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Le père des néo-classiques

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EDVIGE A TOKYO PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 15 Septembre 2008 01:00
 Japon

Qui n'a pas entendu parler d'Edvige ? Je me suis fait une obligation d'apprendre par cœur ce que recouvre ce sigle barbare qui se veut charmeur. Maintenant je sais : Exploitation Documentaire et Valorisation de l'Information Générale.

Pourquoi Tokyo ? Parce qu'au moment même où Edvige défrayait la chronique et divisait le gouvernement et l'opinion, je participais à Tokyo au soixantième congrès mondial de la Société du Mont Pèlerin consacré à "Technologie et Liberté".

La concomitance m'a inspiré une réflexion sur ce thème : en développant les techniques nouvelles dans tous les domaines, et notamment dans l'information et la communication, n'ouvre-t-on pas la porte à des excès, et ne va-t-on pas jusqu'à menacer les libertés individuelles ? Est-il bon de tout faire et de tout savoir sur toutes choses et toutes personnes ? Ce qui est techniquement possible est-il éthiquement souhaitable ?

Je ne m'attarderai pas sur le fichier Edvige. Je rappellerai simplement deux évidences. D'une part la police française fiche les citoyens depuis des siècles; avec Fouché, triste exécuteur de la Terreur et de l'Empire, la pratique a été généralisée et organisée; elle a été de tous les gouvernements, et les socialistes l'ont évidemment honorée. D'autre part Edvige a été critiquée parce qu'elle débordait de ce cadre classique de la police pour s'intéresser à des personnes qui n'ont aucune raison de porter atteinte à la vie ou à la propriété des autres, et pour enregistrer des informations qui n'ont rien à voir avec l'ordre public (concernant leur patrimoine, leur santé, leur vie de famille, leurs appartenances et leurs mœurs). Par exemple, en quoi la police a-t-elle à connaître les revenus et les préférences des entrepreneurs ? C'est à juste titre que Laurence PARISOT, au nom du Medef, a ouvertement protesté.

Reste le problème de fond : les nouvelles technologies menacent-elles les libertés individuelles ?

A Tokyo, nul n'a nié qu'elles pouvaient libérer les êtres humains d'un certain nombre de servitudes et de misères. Les OGM permettent de vaincre la faim (ce que semblent ignorer José BOVE et les autres); les nouvelles machines médicales (IRM, scanners, lasers) permettent la guérison et la survie, l'électronique diffuse l'information et la culture, l'innovation financière permet d'accélérer la croissance, etc.

Pour autant, les nouvelles technologies ne doivent pas nous plonger dans le scientisme. L'exemple le plus inquiétant de cette déviation est la prétendue lutte contre le réchauffement climatique. Le président Vaclav KLAUS (qui succèdera à Nicolas SARKOZY à la tête de l'Union en janvier prochain) a montré comment des arguments pseudo-scientifiques constituent de véritables menaces pour la liberté. Les techniques de l'information sont utilisées pour magnifier le "développement durable", dont l'objectif est de ralentir voire condamner le progrès technique.

Les nouvelles technologies ne peuvent pas non plus ignorer l'éthique. Les manipulations génétiques ont des limites : respect de la vie, et notamment de l'embryon, respect de la personnalité. Le possible n'est pas toujours le souhaitable. La liberté est assortie à la responsabilité et elle est ordonnée à la dignité de l'être humain. 

Quant aux dangers des nouvelles technologies pour les libertés individuelles, il est constant, dans l'histoire ancienne comme nouvelle, qu'elles ont été très souvent confisquées par l'Etat pour renforcer son pouvoir sur les citoyens. Edvige en est un bon exemple, mais de façon plus générale la technologie actuelle va dans le sens d'une impossibilité croissante de protéger la sphère privée des individus. Nos noms circulent à notre insu sur internet, des spécialistes du marketing connaissent nos habitudes et nos goûts, des caméras reconstituent notre emploi du temps et nos trajets. Des radars nous terrorisent au prétexte fallacieux d'assurer la sécurité routière. Les banques, le fisc, la Sécurité Sociale : qui n'a pas accès à des informations confidentielles ? Nous sommes suivis, surveillés, suspectés.

On m'objectera que ces débordements ne sont pas toujours le fait de l'Etat. Mais l'Etat va promptement réglementer. L'intervention publique conduira inéluctablement à modeler les comportements et à grégariser les individus, au prétexte de garantir leur santé, leur sécurité, voire même leur liberté ! La liberté organisée par l'Etat : voilà bien le chemin du totalitarisme, et le passage de l'Etat protecteur à l'Etat dictateur.

La seule issue pour des hommes libres est de demeurer vigilants et actifs dans la défense des droits individuels. C'est dans ce but que Friedrich HAYEK a créé la Société du Mont Pèlerin il y a soixante ans, estimant que les intellectuels de toutes disciplines ont mission d'éclairer et d'alerter l'opinion mondiale. Avec la disparition l'an dernier de Milton FRIEDMAN, il n'y a plus aujourd'hui de membre fondateur de la Société en vie. Hommage lui a été rendu par ceux qui ont pris le relais, et notamment Gary BECKER, l'un des trois prix Nobel participant à cette réunion. Je vous en reparlerai plus en détail la semaine prochaine.

 

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