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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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TURBULENCE FINANCIÈRE OU CRISE POLITIQUE ? PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 06 Octobre 2008 01:00
 Turbulences financières

Le débat sur la situation financière mondiale et sur la façon de la gérer tourne autour de l’idée que nous vivons actuellement la crise la plus profonde que les pays riches aient traversée depuis 1929. Même quand ils se veulent rassurants, gouvernants et médias partent du postulat que si rien n’est fait, on s’achemine vers l’apocalypse économique.

La réaction des Sénateurs Républicains à propos du plan PAULSON m’a pourtant conduit à une autre lecture de l’actualité. En quelques heures les bourses mondiales ont réagi positivement.
Un conflit n’était-il pas en train d’exploser entre ceux qui ont peur de la faillite et ceux qui ont peur des impôts, entre ceux qui appellent l’État et socialisent l’économie au prétexte de socialiser les dettes et ceux qui remettent l’État à sa place et préfèrent la responsabilité à l’impunité ? Et si les libres transactions sur le marché étaient finalement capables de digérer la « crise » ? Et si la crise n’était en fait qu’une turbulence financière, sans trace durable sur l’économie mondiale ? Et si la dramatisation ne devait rien au hasard, mais avait pour mobile la réhabilitation de l’État, du dirigisme, de Roosevelt et de Keynes ?

Toutes ces questions m’ont troublé, et je prends aujourd’hui le risque d’affirmer que la crise n’est pas une crise, ou n’est pas la crise que l’on croit. J’engage ma réputation dans ce diagnostic, mais j’ai de bonnes raisons pour le faire, et de rassurer les peuples affolés par les discours alarmistes, les épargnants, les contribuables, les travailleurs et les entrepreneurs.

La crise est-elle une crise ? Courons-nous le risque d’une récession mondiale, d’un chômage massif, d’une réduction spectaculaire du commerce mondial, comme on l’a vu dans les années 1930 ? Je remarque déjà qu’après la Grande Dépression l’économie américaine s’est finalement relevée, pour devenir dix ans plus tard la plus grande puissance mondiale. Les prophètes de malheur en ont été pour leurs frais : le capitalisme renaissait de ses cendres.

J’observe encore qu’aujourd’hui la production et les transactions internationales ne sont pas à l’arrêt. Les contre-performances de l’économie française ne doivent rien à la « crise », puisqu’elles lui étaient bien antérieures et qu’on en connaît les causes : délabrement des finances publiques, impôts et charges sociales trop lourds, rigidité du marché du travail, réglementation paralysante, faillite du système de formation et d’éducation. Mais la crise a bon dos, et il est facile pour les responsables de l’échec français de passer leurs erreurs au débit des financiers américains, et de donner des leçons d’éthique au reste du monde. Je ne vois pas non plus la raison pour laquelle la Chine et l’Inde stopperaient brutalement leur expansion parce que Wall Street se porterait mal.

Je vois enfin que progressivement on en revient à des méthodes éprouvées par les financiers : les actifs sont enfin passés au crible, les créances douteuses sont revendues à bas prix par des financiers qui anticipent que le taux d’impayé va diminuer, une fois le gros du ménage effectué. Nul doute que depuis  plusieurs mois on purge, et chacun balayant devant sa porte la ville devient propre.

L’effet d’assainissement des crises a été observé et expliqué à plusieurs reprises. Hayek a attribué les turbulences économiques au mal-investissement : trompés par les politiques monétaires et les faux prix, les investisseurs ont pris des initiatives inconsidérées. Il faut ensuite procéder à une réaffectation des investissements, mieux répartir les ressources rares.

Ces moments de remise en ordre sont difficiles à passer, ils impliquent une grande capacité d’adaptation et d’innovation. Les économies complexes et mondialisées du XXIème siècle sont plus solides, parce que plus souples, avec des liens moins rigides entre elles. Au XIXème siècle une mauvaise récolte se propageait à l’ensemble de l’économie. Aujourd’hui quand un secteur est en panne, un autre prend le relais. Trop d’argent, trop de crédit pour l’immobilier ? On repartira sur d’autres bases, plus proches de la vérité du marché,  et on reviendra à un autre immobilier un jour ou l’autre. Les grands discours sur les connexions de la finance internationale ne résistent pas à la réalité : tous les jours de nouveaux produits et de nouvelles techniques apparaissent, de nouveaux contrats sont signés : les hommes veulent progresser et améliorer leur sort. Le marché est l’expression de la créativité de l’homme. Douter du marché c’est douter de l’homme.

J’en viens ainsi à la vraie nature de la vraie crise : elle est politique. Le doute profond s’est installé dans l’esprit d’une élite éclairée, qui ne croit pas que de simples hommes et femmes puissent régler leurs problèmes. Aux yeux de cette élite, la mondialisation et la finance sont des choses trop complexes pour être laissées entre les mains de simples mortels. Ils veulent leur revanche sur cette mondialisation qui les a descendus de leur piédestal, parce que dans un monde ouvert et concurrentiel, il n’y a pas besoin de direction ni de régulation. Il n’est besoin que d’un état de droit, du respect de la parole et de la responsabilité de ses choix. Les étatistes sont poussés par tous ceux qui vivent de l’État, et veulent protéger leurs privilèges contre les menaces d’un marché mondial qui exige la compétitivité et élimine le parasitisme.

Les sénateurs républicains ont eu raison de plaider contre l’élite, contre le dirigisme, contre son cortège d’impôts, de privilèges et de réglementations. Ils ont souligné la nécessité de restaurer la responsabilité. La liberté exige la responsabilité. Sans responsabilité il n’y a pas de liberté. Ces sénateurs ont fait le choix de la liberté, rappelant que c’était une valeur fondatrice de la civilisation américaine. Choisissons aussi la liberté, et misons sur la confiance.

 

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Conjoncture : Diminuer les charges sociales

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Lu pour vous  : Sur le site libres.org : veille de campagne

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