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Publication trimestrielle depuis plus de 40 ans, le Bulletin rend compte de la vie de l’ALEPS mais il propose aussi dans chacun de ses numéros plusieurs études de ses administrateurs, dont Fred Aftalion, Axel Arnoux, Jacqueline Balestier, Jean Philippe Feldmann, Georges Lane, Bertrand Lemennicier, Pascal Salin, Patrick Simon.

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LA CAPITALISATION EST ET DEMEURE LA SOLUTION PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Décembre 2008 01:00
 Retraites

Lecteurs attentifs de la Nouvelle Lettre, vous n’ignorez pas que c’était le thème de la réunion du mardi 2 décembre dernier au cours de laquelle je présentais au public parisien le dernier ouvrage que j’ai commis avec Georges LANE : « Le futur des retraites : la capitalisation ».

Que je vous dise d’abord comment les choses se sont passées. En préambule de la réunion se tenait à l’Assemblée Nationale l’une de ces « rencontres avec les Parlementaires » que Contribuables Associés organise régulièrement. Sous la souriante et amicale présidence de Dominique TIAN, cinquante et uns députés sont venus écouter ces économistes farfelus qui prétendent que la capitalisation est la grande réforme à introduire dans le système français, à l’instar de ce qui s’est fait à l’étranger. Une telle assistance, attentive et participative, n’est pas si fréquente. De quoi nous redonner espoir : il existe encore des élus français intéressés par les vrais problèmes de société et ouverts à des discours politiquement incorrects.

Les organisateurs, de Contribuables, de l’IREF et de l’ALEPS, n’avaient en revanche aucun doute sur les réactions du grand public auquel rendez-vous était donné quelques minutes plus tard à la Maison de la Chimie. La salle de deux cent vingt personnes a été juste suffisante, et l’auditoire a écouté et applaudi les six intervenants qui se sont succédés au pupitre : Alain MATHIEU, président de Contribuables Associés, Victoria CURZON PRICE, administrateur de l’IREF et analyste des retraites britanniques, Pierre BESSARD, correspondant de l’IREF en Suisse, directeur de l’Institut Constant de Rebecque à Lausanne, présentant les réformes en Allemagne, Jacob ARFWERDSON, traducteur et préfacier du livre de José Piñera, ministre du Travail initiateur de la réforme chilienne, la première et la plus fameuse. Avec Georges LANE, nous avons présenté les grandes lignes de notre deuxième tome.
La capitalisation est la solution. Résistera-t-elle à la crise financière ?

Que la capitalisation soit la solution cela ne fait guère de doute. Nous avons étudié l’évolution des systèmes de retraites de trente trois pays (les membres de l’Union Européenne plus la Suisse, les Etats-Unis, le Canada, le Japon, l’Australie et le Chili), et nous n’avons eu aucun mal à voir la convergence des mesures. Ayant perdu tout espoir de sauver le système par répartition dans des pays vieillissants, les réformateurs ont ouvert les vannes de la capitalisation. Les procédés sont en général la création ou le renforcement d’un deuxième pilier en capitalisation, destiné à suppléer voire même remplacer le premier pilier en répartition, et le développement d’un troisième pilier, fondé sur l’épargne volontaire et personnelle. Le deuxième pilier est assez souvent laissé au libre choix de l’assuré. Les pouvoirs publics donnent à l’assuré soumis à cotisations obligatoires pour le premier pilier la possibilité de détourner une partie de ces cotisations vers des fonds de pension. Ces fonds peuvent naître à l’initiative des entreprises privées ou des professions, mais dans ce cas les finances des fonds ne doivent être ni à la disposition ni sous le contrôle des entreprises cotisantes. Pour le troisième pilier, ce sont des exemptions fiscales qui facilitent la constitution des comptes d’épargne retraite et la gestion du capital ainsi accumulé.

Quand on propose aux futurs retraités le choix entre répartition et capitalisation, ils n’hésitent pas. D’une part, la rentabilité de l’opération est très élevée : avec les mêmes cotisations on a un rendement multiplié par cinq ou dix après quelques décennies de cotisation. D’autre part, les gens ont le sentiment que la retraite est devenue leur affaire : ils peuvent choisir leurs fonds, en changer, changer d’emploi sans perte de droits, transmettre le capital à leur famille, transformer leurs droits à retraite en autres actifs (acheter un appartement par exemple). Enfin, et non le moindre, tout ce capital investi représente autant de points de croissance en plus, des entreprises et des emplois peuvent se créer, les capitaux nécessaires sont là.

La capitalisation peut-elle demeurer cette solution-miracle dans une période de crise financière ? La question est revenue souvent mardi soir. Incontestablement, il n’y a aucune relation entre des mouvements boursiers de courte période, si profonds ou brutaux soient-ils, et des placements à très long terme. Après 10 ans d’investissement, on constate que 80% des « accidents » financiers sont gommés, leur trace aura complètement disparu après 20 ans, or la durée de cotisations est de 40 ans. Ces résultats sont fiables, ils ont été observés sur pratiquement deux siècles (186 années), et ils couvrent des périodes considérées comme catastrophiques : grandes guerres, dépression de 1929, crises du XIXème siècle, hyperinflations des années 1920 ou des pays d’Amérique Latine, etc. De plus, quoiqu’on en dise, les techniques financières sont aujourd’hui bien plus affinées et sécurisées qu’il y a un demi siècle. On a découvert la gestion de portefeuille, la diversification des actifs, le calcul actuariel a fait des bonds spectaculaires avec l’informatique.

Il n’y a donc aucune raison d’avoir peur de la capitalisation.

Reste la dimension politique. La capitalisation rencontre une opposition apparemment idéologique (capitalisation c’est capitalisme), mais fondamentalement corporatiste : un Français sur trois jouit de privilèges dans le système actuel, bénéficiant des régimes spéciaux ou des retraites du public, au détriment des 17 millions de futurs retraités qui ne sont ni électriciens gaziers ni fonctionnaires.

Les gouvernements français successifs se sont rendus impopulaires en bricolant des réformes de surface. Quitte à affronter l’opposition des privilégiés, il vaudrait mieux le faire en lançant la seule vraie réforme du futur : la capitalisation. Qui relèvera le défi ?

 

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Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


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Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

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Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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