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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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L’économie est déséquilibre

Figure emblématique de l’école « autrichienne », ce professeur à l’Université de New York a développé l’idée de son maître Mises : l’économie est déséquilibre.

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ETAT MAXIMUM, SERVICE MINIMUM PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 02 Février 2009 01:00
 Au royaume des aveugles...

L’Etat français, ayant atteint une taille hors du commun, est de moins en moins capable de fournir le minimum des services qu’on pourrait attendre de lui.

La grève de jeudi en est une illustration saisissante et, à mon sens, lamentable.

Une fois de plus la France aura été neutralisée par une infime minorité de syndicalistes et, une fois de plus les administrations n’auront pas assuré le « service minimum » qui aurait permis aux non-grévistes, aux familles et aux Français moyens de ne pas être tenus en otages.

Le service minimum avait été l’une des promesses électorales de Nicolas SARKOZY mais, ici comme ailleurs, il n’en a cure : passé le vote, passées les promesses.

De façon plus générale l’Etat français est devenu tellement énorme, tellement obèse, qu’il est totalement frappé d’impuissance. Ce n’est pourtant pas faute de gesticuler : notre souverain s’occupe de tout, il défend l’emploi, relance l’économie, reconstruit la justice, supprime la publicité dans les télévisions publiques, ramène la paix au Moyen Orient, redessine l’Europe. Mais il a été incapable de supprimer les 35 heures, ni l’impôt sur la fortune. Il a été très capable au contraire de nommer un socialiste théoricien de l’économie planifiée à un poste de direction de l’UMP, et il aime prendre le conseil de tous intellectuels de gauche. La coupe est réellement pleine.

Le nouveau discours sur « le retour de l’Etat » laisse entendre qu’il y a quelque chose au sommet de la nation autre que les creux discours des énarques et ministres serviles. Mais le roi est nu. Il n’y a pas d’argent pour financer les relances sectorielles. Le « fonds souverain » est dans une poche percée. Mais, pire encore, la moindre initiative élyséenne est immédiatement tournée en ridicule par des lycéens, des instituteurs ignorants, des syndicalistes tout-puissants. Le vrai gouvernement de la France est dans ces syndicats terroristes, assurés de l’impunité et de la grande complaisance des médias, maîtrisant le transport, l’énergie, l’éducation, la culture. Je pensais que l’un des attributs du pouvoir est la souveraineté, à savoir qu’il ne peut y avoir sur un même territoire cohabitation de plusieurs sources du droit. Point du tout : le pouvoir n’est pas à l’Elysée, il est dans la rue. D’ailleurs tout le monde au gouvernement est paralysé par la peur : la hantise du dialogue avec les « partenaires sociaux » (le bourreau est partenaire du guillotiné), la référence incessante à la concertation, la préservation à tout prix de la « paix sociale », tout cela délite le pouvoir, ridiculise les gouvernants, et finit par caricaturer la fonction présidentielle. Nous sommes revenus à ce que Jean François Revel appelait « l’absolutisme inefficace ».

L’obésité mène au diabète – on ne cesse de nous en avertir. Mais le diabète conduit à son tour à la cécité. Trop gros, trop impotent, l’Etat français devient aveugle. Il est dans l’impossibilité de voir plus loin que le prochain sondage ou la prochaine élection Celle qui va concerner l’Europe au printemps prochain ne sera pas triste. Mais il est hors de question de s’attaquer à deux questions, au demeurant liées, qui vont largement conditionner le taux de chômage dans les mois à venir : les charges salariales (donc la compétitivité internationale) et la Sécurité Sociale. On continue à faire comme si les déficits de l’assurance-maladie et des retraites étaient purement conjoncturels, alors qu’ils sont structurels. Mais oser regarder l’horizon 2012 et savoir ce que seront alors les déficits, la dette accumulée, le service de la dette, les suppléments de cotisations et l’amputation des prestations, cela n’intéresse pas l’Etat maximum. Le sort réservé à la jeunesse n’est pas non plus l’objet de beaucoup d’intérêt. On fait un cinéma sur les discriminations positives, l’abandon de la culture générale, mais on n’envisage pas de soustraire les enfants à cette meute d’instituteurs dont on ne voit pas ce qu’ils peuvent apporter à la jeunesse sinon l’inculture, l’exclusion sociale et le nihilisme. Personne n’envisage sérieusement d’introduire quelque élément de concurrence entre les établissements, de sanctionner les mauvais maîtres et de promouvoir les bons.

Chaque fois que ces perspectives du moyen terme sont évoquées, on s’abrite derrière les « évolutions remarquables et les réformes audacieuses » entreprises par les ministres successifs de la santé, du travail, de l’Education Nationale. Ils n’ont fait à ce jour que des ronds dans l’eau.

L’Etat maximum doit se mettre d’urgence au régime. Il doit se délester d’un secteur public pléthorique, inefficace et incivique. L’Etat doit assurer les missions minimales qui légitiment les impôts et les fonctionnaires : protéger les biens et les personnes, garantir les droits de propriété, assurer la liberté du travail, la liberté d’installation, mettre fin aux deux monopoles surannés de la Sécurité Sociale et de l’Education Nationale.

Pour l’instant, l’Etat suffoque, il plie sous son propre poids, et se trouve bien mal armé pour faire face à la fronde des parasites, et assumer le minimum de services publics.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

Editorial : L'école de la République
Actualité
:
Une grève tout à fait logique - L’avenir est-il à la confédération ?  - La discussion du budget 2018 est en marche
Connaissance du libéralisme :
Liberté et droit, la synthèse
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