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Si le libéralisme n’est pas assez attractif dans notre pays, c’est qu’il n’est pas connu. Pas enseigné, pas pratiqué, le libéralisme est caricaturé.
Ce livret rétablit la vérité : non le libéralisme n’est pas la loi du plus fort, non la propriété n’est pas le vol, non l’intérêt personnel n’est pas l’égoïsme, non l’inégalité n’est pas l’injustice, etc. Au contraire, le libéralisme a une dimension éthique : c’est une doctrine de la dignité de la personne humaine et de l’harmonie sociale.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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LA RECOMMANDATION, L’ULTIMATUM ET LA LOI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 30 Mars 2009 01:00
 La loi...c'est la loi

L’affaire des bonus, stock options et autres parachutes dorés a suscité à son origine un appel à la modération. Cet appel, lancé aux dirigeants des grandes sociétés concernées, se voulait une simple recommandation, le MEDEF lui-même avait défini une charte éthique concernant  ces rémunérations exceptionnelles – tout en laissant aux actionnaires et aux conseils d’administration la liberté de décider en dernier ressort.  

Puis, pour apaiser la colère (spontanée ou provoquée) de l’opinion publique, le Président et son équipe sont passés de la recommandation à la menace. Monsieur GUAINO, conseiller particulier de Nicolas SARKOZY, a parlé d’ultimatum.  L’ultimatum, comme son nom l’indique, est la dernière étape avant une mesure de rétorsion, avant le recours à la force. Quelle mesure ? quel recours ? C’est à la loi que l’on pense immédiatement.

De la sorte le grand débat qui s’est ouvert est celui-ci : le gouvernement doit-il demander au parlement de légiférer ? Si oui, quel contenu pourrait avoir cette nouvelle loi ?

Ce débat ne concerne pas seulement le cas d’espèce des rémunérations des dirigeants de sociétés. Il vise le cadre institutionnel de notre économie, mais aussi de notre droit.

Depuis vingt ans, les institutions économiques françaises sont à peu près à l’heure de la liberté. On y a mis le temps : il a fallu quarante ans pour secouer l’enveloppe collectiviste et étatiste héritée du régime de Vichy et du programme économique de la Résistance. La planification s’est peu à peu effacée – bien que le Commissariat au Plan n’ait jamais disparu – les grandes entreprises industrielles, les banques et les assurances ont été rendues au secteur privé – bien que les entreprises publiques subsistent et que l’administration se soit développée. Demeurent encore quelques bastions, comme la Sécurité Sociale ou l’Education Nationale, toujours tenus à l’écart de la concurrence et des lois du marché. 

La crise est le prétexte d’un retour de l’Etat dans l’économie, d’une véritable rupture (pas précisément celle que Nicolas SARKOZY avait promise à ses électeurs).   

La logique marchande repose sur la libre entreprise et le droit de propriété. Les entrepreneurs individuels et les actionnaires des sociétés sont propriétaires et responsables de la gestion de leur affaire. Ils ont compris depuis bien longtemps que la vraie richesse dont ils disposent est la qualité des hommes, et ils ont réussi à constituer et former un personnel de plus en plus qualifié, de plus en plus motivé. Voilà la véritable source de la croissance, en France comme ailleurs. La réussite a été d’autant plus spectaculaire que l’Etat l’a entravée avec des impôts, des charges sociales et des réglementations sans équivalent en Europe.  

Aujourd’hui l’Etat veut se substituer aux propriétaires pour décider ce qu’ils doivent faire de leurs profits, et comment ils doivent se comporter avec leurs salariés. L’Etat s’est mis en tête de contrôler ceux qui réussissent et de soutenir ceux qui ont des difficultés. L’affaire de la rémunération n’aurait jamais été évoquée si l’Etat s’était abstenu d’intervention. L’évolution des marchés aurait conduit à remodeler sans cesse les structures productives en fonction de ce que désirent les consommateurs. On a préféré « réorganiser » ces structures par voie de commandement et de soutiens publics. Voilà donc l’Etat à nouveau présent, par ses finances, par ses hommes, par ses décisions, dans la vie des entreprises. La renationalisation est en cours. Il fallait bien s’attendre, tôt ou tard, à ce qu’il neutralise, parfois même qu’il supprime, le pouvoir des propriétaires. « Le droit social passe avant le droit de propriété ».  

Parlons justement du droit. L’entreprise se présente juridiquement comme un nœud de contrats. En particulier un contrat règle les relations de travail. D’abord individuel, le contrat de travail s’est mué en sous-produit des négociations collectives, réduisant progressivement la liberté des clauses, des conditions d’exercice et des rémunérations. Le contrat appartient, lui aussi, à la tradition libérale, et il avait fait une timide réapparition quand on s’est aperçu que les négociations collectives faisaient fi des comportements et des talents individuels. Les « augmentations individuelles » sont venues corriger et compléter les augmentations générales, de nouvelles formes de rémunération sont apparues.  

Aujourd’hui, voilà que l’on veut remplacer le contrat par la loi. C’est l’inverse de la subsidiarité, cela revient à faire régler par en haut ce qui peut très bien s’organiser en bas. C’est surtout une dénaturation du droit, qui doit avoir pour caractéristiques d’être intemporel, certain, général. La plupart des lois votées depuis des décennies sont des lois de circonstance, elles changent sans arrêt et sont conçues pour des cas particuliers. A ce jeu, les « principes généraux du droit » ayant disparu, on a une accumulation de textes, une législation variable, opaque et incohérente.

Le résultat en est l’arbitraire le plus complet, et la disparition des droits individuels que la loi est sensée protéger « La loi n’est plus le refuge de l’opprimé, mais l’arme de l’oppresseur. La loi n’est plus un bouclier mais une épée », constatait déjà Bastiat au milieu du XIX° siècle. Ainsi naît la violence sociale, la force de la loi mise au service des idéologies, des intérêts personnels ou catégoriels. Trop de lois tue la loi. 

Ces considérations générales devraient inciter les princes qui nous gouvernent à la plus extrême prudence. Elles devraient inviter les parlementaires à la modération et leur rappeler que leur rôle est de veiller aux débordements de l’Etat et de ses finances, au lieu de lui donner de nouvelles armes. Quant à ceux qui se révoltent au nom de l’éthique, ils devraient fuir de la tentation de légiférer, car nul ne devient meilleur par obligation légale. La sagesse, dit-on, commence avec la peur du gendarme. Mais quand il y a un gendarme à tous les coins de rue, on est déjà en Union Soviétique. Certains, il est vrai, ont la nostalgie du grand soir.

 

 

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Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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