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CE N’EST PAS ENTENDABLE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Février 2009 01:00
 Respecter la propriété privée...ce n'est pas entendable !

Ainsi s’est exprimé François CHEREQUE à l’issue du « sommet social » de mercredi dernier. Les puristes auraient plutôt dit « inaudible » ou mieux encore « inadmissible » ou « suranné », mais le secrétaire général de la CFDT a voulu s’exprimer plus simplement.

Mais qu’est ce donc qui n’est « pas entendable » ?

C’est le propos de Madame Laurence PARISOT qui a osé évoquer le « droit de propriété ». Il y a en effet de quoi crier haro sur le baudet. Soutenir que les actionnaires ont un droit de propriété et sur le patrimoine de l’entreprise et sur le profit est en effet « d’une autre époque ». D’ailleurs n’a-t-elle pas précisé ces derniers jours que le profit ne pouvait et ne devait avoir que deux destinations : être distribué sous forme de dividendes ou être réinvesti dans l’entreprise, le choix revenant d’ailleurs auxdits actionnaires.

L’indignation de François CHEREQUE était en écho de celle de Nicolas SARKOZY dans son prêche sur la « justice sociale ». Comment tolérer que les entreprises du CAC 40 aient distribué 50 milliards de dividendes alors que les plus démunis des Français voient leur pouvoir d’achat fondre à toute vitesse ? Le 5 février dernier, le Président était déjà revenu sur le partage du profit, vieux serpent de mer qui a inspiré la législation sur la participation obligatoire dans les entreprises. « La justice sociale » au-dessus du droit de propriété : c’est la grande idée à la mode, elle nous revient de la vulgate marxiste, avec les relents du totalitarisme soviétique.

Pour moi, c’est la négation de la propriété privée, et l’évocation d’une telle justice sociale qui ne sont « pas entendables ». 

Pas entendable la contestation du droit de propriété en lui-même, car la propriété accompagne nécessairement la liberté puisqu’elle met en jeu la responsabilité personnelle, elle permet d’attribuer à chacun la conséquence de ses actes, elle est sanction ou récompense. « L’homme naît propriétaire » disait Bastiat,  exprimant qu’il est dans la nature de l’homme de chercher à constituer un patrimoine, à le faire fructifier, parce que l’homme est créateur, il veut démontrer ce dont il est capable. On ne peut briser le droit de propriété sans briser l’homme lui-même. 

Pas entendable la remise en cause de l’entreprise privée. Tous les progrès économiques réalisés depuis des siècles ont été les conséquences des initiatives d’entrepreneurs, de ces innovateurs qui ont mis en évidence ce qui échappait jusque là aux autres. « Ceux qui trouvent gardent » : ce principe du « finder keeper » explique l’extraordinaire efficacité du capitalisme, ce système qui admet l’appropriation du profit par ceux qui l’ont créé. « J’en fais mon affaire » : promesse que les choses seront bien faites. Par contraste, si l’entreprise n’est pas privée, elle est publique, étatique, collective et l’échec économique et humain de ces formes d’entreprises n’a plus à être prouvé.

Pas entendable le droit social qui devrait être attribué aux salariés sur les profits. Certes les actionnaires peuvent décider de se priver de leur propre profit pour en remettre une part à leurs salariés, cette initiative volontaire est un choix de gestion délibéré. Mais en revanche le partage imposé est une expropriation pure et simple.  

Pas entendable les propos sur le scandale des profits des grands groupes. Préfère-t-on des groupes en déficit, qui vont survivre aux crochets de la population à grands coups de subventions ? Et qui sont ces actionnaires que l’on entend déposséder ? Des milliardaires appartenant à une caste supérieure, ou des épargnants qui ont placé leur argent en vue d’un achat ultérieur, des gens inquiets pour leur retraite compromise par la Sécurité Sociale, ou simplement des hommes et femmes libres de faire ce qu’ils veulent de leurs économies ? 

L’attaque contre les actionnaires est assez rocambolesque quand on sait qu’en  moyenne ils auront perdu depuis quelques mois 50 % de la valeur de leur portefeuille.

Pas entendable l’appel à la justice sociale, dont HAYEK a démontré qu’elle a été le prétexte de toutes les injustices réelles, d’une redistribution des revenus tout à fait arbitraire. La justice sociale est-ce l’égalité ? « Il n’y a pas de pire injustice que de traiter également des choses inégales » disait Aristote. Si ce n’est pas l’égalitarisme absolu, est-ce une certaine distribution des revenus entre tous les Français ? Laquelle ? Rawls a tenté d’expliquer  que l’optimum social est atteint quand ceux qui ont le moins ont le plus de ce que l’on puisse donner sans amoindrir le total des richesses. Cette pétition de principe est sentimentale mais imprécise, et nul ne sait s’il faut redistribuer ou non. A l’heure actuelle la France est malade de la redistribution : en faveur du secteur public et des fonctionnaires et au détriment des acteurs du secteur privé, en faveur des corporations privilégiées et au détriment des consommateurs, en faveur des parasites et des assistés permanents au détriment de ceux qui travaillent, entreprennent et épargnent, en faveur des générations actuelles au détriment des générations futures. La redistribution est une amputation de la propriété qui n’existe que parce que des forces organisées, des lobbies et bien évidemment des syndicats ne cessent de faire pression sur les politiciens pour obtenir des privilèges, au nom de la justice sociale.

 

Pas entendable d’ailleurs la voix criante de ces leaders syndicaux, baptisés « partenaires sociaux » alors qu’ils divisent et cassent la société française.

Oui, réellement, pas entendables ? Pourtant ils sont les seuls que l’on écoute !

 

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Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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