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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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L’HOMME LE PLUS PUISSANT DU MONDE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Janvier 2009 01:00
 Obama

L’évènement marquant de ces jours à venir sera l’accès de Barak OBAMA à la Présidence des Etats-Unis. On dit traditionnellement que le locataire de la Maison Blanche est l’homme le plus puissant du monde. Il y a quelque exagération dans cette formule car, tout OBAMA qu’il soit, et quelle qu’ait été l’ampleur de son succès électoral, le Président américain trouvera sur sa route des difficultés et des limites dont il devra bien tenir compte. 

Je ne voudrais pas grossir le flot des commentaires de quelques considérations banales. Je voudrais surtout souligner l’écart qui peut exister entre ce que disent les candidats et ce que font les élus. Cet écart est habituel en France. En sera-t-il de même avec OBAMA ?

Dans trois domaines il tiendra vraisemblablement ses promesses, au moins dans un premier temps. Le premier est la poursuite du plan de relance de quelque 800 milliards de dollars, dans le sillage du plan que George W. BUSH avait prévu. Encore OBAMA envisage-t-il dès maintenant d’aménager ce plan d’une façon plus originale que prévu : il assortit la croissance des dépenses publiques d’une substantielle baisse des impôts, réalisant en apparence l’alliance de la carpe et du lapin, c'est-à-dire de l’impulsion publique et de la dynamique privée.

Le deuxième domaine est la politique environnementaliste. OBAMA a été sous influence d’Al GORE, et un certain nombre de mesures inspirées par le lobby des verts seront prises dès le début. Mais ira-t-on comme en France jusqu’à imaginer par exemple une fiscalité pénalisant les grosses voitures ? Ce serait donner le coup de grâce à l’industrie automobile. Le troisième et dernier domaine est celui de la protection sociale. OBAMA a promis d’élargir considérablement les allocations, subventions et retraites, avec peut-être le modèle français en tête. Mais CLINTON s’y était cassé les dents, compte tenu des coûts prohibitifs d’une socialisation de la santé et d’un rejet de la capitalisation. Somme toute OBAMA va réaliser une partie de ses engagements, mais il ne pourra réaliser le « rêve » dont il a parlé abondamment pendant sa campagne. 

Restent tous les autres domaines de la politique américaine, ils ne sont pas mineurs. Bien que l’on attende la date fatidique du 20 janvier pour croire à la paix dans la bande de Gaza, on a déjà vu que les positions vis-à-vis de l’Iran, de l’Afghanistan et au Moyen Orient ne sont pas éloignées de celles de son prédécesseur, et Hilary CINTON a dit son intention de ne pas révolutionner le fond de la diplomatie américaine, sinon sa forme. Évidemment OBAMA s’est abrité ces derniers jours derrière sa position de président élu non encore président. Mais il serait surprenant qu’il nous réserve un coup d’éclat sur ce chapitre.  

La continuité sera aussi la règle dans le domaine du commerce international. Contrairement à ce que l’on pouvait craindre avec ses annonces pendant la campagne électorale, OBAMA ne s’est pas converti au protectionnisme, et ne remettra pas en cause le principe du libre-échange mondial. Voilà sans doute ce qui va peser le plus lourd dans le futur.  

On fait souvent le parallèle entre l’ère OBAMA naissante et la période de ROOSEVELT. Sans doute le « retour de l’Etat », le « New Deal » peuvent-ils évoquer les années 1930. Il y a cependant une différence fondamentale : de 1930 à 1939, tous le pays occidentaux ont fait une surenchère protectionniste, chacun croyant se protéger de la Grande Dépression en s’abritant derrière ses frontières. Ce nationalisme économique a exacerbé le nationalisme politique et la xénophobie, ce qui a été la cause principale du conflit mondial. Les idéologies totalitaires, de Hitler comme de Staline, avaient associé socialisme et nationalisme.  

Fort heureusement on ne songe pas aujourd’hui à répéter cette erreur tragique, et le « sommet du G 20 », tout en appelant de ses vœux une « refonte du capitalisme » n’a pas remis en cause la mondialisation – feignant d’ignorer que la mondialisation est évidemment le plus grand succès du capitalisme, et le véritable gage de la paix mondiale. 

La mondialisation est la garantie fondamentale que les Etats-Unis éviteront les dérapages, tant monétaires que budgétaires, réglementaires ou fiscaux. Il suffit que l’un des Etats impliqués fortement dans les échanges mondiaux continue à respecter les règles de la compétitivité et ne se laisse pas aller aux illusions qui ont nom relance, fonds souverains, dépréciations monétaires, démagogie syndicale pour que les autres soient amenés à ne pas dépasser certaines limites de l’anti-économique. Or, pour l’instant, quelques pays européens (comme l’Allemagne) ou émergents (comme l’Inde et peut-être la Chine) ne veulent pas s’engager dans le cycle déficits-inflation–chômage ni goûter aux délices de l’endettement.


Le gendarme de la mondialisation interdit donc à Barak OBAMA, et à tous les autres puissants de la terre, de franchir la ligne jaune.

Un schéma très répandu veut que la politique (voire même l’environnement) domine l’économie. Mais la réalité, depuis des siècles, est inverse : des peuples ruinés par la politique, et dressés les uns contre les autres, ont fini par se reconstruire économiquement, à retrouver les vertus de l’échange et le chemin de la paix. Il n’est pas d’homme politique assez puissant pour ignorer durablement les lois de l’économie et l’impératif de la liberté humaine.

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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