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Jacques Garello l www.libres.org

Lettre ouverte aux retraités actuels et futurs, cet opuscule est un véritable condensé de tout ce que Jacques Garello a écrit sur le sujet. A lire absolument si vous vous interrogez sur le futur du système des retraites par répartition.

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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2009 : L’ANNEE EUROPEENNE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 12 Janvier 2009 01:00
 L'Europe grelotte...

Commençons par le plus important, et de loin : notre vie personnelle et familiale. Je souhaite qu’elle soit pour vous et les vôtres la plus heureuse possible, et je forme tous les vœux traditionnels mais sincères de santé, prospérité et harmonie.

Nous sommes sollicités sans cesse par les marchands de peur, et nous croulons sous leurs cadeaux empoisonnés : la crise financière, la récession économique, l’explosion au Moyen Orient, et l’inévitable réchauffement de la planète, dont nous ressentons actuellement les effets pervers. Sans doute ne doit-on pas verser pour autant dans l’irénisme, ni fermer les yeux sur la réalité pour ne pas avoir à l’affronter.

Entre l’alarmisme systématique et l’optimisme béat il y a sans doute un juste milieu. En ce qui me concerne, j’ai toujours professé que le libéral était un pessimiste à court terme, et un optimiste à long terme. Pessimisme quand on voit les difficultés dans lesquelles nous ont engagés les irresponsables politiques, les écologistes et socialistes de tous les partis. Pessimisme quand on voit que l’on cherche la réponse à ces difficultés du côté de l’Etat, quand on assiste au retour à la mode de Keynes et de tous les charlatans de sa mouvance. Mais optimisme quand on sait qu’il y a des gens qui ont su raison garder, qu’il y a des travailleurs, des épargnants et des entrepreneurs qui continuent à progresser, quand on voit tant de millions d’êtres humains avides de développement et en train d’émerger dans le paysage mondial. Surtout optimisme quand on mise sur l’homme, sa capacité créatrice, son sens de l’échange et de la communauté : tout ce qui le distingue du monde animal. Je le répète inlassablement : la vérité vaincra. La vérité, c’est celle que l’on trouve du côté de la liberté et de la responsabilité des êtres humains.

L’Europe nous offre une bonne image du meilleur et du pire, et elle tiendra une place importante en cette année 2009. Le pire, c’est l’acharnement à mettre en place un pouvoir européen fort, capable tout à la fois de mener des politiques économiques et sociales et de se doter d’une diplomatie unanime et efficace. Le pire c’est ce plan de relance à coup de dépenses publiques et de subventions arbitraires et déloyales, et c’est le sacrifice de la monnaie européenne et de l’équilibre budgétaire sur l’autel du keynésianisme. Le pire, cela me semble surtout la menace que fait peser le KGB de Poutine sur la paix européenne.

La suppression des livraisons de gaz à l’Ukraine, puis aux pays des Balkans, s’inscrit dans une offensive doublement redoutable. D’une part, il y a une offensive politique en vue de remettre en cause l’indépendance de l’Ukraine, naguère joyau de l’empire russe et soviétique, aujourd’hui tournée vers l’Occident. D’autre part, il y a une offensive économique pour imposer aux Occidentaux un prix de l’énergie prohibitif, et les dissuader de construire le « gazoduc du Sud » qui permettrait d’échapper au chantage de Moscou. Le gaz de Gazprom est aussi explosif que les missiles du Hamas. Cette double offensive trouve l’Union Européenne bien divisée, ce qui montre l’insanité d’une diplomatie commune.

Heureusement, le pire peut être évité et il y a aussi un meilleur possible.

Le pire sera certainement évité s’agissant de la construction européenne. En dépit de ses efforts, notre Président ne sera suivi ni par Madame Merkel, ni par les Irlandais, ni par le président Tchèque. On pourra aussi échapper au pire dès que certains pays auront compris les méfaits de la relance artificielle. 

Les Allemands, y compris les gens du SPD, ne veulent pas renoncer à la rigueur monétaire qui a été à l’origine du « miracle » de Ludwig Ehrardt et qui leur a valu cinquante ans de prospérité ininterrompue. Bien d’autres gouvernements ne suivent pas la ligne de Paris. Enfin, on repoussera Poutine et sa clique dans leurs retranchements si la pression de la Pologne et de l’Europe centrale tire l’Union vers la fermeté, comme cela a été le cas à propos de la Géorgie.

Le meilleur serait que les orientations européennes soient totalement révisées en cours d’année. Il y a de ce point de vue deux raisons d’espérer. L’une est la présidence de Vaclav KLAUS. Cet économiste libéral, avec lequel j’entretiens des liens d’étroite amitié, a beau affirmer que la présidence de l’Union pour six mois ne permet pas à un petit pays de changer la donne, je suis sûr qu’il parlera haut et fort, et stimulera les ardeurs des anti-européistes (comme il dit). Il sera au cœur d’une coalition sans cesse élargie de pays tout à fait acquis à l’idée européenne, à la libre circulation des hommes, des produits, des capitaux et des entreprises, mais fermement opposés à la fois au pouvoir politique et administratif de Bruxelles et aux politiques dirigistes et protectionnistes. Vaclav Klaus est partisan de l’ouverture à la concurrence dans tous les domaines, il sait que les bastions des monopoles et des services publics ne pourront résister longtemps à la déferlante de la mondialisation, et il s’emploiera à hâter l’évolution.

L’autre espoir est la grande échéance électorale du printemps prochain. Le Parlement européen sera renouvelé, et à cette occasion s’ouvrira sans doute un grand débat sur les institutions et les politiques européennes. La ligne de partage entre l’Europe des Etats et l’Europe des Européens devrait en ressortir plus nettement dessinée. Il appartiendra aux libéraux de participer à ce grand débat aux côtés du président tchèque. Ce sera peut-être l’occasion de sortir l’Europe de son impuissance et de ses fantasmes pour lui rendre sa dignité de berceau de la civilisation et la mettre à l’heure de la liberté.

 

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Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


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