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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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L’intérêt général, fruit des intérêts personnels

Turgot partage sans doute avec Adam Smith la paternité de la science économique ; contemporains, les deux hommes n’ont cessé de correspondre et de s’influencer mutuellement. Puisque l’économie se ramène au jeu de l’échange, les divers acteurs de la production y recherchent leur intérêt personnel. Les conflits d’intérêts sont naturels, mais ils se règlent harmonieusement par le contrat. Par contraste vouloir établir d’en haut un intérêt général et recourir à la puissance publique pour l’imposer ne fait que contrarier les intérêts des uns pour mieux servir les intérêts des autres. C’est en cela que les procédures marchandes sont supérieures aux administrations politiques.

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ROOSEVELT II PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 20 Octobre 2008 01:00
 Le rêve américain...vu par les Français

Les Français seront contents : 80% d’entre eux souhaitent la victoire de Barak OBAMA.

Selon toute vraisemblance ils l’auront. Ainsi sera effacée la déception des échecs successifs de KERRY et GORE, et sera fermée la parenthèse républicaine dont on dit qu’elle avait été ouverte avec Ronald REAGAN.

Cette parenthèse a été celle du retour de la nation américaine et de ses valeurs de liberté et de droit juste à temps pour neutraliser l’Union Soviétique et libérer des millions de personnes de la dictature. Elle a été celle d’une économie mondialisée, qui a permis un progrès économique sans précédent dans les pays riches, et un démarrage spectaculaire des pays pauvres, dont certains font maintenant la course en tête. Elle s’est accompagnée des découvertes les plus impressionnantes, les nano-techniques le disputant aux conquêtes spatiales et à la génétique. Triste bilan en effet laissé par vingt cinq ans de libéralisme (à instaurer ou à parfaire dans bien des domaines) et de « reaganomics ».

Voici maintenant ce qui nous attend. Cela ne concerne pas seulement le peuple américain, mais l’humanité entière, puisque les Etats-Unis, qu’on le veuille ou non, continueront à donner le ton. Ce qui nous attend, c’est ROOSEVELT II. Dans toutes ses déclarations, Barak OBAMA a tenu le même langage que le président démocrate. En perspective immédiate un contrôle accru des entreprises et des marchés, mis sous bonne garde des agences fédérales, une relance de l’économie par des doses massives d’investissements publics, financés par de l’inflation et des impôts nouveaux, donc une promesse infaillible de chômage massif.
Parallèlement, comme dans les années 1930, on verra se généraliser la « protection sociale », et le grand rêve d’une Sécurité Sociale à la française que n’avait pu réaliser Bill CLINTON va enfin se réaliser. La tension sociale et raciale sera exacerbée par des règlementations de « solidarité » et de « discrimination positive ». Enfin, et non le moindre, une vague puissante de protectionnisme, qui commencera par la suspension du libre-échange aux frontières mêmes des Etats-Unis (Canada, Mexique) et qui se répandra naturellement au monde entier.

Au rêve américain succèdera le cauchemar américain. Comme dans les années 1930.

Cependant, là devrait s’arrêter la ressemblance avec ROOSEVELT. Plus précisément la triste période ROOSEVELT II sera moins longue que la précédente. Il y a plusieurs raisons à cela :

1° Le degré d’intégration de l’économie américaine dans le concert mondial est bien plus grand que dans les années 1930.

2° Le progrès technique s’est amplifié et accéléré, et des milliers d’innovations continueront à se faire sur la lancée actuelle du savoir et de l’entreprise. 

3° Car demeureront des espaces de libre entreprise, dont ni les Américains, ni les Européens n’auront intérêt à se couper – l’Europe pourrait être l’un de ces espaces si elle tournait le dos à la tentation du New Deal.

4° Mis à part les communistes révolutionnaires de Messieurs Besancenot et Rouillan, les illuminés du développement durable et les dictateurs communistes d’Amérique Latine, personne ne voudra revenir au rêve soviétique, ni abattre le capitalisme, ni régir la planète.

Qu’il faille donc s’attendre à des jours ou des années difficiles c’est incontestable, mais  se désespérer à long terme n’est pas légitimé. Il y aura encore de beaux jours pour la liberté, la propriété et la vie, car il est de la nature des hommes de ne pas vouloir vivre dans la dictature durable, le collectivisme et le suicide. Le libéral est un pessimiste à court terme, parce qu’il est lucide et conscient des erreurs humaines, mais un optimisme à long terme, parce qu’il a foi dans la dignité et la créativité de l’être humain.

« C’est du fond de l’abîme que jaillit la lumière »…

 

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1326 du 13 juin 2017


Editorial : Les abstentionnistes avaient leurs raisons

Conjoncture : La bourse ou la banque : un choix remis en cause

Actualité  : Theresa May à Paris

Spécial présidentielles  : Bayrou citoyen - Déjà un député en infraction - Pour comprendre la pensée d’Emmanuel Macron

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