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Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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AUTODESTRUCTION DU CAPITALISME PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 22 Septembre 2008 01:00
 Un ouragan financier

Cette belle expression est de Joseph STIGLITZ, incontournable autorité scientifique dans le domaine de l’économie si l’on en juge par sa présence dans les médias. Elle résume une thèse bien connue : par ses excès le capitalisme court à sa propre perte, et l’ouragan financier qui déferle sur les Etats-Unis va emporter les derniers vestiges d’un système condamné.

Une telle prophétie n’est pas nouvelle : MARX décrivait la fin inéluctable du capitalisme, puisqu’une poignée de capitalistes ne pouvaient durablement exploiter les prolétaires qu’ils privaient du pouvoir d’achat nécessaire à absorber une production multipliée sans cesse par appât du gain. Dans les années 1930, SCHUMPETER prédisait la disparition du système parce que son principal moteur, l’entrepreneur, ne voulait plus assumer les risques de l’innovation. Dans les années 1960, GALBRAITH saluait l’avènement du « nouvel Etat industriel », qui dépassait l’opposition marché-plan pour mettre en place une organisation économique de la société fondée sur les grandes entreprises sans cesse concentrées, les grandes administrations, les grands syndicats et les grandes associations de consommateurs.

L’apocalypse a également été annoncée après le 11 septembre, après la bulle financière de 2002. Ceux qui rêvent de la fin du capitalisme ne peuvent que chanter victoire après la nationalisation en chaîne de Fannie Mae, Freddie Mac, AIG, et la faillite de Lehman Brothers.  

Il se trouve pourtant que le capitalisme, l’entrepreneur, le marché, le profit ont survécu après sept cents ans d’histoire, et ont surmonté des crises toujours saluées comme les dernières, celle de 2008 comme celle de 1929. Encore plus troublant : le système collectiviste et planificateur qui prétendait se substituer au capitalisme, a disparu dans un gouffre économique et un drame humain.

 Ce décalage entre la pensée et la réalité vient non seulement d’un aveuglement idéologique mais aussi d’une erreur d’analyse de ces fameuses crises. Et je me fais un devoir de donner une fois de plus une lecture rigoureuse de ce qui est à l’origine de la débâcle financière actuelle : ce n’est pas le capitalisme qui est en cause, mais bien les interventions publiques et les politiques monétaires et budgétaires qui ont prétendu faire fi des lois du marché.  

Un système financier ne peut fonctionner qu’avec des acteurs responsables. Banques, intermédiaires financiers, compagnies d’assurance, fonds de pension doivent assumer les conséquences de leur gestion. Malheureusement, cette obligation est noyée dans un contexte d’argent bon marché (easy money). En effet, les gestionnaires du crédit savent pouvoir compter sur le soutien de la banque centrale qui leur permettra de se procurer à bon compte les liquidités qui leur manquent parce qu’ils se sont mis en mauvaise posture.  

La banque centrale a le pouvoir de fabriquer ex nihilo autant de liquidités qu’elle désire. Elle peut sans doute s’imposer une auto-limitation. On en connaît le principe sous le nom de règle de Friedman : l’inventeur du monétarisme avait établi qu’une économie en croissance a un besoin de liquidités monétaires lui aussi croissant, mais à un taux constant, de la sorte il est dommageable pour l’économie de fabriquer plus ou moins de monnaie qu’il est nécessaire, et la banque centrale doit donc rejeter les politiques monétaires « discrétionnaires », c'est-à-dire inspirées par les fluctuations conjoncturelles inéluctables : il faut savoir garder le cap et ne pas se fier à la moindre variation d’indice, ou au moindre mouvement boursier, il faut résister aux pressions des gouvernements désireux d’arranger leurs finances publiques.  

Or, cette discipline a été abandonnée depuis fort longtemps. Milton FRIEDMAN n’a cessé de fustiger Alan GREENSPAN, champion des manipulations de taux d’intérêt et destructeur  du dollar. 

La croissance immodérée de la masse monétaire américaine, assortie de taux d’intérêt artificiellement faibles, a orienté les investisseurs américains vers des crédits de plus en plus fantaisistes, le pire étant atteint avec les « subprimes », crédits « audacieux » mais rentables (on peut demander à l’emprunteur de payer plus puisqu’il n’a pas la surface financière suffisante pour obtenir un crédit classique). Les financiers ont poursuivi leurs démarches commerciales en toute irresponsabilité, sachant qu’en cas de coup dur, ils pourraient reconstituer leurs liquidités à bon compte. Quand la masse des emprunteurs n’a pu honorer ses engagements, les financiers ont été placés devant une crise de liquidités, mais le secours de la FED n’a pas été suffisant dans certains cas, concernant les plus imprudents : on en vient à la nationalisation et au soutien de l’Etat (en effet contraires au capitalisme qui suppose la propriété privée du capital) ou à la faillite pure et simple. 

Manipuler la monnaie, fixer les taux, administrer les prix, réglementer sans cesse : voilà les pratiques contraires au marché et au capitalisme. La crise actuelle n’est que la rançon de ces pratiques, elle devrait inspirer un radical retour à l’ordre marchand dans le domaine financier. Le capitalisme financier a été perturbé, dévoyé par l’Etat.  

De la sorte, prôner une régulation mondiale alors même que les régulations nationales ont été si néfastes est une utopie. Voudrait-on risquer l’explosion du système financier mondial, avec de lourdes conséquences sur la marche de l’économie réelle ?

 

Je vous rassure donc : le capitalisme ne peut s’autodétruire, puisqu’il s’inscrit dans la nature et dans le progrès de l’humanité, parce qu’il est fondé sur la propriété privée, c'est-à-dire la responsabilité de ses actes, et sur la volonté de « capitaliser », c'est-à-dire de préparer un avenir meilleur au lieu de vivre au jour le jour en subissant la misère et l’esclavage.

 

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