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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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ROOSEVELT II PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 20 Octobre 2008 01:00
 Le rêve américain...vu par les Français

Les Français seront contents : 80% d’entre eux souhaitent la victoire de Barak OBAMA.

Selon toute vraisemblance ils l’auront. Ainsi sera effacée la déception des échecs successifs de KERRY et GORE, et sera fermée la parenthèse républicaine dont on dit qu’elle avait été ouverte avec Ronald REAGAN.

Cette parenthèse a été celle du retour de la nation américaine et de ses valeurs de liberté et de droit juste à temps pour neutraliser l’Union Soviétique et libérer des millions de personnes de la dictature. Elle a été celle d’une économie mondialisée, qui a permis un progrès économique sans précédent dans les pays riches, et un démarrage spectaculaire des pays pauvres, dont certains font maintenant la course en tête. Elle s’est accompagnée des découvertes les plus impressionnantes, les nano-techniques le disputant aux conquêtes spatiales et à la génétique. Triste bilan en effet laissé par vingt cinq ans de libéralisme (à instaurer ou à parfaire dans bien des domaines) et de « reaganomics ».

Voici maintenant ce qui nous attend. Cela ne concerne pas seulement le peuple américain, mais l’humanité entière, puisque les Etats-Unis, qu’on le veuille ou non, continueront à donner le ton. Ce qui nous attend, c’est ROOSEVELT II. Dans toutes ses déclarations, Barak OBAMA a tenu le même langage que le président démocrate. En perspective immédiate un contrôle accru des entreprises et des marchés, mis sous bonne garde des agences fédérales, une relance de l’économie par des doses massives d’investissements publics, financés par de l’inflation et des impôts nouveaux, donc une promesse infaillible de chômage massif.
Parallèlement, comme dans les années 1930, on verra se généraliser la « protection sociale », et le grand rêve d’une Sécurité Sociale à la française que n’avait pu réaliser Bill CLINTON va enfin se réaliser. La tension sociale et raciale sera exacerbée par des règlementations de « solidarité » et de « discrimination positive ». Enfin, et non le moindre, une vague puissante de protectionnisme, qui commencera par la suspension du libre-échange aux frontières mêmes des Etats-Unis (Canada, Mexique) et qui se répandra naturellement au monde entier.

Au rêve américain succèdera le cauchemar américain. Comme dans les années 1930.

Cependant, là devrait s’arrêter la ressemblance avec ROOSEVELT. Plus précisément la triste période ROOSEVELT II sera moins longue que la précédente. Il y a plusieurs raisons à cela :

1° Le degré d’intégration de l’économie américaine dans le concert mondial est bien plus grand que dans les années 1930.

2° Le progrès technique s’est amplifié et accéléré, et des milliers d’innovations continueront à se faire sur la lancée actuelle du savoir et de l’entreprise. 

3° Car demeureront des espaces de libre entreprise, dont ni les Américains, ni les Européens n’auront intérêt à se couper – l’Europe pourrait être l’un de ces espaces si elle tournait le dos à la tentation du New Deal.

4° Mis à part les communistes révolutionnaires de Messieurs Besancenot et Rouillan, les illuminés du développement durable et les dictateurs communistes d’Amérique Latine, personne ne voudra revenir au rêve soviétique, ni abattre le capitalisme, ni régir la planète.

Qu’il faille donc s’attendre à des jours ou des années difficiles c’est incontestable, mais  se désespérer à long terme n’est pas légitimé. Il y aura encore de beaux jours pour la liberté, la propriété et la vie, car il est de la nature des hommes de ne pas vouloir vivre dans la dictature durable, le collectivisme et le suicide. Le libéral est un pessimiste à court terme, parce qu’il est lucide et conscient des erreurs humaines, mais un optimisme à long terme, parce qu’il a foi dans la dignité et la créativité de l’être humain.

« C’est du fond de l’abîme que jaillit la lumière »…

 

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
Actualité
:
Cinquante ans plus tard - Service national : pour quelle nation ? - Peut-on faire confiance aux iraniens ? 
Connaissance du libéralisme :
La concurrence sauvage
Lu pour vous :
Bertrand Lemennicier, La nation, fétiche politique introuvable


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