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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Après la « révolution marginaliste » qui avait pris des allures fort différentes dans les œuvres de Jevons, Walras et Menger, il fallait sans doute le talent pédagogique d’Alfred Marshall pour proposer un schéma d’exposition simple des principes de la science économique.

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MINUIT CHRETIENS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 29 Décembre 2008 01:00
 Il est né le divin enfant...

Minuit chrétiens, heure solennelle : ce chant de Noël aura sa place dans les églises sans doute, mais aussi sur les ondes et dans les émissions télévisées. On entendra les cantiques simples, naïfs et émouvants qui pour quelques instants nous redonneront peut-être un cœur d’enfant. Et les enfants seront au cœur de la fête, leurs jouets seront la marque de l’affection que l’on leur porte et de la joie d’être en famille.

Tout cela sera, en dépit de la déchristianisation, du laïcisme, du matérialisme caractéristiques de notre France voire de notre Europe. Nos hommes politiques français ont refusé de reconnaître à la tradition chrétienne la place historique qu’elle a tenue en tant que racine de la civilisation européenne, mais le christianisme, sous ses diverses formes, est toujours là. Déchristianisation peut-être – les croyants ont perdu de leur foi – mais pas éradication du christianisme : les chants de Noël, les émotions de Noël, les cadeaux de Noël seront toujours là. Les carillons de l’heure solennelle tinteront : Christmas Caroll…

Ces carillons pourraient également sonner le réveil du spiritualisme libéral en France. Les libéraux français et les autres reçoivent un merveilleux cadeau des mains de Benoît XVI. Dans une lettre que commente mon ami Jean Yves Naudet, le pape écrit à Marcello Pera, philosophe et ancien président du Sénat italien à propos de son dernier ouvrage : « Vous montrez que le libéralisme, sans cesser d'être libéralisme, mais au contraire pour être fidèle à lui-même, peut se lier à une doctrine du bien, en particulier à la doctrine chrétienne du bien, qui lui est connaturelle, offrant ainsi une contribution précieuse à la résolution de la crise ». Non seulement Benoît XVI ose employer le mot « libéralisme », mais il présente le vrai libéralisme, fidèle à lui-même, comme « connaturel » à la doctrine chrétienne. Libéralisme et christianisme ont pour commune référence la nature de l’être humain, sa dignité et sa liberté.

S’agirait-il d’un égarement passager du pape, désireux d’honorer un ami avec lequel il a fait jadis œuvre commune ? Voici que quelques jours plus tard il récidive, à l’occasion du message du 1er janvier adressé pour la journée mondiale de la paix : « combattre la pauvreté, construire la paix ». Le pape y évoque les limites de la « pure redistribution » et les « nombreux échecs des politiques fondées sur l’assistance ». Il souscrit aux analyses de l’économie de l’offre : «  Dans une économie moderne, en effet, la valeur de la richesse dépend dans une importante mesure de sa capacité de créer du revenu pour le présent et pour l'avenir. La création de valeurs devient donc une obligation incontournable, dont il faut tenir compte pour lutter de manière efficace et durable contre la pauvreté matérielle ».

Mais revenons à l’essentiel, aux liens naturels, constitutifs, entre libéralisme et christianisme. Dans leur belle période de rayonnement (pour ne pas dire de terrorisme) intellectuel, les marxistes étaient passés maîtres dans l’art d’opposer éthique et économie. A ceux que tentaient la réussite et le bien-être matériel ils disaient : « ne vous encombrez pas de la religion ». A ceux qui voulaient rester dans leur foi ils faisaient valoir que le capitalisme perd les âmes. « L’efficacité appelle le capitalisme, mais le capitalisme détruit la morale ».
Nous sommes aujourd’hui confrontés à la même subversion. A partir de l’idée à la mode suivant laquelle le capitalisme c’est la mort de la planète, et la finance c’est la mort de l’emploi, le grand projet de « refondation du capitalisme » est de sauver à la fois la planète, la justice et l’emploi en rejetant le marché, la libre entreprise et le libre échange.

A ce jour, trop de libéraux ont été maladroits en plaidant la cause de la liberté sur le seul terrain de l’efficacité, et en se concentrant sur la défense de l’entreprise ou le taux de croissance. Les valeurs morales et spirituelles passent à la trappe. Or, c’est précisément la signification et la beauté du libéralisme que de mettre en avant la personne humaine, son droit à l’initiative, son devoir de servir, sa recherche maladroite du vrai et du juste.

Cherche-t-on une solution à « la crise » ? Ce n’est sûrement pas le « retour de l’Etat » puisque l’Etat est le problème : hostile à la mondialisation qui réduit son pouvoir, revendiquant le monopole de la lutte contre la pauvreté et appauvrissant tout le monde, y compris les plus pauvres. D’ailleurs, pour qu’il y ait « retour », il faudrait qu’il y ait eu « départ ». Or, en France, avez-vous vu le départ, ou le retrait, même partiel ? 

La vraie solution est dans le retour de l’homme libre. Libre parce qu’éduqué à la liberté. Libre parce que responsable de ses choix. Libre parce qu’en compréhension des autres.

C’est sur le terrain de l’éthique, donc de l’éducation, du droit, des relations personnelles, de la société civile, que les libéraux doivent se présenter et se battre, contre tous les marchands de peurs collectives, contre tous les prosélytes de la lutte des classes.

 « Lycéens en lutte » : ces pancartes affichent le désespoir auquel on condamne les jeunes, qu’on persuade que les hommes et la société ne sont que lutte. Puissions-nous offrir aux jeunes le message de Noël. Puissions-nous faire découvrir ou retrouver à tous les Français, chrétiens ou non, l’éthique de la liberté. Joyeux Noël.

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : Deux foyers majeurs d'irresponsabilité

Conjoncture : La monnaie peut-elle être "souveraine" ?

Spécial présidentielles  : La non-réforme des non-retraites - François Fillon : le soft libéral - François Fillon : c'est de l'abîme que jaillit la lumière

Actualité libérale  : Trop de dépenses publiques c'est trop d'impôts


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