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A l’occasion du bicentenaire d’Alexis de Tocqueville et de la 28ème Université d’Eté de la Nouvelle Economie (2005), l’ALEPS plaide pour le retour de la société civile :
« Beaucoup de nos contemporains ne font plus confiance à la société politique pour surmonter la crise économique, sociale et morale qui frappe le pays. Alors, ne serait-il pas temps de se tourner vers la société civile ? Mais où est-elle ? Que fait-elle ? Que pourrait-elle faire ? » Et aujourd’hui ?
 

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Socialiste et  macro-économiste

Issu de Cambridge et élève d’Alfred Marshall, John Meynard Keynes emprunte aux marginalistes les concepts d’équilibre général et de courte période. Mais il appartient aussi à la Société Fabienne, qui regroupe les socialistes réformateurs anglais. A ce titre, il ne croit pas aux vertus habituellement prêtées à l’économie de marché par ses prédécesseurs néo-classiques.

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DEMAIN LA CRISE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 10 Novembre 2008 01:00
 Un sacré socialiste !

Je persiste dans mon analyse : la crise actuelle n’est ni financière, ni économique, elle est politique. L’élection de Barak Obama va-t-elle y changer quelque chose ?

Le cœur du problème aujourd’hui est : va-t-on soumettre la finance à la loi de la libre concurrence et mettre les financiers devant leurs responsabilités, leur donnant le choix entre faillites et profits suivant la qualité du travail qu’ils effectueront, ou va-t-on s’acheminer vers un supplément d’Etat, réinventant quelque système de Bretton Woods dont on oublie qu’il n’a causé qu’inflation et chômage dans les pays riches et stagnation et endettement dans les pays pauvres ?

A quel proche futur sommes nous donc promis ? Demain le socialisme ou demain le capitalisme ? Demain la crise ou demain la liberté ?

Ce que feront Obama et son administration sera déterminant, mais seulement dans une certaine mesure.

Demain le socialisme ? C’est ce qui est le plus apparent. C’est le cri de victoire de la gauche, en France comme ailleurs. C’est le soupir de soulagement de la droite étatiste - la seule qui existe en France – inquiète des menaces que la mondialisation représente pour les Etats et leur souveraineté. Pour tous ceux-là Obama c’est Roosevelt II. Le programme du futur président prévoit des impôts en augmentation pour les plus riches, la création d’une véritable « Sécurité Sociale » à la Française, financée par des prélèvements obligatoires et soustraite aux mains des assureurs et des fonds de pension privés, l’octroi généreux de crédits « sociaux », des investissements lourds dans les infrastructures publiques, et enfin le protectionnisme, notamment à l’égard des voisins immédiats (Canada et Mexique). La tonalité générale est donc bien celle du New Deal, des agences fédérales, des grands travaux, de la dépense publique. Voilà qui coïncide bien avec les plans de relance dont il est fortement question en Europe sous l’impulsion de la France. Comme toujours, le socialisme se conjugue avec l’irresponsabilité des comportements ; l’Etat décharge les citoyens de tout risque économique, mais aussi de tous les choix fondamentaux, qu’il s’agisse de l’éducation des enfants et de l’accueil de l’enfant. La seule morale à respecter est celle de la solidarité forcée et de la soumission à la bureaucratie.

Dans le prolongement du changement vécu à l’intérieur de l’Union, la politique étrangère est annoncée en rupture totale : désengagement en Irak et en Afghanistan, entente avec l’Iran, réconciliation avec les républiques socialistes latino-américaines. Pour ne plus être « unipolaire », la diplomatie américaine ferait une place plus large à l’ONU, au G8 et aux conférences internationales.

C’est ce scénario que la plupart des commentateurs ont à l’esprit. Ils en sont ravis. J’en serais effaré : le rêve américain se transformerait en cauchemar mondial.

Alors, demain le capitalisme ? C’est ce qui est le plus souhaitable, mais aussi le plus probable. D’abord, il y a loin de la coupe aux lèvres, et des promesses électorales aux politiques réelles. Obama a déjà dans les tout derniers jours amendé sa doctrine fiscale : allègement des impôts pour les classes moyennes, compensé par une plus forte progressivité. La réforme de la Sécurité Sociale était déjà inscrite au programme de Clinton, mais elle n’a jamais pu se faire, faute du consensus populaire nécessaire. Les déficits publics et l’endettement du  trésor  Américain  ont  déjà atteint des sommets ; il semble impossible d’aller plus loin dans les programmes de grands travaux, de dépenses sociales, etc. Les entreprises américaines sont imbriquées avec les économies voisines, et même avec l’Europe, au point que le protectionnisme ferait long feu. Quant à la nouvelle politique étrangère,  elle n’empêchera jamais les Etats-Unis de sauvegarder leurs intérêts, et on voit mal la Maison Blanche confier le sort du monde à l’ONU. Il va falloir se mesurer à la Russie, qui profite de l’occasion pour de nouvelles agressions, verbales dans un premier temps, militaires peut-être ensuite. La Chine communiste elle-même veut tirer parti du « changement » en rappelant son hostilité à toute indépendance de Taïwan. Avec des partenaires comme Ahmadinejad, Chavez et Poutine, l’ère de paix universelle que certains voient s’ouvrir avec Obama semble assez compromise. Bref, il est bien beau de proclamer la rupture et de se faire élire sur le changement, « les faits sont têtus », disait Lénine.

Dans le même temps, en attendant la « refonte du capitalisme », la mondialisation marchande continuera à fonctionner. Le capitalisme survivra, en dépit des assauts du dirigisme et l’on terminera au pire comme Clinton, en adepte du libre échange et de la libre entreprise, du commerce marchand plutôt que de l’aide publique : « Trade, not aid ».

Ce que nous vivons aujourd’hui est une réédition d’un conflit vieux comme le monde, entre sociétés de puissance et sociétés de confiance, entre géopolitique et droits universels, entre pouvoir et liberté. Si une poussée de socialisme peut laisser prévoir une crise mondiale à court terme, le réalisme et l’humanisme du capitalisme s’imposeront à moyen terme. La vérité, c’est que le capitalisme bénéficie d’une supériorité éthique sur le collectivisme inefficace, injuste et corrupteur. Avec ou contre Obama, la vérité s’imposera. Nous pouvons y contribuer. Yes we can.

 

 

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Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


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