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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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QUESTIONS SUR LA RELANCE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 09 Février 2009 01:00
 Qui veut perdre des millions ?

Questions politiquement incorrectes, qui n’ont donc pas été posées au Président :

1° Faut-il une relance ?

2° Faut-il relancer l’investissement ou la consommation ?

3° Faut-il relancer le dialogue social ?

4° Faut-il relancer les impôts et la dette ?

Pour moi, la réponse est claire : c’est quatre fois non. 

Si on entend par relance une série d’interventions de l’Etat pour sortir d’une crise qu’il a provoquée, je ne comprends pas très bien. Si on entend par relance l’aptitude d’une économie de libre entreprise et de libre entreprise à digérer les erreurs de l’Etat et à repartir grâce au dynamisme du capitalisme mondialisé, je dirai oui à cette relance, mais ce n’est pas celle que les hommes d’Etat, les médias et même les peuples ont en tête.

Dans ces conditions, relancer par l’investissement ou la consommation devient un choix tout à fait anecdotique. C’est pourtant autour de ce choix que s’affrontent gouvernement et oppositions. Des investissements en infrastructures, destinés à améliorer les équipements collectifs français, sont-ils préférables à une augmentation massive de pouvoir d’achat ? Le gouvernement fait valoir que l’argent donné aux consommateurs peut se porter sur des produits étrangers, de sorte que l’on relance nos fournisseurs sans donner aucun « stimulus » aux entreprises françaises. Ce n’est pas faux. Le gouvernement fait aussi remarquer que l’on a accumulé des retards dans l’entretien de nos infrastructures : énergie (centrales nucléaires), transports (réseau ferré) ont été négligés par les entreprises publiques qui en ont la charge. Depuis une dizaine d’année, au sein du budget de l’Etat, les seuls postes en expansion sont le service de la dette et les salaires des fonctionnaires, tandis que l’investissement public est en panne.

De toutes façons, qu’il s’agisse de la consommation ou de l’investissement, on est toujours en pleine illusion keynésienne : la crise se soignerait par une forte poussée de la « demande globale ». Dépenser plus, ce serait le secret de la prospérité.

Cette analyse est délirante, parce que la crise est toujours due à des dérèglements de la production, mal adaptée aux besoins, incapable de s’aligner sur des concurrents plus performants. La crise est un refus d’adaptation, un manque de flexibilité, un gaspillage de ressources dans des emplois dont personne ne veut (les Français ont-ils besoin de tant de « services publics », qui rendent si peu de services au public, mais qui « justifient » l’emploi d’un Français sur deux ?). La crise était en gestation bien avant les « subprimes », et aujourd’hui on feint de découvrir les erreurs accumulées depuis quelques décennies. C’est donc du côté de l’offre, du côté des conditions de fonctionnement des entreprises, et des motivations des entrepreneurs, travailleurs et épargnants qu’il faut regarder pour sortir de la crise. Regarder du côté de la demande est stérile, et aggrave la situation puisque les revenus distribués à ceux qui investissent ou qui consomment n’ont aucune contrepartie dans l’appareil productif – on peut évidemment toujours soutenir que dans vingt ans la France dotée d’un parc d’éoliennes couvrant la moitié de son territoire paiera moins cher son énergie, ce qui est d’ailleurs faux.  

Faute de relancer la production, un homme d’Etat cherche toujours à relancer le dialogue social. Le premier acte du dialogue social étant la grève et la contestation, le stimulus sur la production est en effet très faible. Mais de plus le dialogue social signifie la pression inacceptable et anti-démocratique d’une poignée de privilégiés qui terrorisent les gouvernants et imposent la loi de la rue à des citoyens qui voudraient travailler et vivre en paix. Aujourd’hui pour plaire aux syndicats il est de bon ton de rallumer la lutte des classes, de désigner les « patrons » à la vindicte populaire. Il est plus facile de mettre l’accent sur quelques salaires « indécents » que de dénoncer les sinécures et les corruptions des hommes politiques et des dirigeants syndicaux. Ces campagnes anti-patrons sont animées par la haine de ceux qui réussissent, par l’égalitarisme effréné. Les tricoteuses attendent les charrettes qui conduiront à l’échafaud la noblesse de l’industrie, du commerce et de la finance condamnée par le grand jury de Besancenot-Tinville.  

En fait, la seule relance que le peuple de France connaîtra de façon sûre, c’est celle des dépenses publiques et de la dette. Impôts et charges vont couvrir une partie du « plan de relance », mais le plus gros sera assuré par l’augmentation de la dette publique. Aucune importance : les nouvelles générations paieront. Faux : dès l’an prochain, le service de la dette augmentera, et avec lui les impôts. Faux également : dès aujourd’hui les dépenses nouvelles sont en train « d’évincer » certaines dépenses traditionnelles. C’est moins de couverture sociale, moins de retraites, moins de tribunaux, moins de policiers. « Service minimum pour Etat maximum ».

L’Etat dépense un argent qu’il n’a pas, il le prendra dans notre poche par tous les moyens : les impôts bien sûr, les cotisations sociales, et immanquablement « l’impôt d’inflation ».

Ce que l’on va relancer, c’est donc le chômage et la misère. Mais ces fléaux n’atteignent pas les sommets de l’Etat, où planent nos princes énarques et nos politiciens présomptueux. Ils ne concernent que le peuple de France. Celui-là même que l’on pousse aujourd’hui dans la rue pour réclamer une « vraie relance ».

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1343 du 29 novembre 2017

Editorial : Le doux commerce
Actualité
:
Le libéralisme est libéral - La grande cause du quinquennat - Agir : Les constructifs se détruisent
- La leçon africaine d’Emmanuel Macrons
Connaissance du libéralisme :
Liberté et Propriété, la synthèse 
Lu pour Vous :
Assemblée Générale 2017 de l’ALEPS - Hervé Novelli lauréat du Prix Renaissance de l’économie


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