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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

36 pages, 5€

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La route de la servitude

En décembre 1943 Hayek écrit à Londres un ouvrage qui porte ce titre. En 1945, ce livre lui vaudra la célébrité :

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EN VACANCES PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 23 Juin 2008 01:00
 Trêve d'été !

Je suis en vacances, la France est en vacances, l'Europe est en vacances. Mais personne n'en profite vraiment.

Je pars en vacances, ce qui signifie que vous n'aurez pas le plaisir de lire votre Lettre jusqu'au début du mois de septembre. Les plus anciens abonnés parmi vous ne seront pas surpris : nos 40 numéros par an, base de nos engagements, excluent le service de la Lettre pendant l'été. Cela ne veut pas dire que je n'aurai pas l'occasion de vous retrouver : vous pouvez me joindre à travers la lecture du livre que j'ai écrit avec Georges LANE sur les retraites, et au cours des semaines à venir je vais mettre la dernière main au deuxième ouvrage de ma trilogie : celui-ci fera l'inventaire des mesures prises dans le monde entier pour rompre avec le tout-répartition. D'autre part j'aurai l'occasion d'écrire quelques articles qui seront sur le site de l'ALEPS, www.libres.org.

Mais pourquoi s'inquiéter de ce qui va se passer en France en juillet et août ? La France aussi est en vacances. Le gouvernement fait semblant de réformer, mais ne touche aucun des dossiers fondamentaux (comme la retraite ou l'éducation nationale). Le public est amusé avec des changements mineurs : une réforme de l'Etat qui ne touche pas vraiment à l'organisation administrative, aux libertés et aux finances locales, ni au statut de la fonction publique ni surtout au retrait de l'Etat de nombre d'activités où il n'a que faire. La France se complaît sagement dans le confort de la pensée unique. A Aix, notre Université d'Eté, riche de trente ans d'une histoire prestigieuse, laisse la place à des « rencontres économiques », mauvaises et curieuses rencontres, qui viennent occuper un territoire naguère réputé pour abriter une réserve d'Indiens libéraux - leur envahissement a été savamment calculé et soutenu avec largesse par l'argent des contribuables. Il était donc nécessaire de faire le vide dans les cerveaux parisiens : voilà qui va se faire. Démission de la pensée, triomphe de l'opportunisme et de l'empirisme : vacances françaises.

Les vacances françaises peuvent-elles être troublées par les affaires européennes ? Laissant ses pauvres compatriotes à leurs vacances, et tournant désormais tous ses efforts vers l'Union des 27, le Président SARKOZY ne voudra sûrement pas se reposer ;  il n'est pas dans son tempérament de s'étendre sur la plage. Mais il risque fort de se trouver bien isolé dans son offensive d'été, parce que l'affaire irlandaise aura perturbé les gouvernements bien plus qu'il n'y paraît. Les peuples de l'Europe semblent vouloir dire à leurs politiciens qu'ils devraient bien se calmer, et prendre quelques vacances. L'Europe est mise au vert.

Il est donc probable que, le réchauffement climatique aidant, l'actualité se sclérose quelque peu. C'est d'ailleurs usuel. Entre les examens et les voyages de nos chères têtes blondes, la liquidation des quelques jours de RTT combinés aux congés payés, les manifestations sportives à ne pas rater, le tourisme subventionné par les comités d'entreprises, les visites à la famille et la découverte du patrimoine national, personne ne saurait poursuivre ses tâches habituelles, ni porter quelque intérêt aux problèmes importants.

Années heureuses, folles années, mois de chaleur, d'insouciance et d'inconscience. Ces périodes de vide intellectuel, ces démissions collectives devant les réalités, ces spectacles sans lendemain ont été dans le passé précurseurs de catastrophes nationales et mondiales. Je ne voudrais pas pour autant jouer les Cassandre, et je ne suis pas déclinologue. Je suis un optimiste inconditionnel, sans doute au-delà de toute raison. 

Car je crois en plusieurs choses :

- aux vertus de la résistance et de l'exemple : il reste des irréductibles, et nous sommes quelques-uns dans les rangs des libéraux à avoir surmonté des crises aussi aiguës que celle-ci - rien ne saurait nous empêcher de chercher et de dire la vérité aux Français ;

- au bon sens et à la lucidité de milliers d'hommes et de femmes de bonne volonté dans notre pays, qui se demandent si l'on n'est pas tombé sur la tête  - cette majorité silencieuse s'exprime toujours un jour ou l'autre ;

- aux exigences et aux leçons de notre environnement international, qui se révèleront chaque jour davantage et susciteront des réactions salutaires ;

- à la force des idées, qui sont portées par de grands intellectuels de tous pays ; elles mènent le monde, et se propagent malgré les censures et les conditionnements ;

- à la puissance de la vérité, à la vigueur de la liberté.

Ce credo n'est pas un programme de récréation. Il appelle la mobilisation, la fidélité, la détermination, le sacrifice. Je n'admets donc de vacances que celles qui permettent de reconstituer l'énergie émoussée par les combats et de préparer d'autres batailles, d'autres initiatives pour sortir la classe dirigeante de son conformisme ignorant et le peuple de sa torpeur organisée.

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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