mutuel. 

Allez-vous me considérer comme un rêveur, ou un naïf ? Je vous répondrai par l’histoire. Histoire des Français et des Allemands qui après s’être sauvagement étripés au cours des deux guerres les plus meurtrières que l’humanité ait connues, sont aujourd’hui des partenaires et des amis. Histoire de ces peuples d’Europe Centrale et de l’Est qui ont connu un formidable essor dès qu’ils ont été libérés de la peur, d’un régime où parents et enfants, amis et connaissances se méfiaient les uns des autres. Histoire actuelle de ces dizaines de milliers d’entreprises qui prospèrent parce que tout le monde a le sentiment de travailler à la prospérité commune, au meilleur service de la clientèle, où les initiatives et les aspirations du personnel trouvent leur place naturelle. Histoire de ces écoles et lycées où enseignants, parents et élèves forment une communauté éducative. Histoire de ces familles heureuses car elles savent rester unies dans l’adversité et le doute. Rendons-nous à cette évidence : dans la vie quotidienne et dans le monde contemporain, quoi qu’on en dise, il y a plus d’harmonie que de conflits, plus de générosité que de rapacité, plus d’humilité que d’orgueil. 

Tirons maintenant les leçons de cette évidence. D’une part, ne voyons pas l’humanité comme la présentent les médias et tous ceux qui recherchent et exercent le pouvoir : ils divisent pour mieux régner, ils dramatisent pour mieux séduire. D’autre part, sachons voir la vie de façon économique, c'est-à-dire en termes de coordination, d’entente, comme une création, et ne nous résignons pas à la subir de façon politique, c'est-à-dire en termes d’opposition, de lutte, de destruction, comme un jeu à somme nulle où l’on ne peut gagner qu’en faisant perdre l’autre. 

Nous, libéraux, avons une responsabilité particulière dans ces périodes troublées : garder le cap, montrer le chemin, rappeler les valeurs fondatrices d’une économie de libertés. De la sorte nous pourrons rassurer sincèrement tous ceux qui désespèrent, et nous motiverons de nouveaux artisans de la société de confiance.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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Revue des Livres

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