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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 26 Janvier 2009 01:00
 Bercy

Je te donne mon argent. Tu me donnes ton bonus.

C’est le marché donnant donnant mis en mains par le gouvernement, et ceux qui ne l’accepteront pas devront « s’adresser à un autre guichet » a précisé Madame Lagarde.

Premier problème : l’Etat n’a pas d’argent, sauf celui qu’il confisque sur-le-champ au contribuable ou qu’il emprunte (il sera confisqué dès l’an prochain pour assurer « le service de la dette »).

Deuxième problème : le bonus ne peut se donner qu’en respectant un contrat de travail, et en recevant l’aval des actionnaires ; une simple décision politique peut-elle effacer le droit des sociétés et les obligations contractuelles ?

Mais, apparemment, ce sont des détails qui n’arrêtent pas nos relanceurs. On est dans l’urgence, donc on est dans l’arbitraire.

Le principe du donnant-donnant ne serait-il que le fruit de circonstances exceptionnelles et de la panique d’un gouvernement en mal d’idées mais en veine de slogans ? Je ne le crois pas malheureusement, et ce n’est pas par hasard que notre Ministre de l’Economie, juriste éminente qui sait peser ses mots, a parlé de « guichet ». L’intention affirmée par nos dirigeants est de passer de l’économie de marché à l’économie de guichet. Il n’est plus nécessaire d’être en harmonie avec les besoins des clients, il suffit d’être en accord avec les règlements des bureaucrates.

Voilà l’un des aspects de ce « retour de l’Etat » salué avec enthousiasme par des millions de personnes ignorantes de l’histoire contemporaine, et par une élite assoiffée d’un pouvoir économique que la mondialisation a arrachée aux prédateurs pour le donner aux consommateurs et aux producteurs.

Les clauses du contrat donnant-donnant sont bien simples.

Il y a d’abord : Tu me donnes tes impôts, je te donne mes fonctionnaires et mes protégés. La France est devenue le pays le plus fiscalisé d’Europe, parce qu’elle a aussi le secteur public le plus développé, la dépense publique la plus croissante.

Il y a ensuite : Tu me donnes ton travail, je te donne mes grèves. La grève générale du 29 janvier sera là pour démontrer qu’en pleine crise, la France peut se payer le luxe des manifestations, des surenchères. La fonction publique et les syndicats non-représentatifs paralysent le pays, et désorganisent le travail et la vie quotidienne, mais qu’importe ?

Il y a enfin : Je te donne ta sécurité, tu me donnes ta liberté. C’est sans doute à ce troc que se ramènent tous les autres donnant-donnant. Les Français sont apeurés : par la conjoncture économique, par le choc des civilisations, par le chômage, par le pouvoir d’achat, et enfin par le réchauffement climatique et autres catastrophes environnementales annoncées. Les dirigeants les rassurent : l’Etat veille. Il va relancer la conjoncture, œuvrer pour la paix, intégrer toutes les cultures, soutenir les entreprises, dynamiser le commerce, et - grâce au Grenelle de l’environnement – sauver la planète. Mais pour réaliser ce programme, l’Etat a besoin de subventionner (donc de prélever), de réglementer (donc de brider l’initiative), de contrôler (donc de tout prendre en mains). L’économie sera « régulée », et il est symptomatique que l’on sacralise l’économiste Eric Besson, un théoricien de la « régulation », terme élégant pour désigner le dirigisme et la planification.

Le peuple de France verse-t-il peu à peu, comme le disait La Boétie, dans « la servitude consentie » ? Le pouvoir a suffisamment de clientèle, de postes à créer ou à protéger, de manne publique à distribuer ; il ne manque pas non plus d’instructeurs (Education Nationale) ni d’informateurs (chaînes et radios publiques) pour éduquer, former, plier l’opinion publique. Chez nous, il n’y a pas de retour de l’Etat, puisque il n’y avait jamais eu de départ, mais il y a main basse de l’Etat sur tout ce qui est la vie, la création, le savoir.

Personnellement, et puisque c’est à la mode, je fais un rêve : je rêve d’un autre donnant-donnant. Je donnerais des impôts pour de véritables services publics, pour qu’on me donne enfin une police, une justice et une défense dignes de ce nom. Je donnerais des cotisations sociales pour être réellement bien soigné et pour avoir une retraite décente, à moindres coûts. Je donnerais des mandats à des parlementaires pour qu’ils tiennent leurs promesses et qu’ils me donnent ce que j’en attends : la limitation du pouvoir et la garantie de mes droits personnels. C’est ce que l’on a appelé jadis « le contrat social ».

Encore mieux : je ne donnerais rien à l’Etat, et il ne me donnerait rien.

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1318 du 18 avril 2017


Editorial : 23 avril : fête de la Miséricorde

Conjoncture : Diminuer les charges sociales

Actualité  : Turquie : la dictature est en place - Trump contre Kim Jong-Un

Spécial présidentielles  : Pourquoi nous, économistes, soutenons Fillon - Fillon - Macron : comparaisons

Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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