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Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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DÉTOUR SURPRISE PAR BAGDAD PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 16 Février 2009 01:00
 Il n'y aura pas de Français en Irak...

Le Président SARKOZY devait se rendre directement de Paris aux Émirats du Golfe, il nous a fait la surprise d’un détour par Bagdad. Je dirai même double, triple surprise.

La première surprise, c’est la nouvelle image que les Français auront eue de la situation actuelle dans la capitale de l’Irak. Depuis des mois, nos medias ont présenté la ville comme le théâtre quotidien d’attentats, de violences, de désordres. C’était bien la preuve irréfutable de l’échec de l’expédition américaine, de l’erreur militaire et diplomatique de la politique Bush – le président honni. Voici qu’on reconnaît maintenant que Bagdad a retrouvé la vie, que les gens peuvent à nouveau y circuler, y travailler, et peut-être même s’y amuser. Y aurait-il eu par hasard quelque exagération dans la description apocalyptique des malheurs de Bagdad ? La politique américaine aurait-elle connu quelque succès ? Certes, je n’ignore pas les tensions persistantes entre Chiites et Sunnites, ni la gravité du problème kurde (qui se pose aussi bien à Ankara et Moscou qu’à Bagdad). Mais que la paix soit revenue après des années d’épouvante n’en demeure pas moins une réalité, découverte avec surprise par la plupart de nos compatriotes, grâce à notre Président.

Autre surprise : il y a eu des élections librement organisées et vécues à Bagdad et dans l’Irak entier. Remplacer la dictature par la démocratie : l’objectif américain aurait-il été atteint ? C’est un chef de gouvernement démocratique que Nicolas SARKOZY a serré sur son cœur avec émotion en arrivant à Bagdad. Ce sont des élus qui prendront en charge le gouvernement des régions irakiennes, et souvent les ennemis d’hier se sont coalisés pour partager demain le pouvoir. Voilà qui dément la fable qui veut que certains peuples soient condamnés à la dictature, un mal nécessaire qui justifierait le pouvoir absolu de BOUTEFLIKA comme de KHADAFI. On tient le même raisonnement pour les pays africains, et la politique française, voire occidentale, a toujours consisté à rechercher le « bon » dictateur. Des slogans comme « on n’impose pas la démocratie par la force » ont fait recette ces derniers temps. C’est oublier que les Européens ont retrouvé la démocratie en 1945 grâce à « l’invasion » américaine, c’est ignorer que la démocratie, expression de la liberté politique, est une aspiration des peuples, et qu’elle éclot naturellement dans le cœur des hommes et des femmes tenus en esclavage depuis des siècles, parce que la liberté est dans la nature des êtres humains. Les Allemands, les Russes ou les Italiens étaient-ils des peuples « faits » pour la dictature ? Les Irakiens, Iraniens, Éthiopiens, Cubains, Coréens et autres seraient-ils des hommes si différents, peut-être même des spécimens de sous-humanité ? 

Autre surprise : voici que la France s’empresse auprès de la jeune démocratie irakienne pour y retrouver la place éminente qu’elle y avait du temps de SADAM HUSSEIN. L’empressement est d’un assez mauvais goût. La diplomatie française a activement lutté contre la guerre en Irak, puis elle a laissé Américains et Anglais en charge de l’Irak, puis elle a attendu que les choses se passent, que l’ordre soit revenu et la démocratie installée. Coucou : voici à nouveau la France, cette France jadis amie du dictateur, qui assurait la sécurité de nos approvisionnements en pétrole, qui arrosait aussi nos partis politiques de tous les bords, qui nous achetait armes et techniques. Voici la France prête à faire à nouveau du business, mais évidemment sans esprit de lucre, puisque la loi du profit a été abrogée dans notre pays solidariste et collectiviste. Il fallait, nous a-t-on dit, que Nicolas SARKOZY devance la visite d’OBAMA en Irak et dans la région du Golfe : histoire d’affirmer notre préséance diplomatique et économique sur toute autre nation au monde. Oubliant qu’il a quitté la présidence de l’Union depuis le 1er janvier, Nicolas SARKOZY parle même au nom de l’Europe. Je trouve donc quelque impudeur et quelque mégalomanie à se présenter aux Irakiens en « interlocuteur valable », car je ne vois pas à quel titre les Irakiens nous réserveraient un traitement de faveur, ni même auraient la moindre considération pour des dirigeants français qui ont joué pendant un demi-siècle les Ponce Pilate. La seule visite du président français, et ce geste «d’amitié spontanée » pouvaient-ils effacer un passé si lourd ? 

Sans doute le rôle d’un Président est-il d’exprimer le désir de paix et d’amitié de la France avec les peuples du monde entier. Sans doute devait-on tôt ou tard renouer avec l’Irak des liens que nous avions rompus ou dévoyés. Sans doute les entreprises françaises ont-elles besoin de débouchés dans les pays émergents, sans doute la France a-t-elle besoin de diversifier ses approvisionnements. Mais toutes ces bonnes raisons n’autorisent pas des surprises de taille, dont nul ne sait si elles avaient été préparées de longue date par le quai d’Orsay (dont le locataire, le bon docteur K, avait naguère offensé le premier ministre iranien) ou si elles ont été le fruit d’une impulsion mortelle ou providentielle. 

Si la France était une vraie démocratie, nul doute que de telles surprises nous seraient inconnues. D’une part, le sort de nos entreprises, de nos relations économiques internationales et de nos emplois  ne dépendrait pas des initiatives d’un président de la république commis voyageur à la recherche de contrats mirobolants (une tradition bien française). D’autre part, la diplomatie serait définie au niveau du Parlement, et ne constituerait pas un « domaine réservé » comme l’a institué la V° République. Une rupture avec ces mœurs politiques aurait été, à coup sûr, une vraie surprise.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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