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L’EUROPE A L’HEURE DE LA FRANCE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 08 Septembre 2008 01:00
 Rentrée Européen

Laissez-moi tout d’abord, amis lecteurs anciens et nouveaux, vous dire mon plaisir de vous retrouver pour cette nouvelle année de réflexion en commun, que j’aborde avec quelque émotion. D’une part c’est au cours de cette année que paraîtra le numéro 1.000 de cette Lettre, peu de publications ont connu une telle pérennité, grâce à votre fidélité ; d’autre part depuis 30 ans cette Lettre de septembre accompagnait l’ouverture de l’Université d’Eté de la Nouvelle Economie, dont l’aventure se sera terminée en 2008 : belle longévité…

Cela dit, tournons-nous vers l’avenir immédiat. Les prochains mois vont voir l’Europe à l’heure de la France, et confrontée à plusieurs défis à relever : diplomatique, économique et institutionnel. La présidence française sera-t-elle un gage de succès ?

Le défi diplomatique est double : Afghanistan et Géorgie. Il semblerait que la question de l’Afghanistan soit réglée dans l’esprit de la plupart des gouvernants européens, sinon dans l’opinion publique française : la lutte contre le terrorisme et la barbarie doit continuer, quitte à revoir les modalités et les moyens. Pour la Géorgie, les divisions sont encore apparentes, entre les partisans d’une position forte (Angleterre, pays d’Europe Centrale et de l’Est) et les autres (Italie et Allemagne, dont la chancelière a eu des positions hésitantes). L’Europe est loin de « parler d’une seule voix », ou si elle le fait c’est avec un filet de voix. Pourtant le néo-impérialisme et le néo-soviétisme de POUTINE ne font aucun doute, et avec le recul du temps on ne comprend pas toutes les amabilités et concessions dont il a bénéficié depuis son accès au pouvoir absolu. L’esprit de Munich a encouragé Hitler et Staline à mettre le feu à l’Europe et à poursuivre leur entreprise de barbarie honteuse et haïssable. Pour l’instant les dirigeants russes se moquent de l’Union Européenne comme d’une guigne.

Le défi économique, moins dramatique il est vrai, est la rechute de la croissance. Elle n’atteint pas également tous les pays membres de l’Union, mais elle contraste avec le redémarrage de l’économie américaine, peut-être parce que la purge bancaire nécessitée par les errements des subprimes a été administrée plus tôt. Certains économistes français prônent un « new deal européen », ignorant sans doute que le New Deal de Roosevelt a replongé les Etats-Unis dans la crise. Ils préconisent une « politique économique européenne », la direction centralisée de l’Europe devant être selon eux plus efficace que le marché, ils veulent éliminer la concurrence en pratiquant une harmonisation fiscale, sociale et juridique. L’Europe se lancerait-elle dans cette folle aventure ? Il y a trop de pays résolument accrochés au « modèle anglo-saxon » pour suivre la France dans cette voie, mais à ce jour l’Union, dans la grande tradition du traité de Rome, n’a pas réellement choisi entre marché et plan, entre liberté et dirigisme. Les corporations et les politiciens continuent à inspirer des « politiques structurelles » et le Parlement aimerait bien se lancer dans des opérations de redistribution et de réglementation, surtout dans le domaine de l’environnement.

Encore faudrait-il relever le défi institutionnel, lancé par le vote irlandais au printemps dernier. Après l’essai de passage en force de la France, il est semble-t-il hors de question d’appliquer le traité de Lisbonne en l’état, et la relance institutionnelle ne saurait se faire que sur une Europe à deux vitesses dont beaucoup de pays ne veulent pas, à commencer par les Tchèques (qui succèderont aux Français à la présidence en Janvier prochain).

En dépit du dynamisme de son Président, la France est mal placée pour éclairer ces choix européens, car elle est elle-même dans une situation précaire et mène une politique ambiguë. 

La croissance économique française est au plus bas, et cela ne manquera pas de creuser des déficits dans les finances publiques et sociales, d’autant que les dépenses publiques et sociales ont encore augmenté. La plus complète cacophonie règne sur les orientations fiscales : financement du RSA par un prélèvement supplémentaire (avec ou sans bouclier ?), réductions de l’impôt sur la fortune, ou pose dans la décrue fiscale (a-t-elle jamais existé ?). La coordination n’est pas parfaite entre Bercy, l’Elysée et Matignon. La réforme constitutionnelle n’a pas éliminé la dyarchie de l’exécutif ! Le Grenelle de l’environnement engage le pays dans une série d’innovations fiscales, réglementaires dont les effets pervers sont déjà visibles. La rentrée scolaire trouve les parents et enseignants très divisés, la formule Darcos ayant usé d’autorité et d’uniformité, là où il faudrait diversité et souplesse.

Enfin et surtout, les réformes de fond sont toujours en panne : le domaine d’intervention de l’Etat n’est pas réduit, donc les dépenses publiques continuent à progresser, les relations sociales s’organisent toujours entre « partenaires » non représentatifs et le contrat de travail a du mal à refaire surface, l’école et l’université continuent à être gérées en mode de « service public », excluant concurrence, libre choix et émulation. La Sécurité Sociale, qu’il s’agisse de l’assurance maladie ou des retraites, est au bout du rouleau.

Bref, toutes les réformes auxquelles sont peu à peu venus nos partenaires européens n’ont même pas été évoquées en France. De la sorte, au lieu de rêver mettre l’Europe à l’heure de la France, il vaudrait mieux mettre la France à l’heure de l’Europe.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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