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Pas de sérieuse diminution des dépenses publiques sans réduction du périmètre de l’Etat. Des privatisations généralisées ne nuisent pas à la santé, ni à l’éducation, ni aux communications, ni aux retraites de la population : c’est tout le contraire, comme le prouvent les réformes pratiquées en Allemagne, en Grande Bretagne, en Scandinavie, en Europe Centrale ou au Canada, il est facile, confortable et économique de se passer de l’Etat dans beaucoup de domaines.

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Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

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PROBLEME DE ROBINET PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 02 Juin 2008 01:00
 Retraites

Le débat sur les retraites devrait se ramener à un simple problème de robinet.
Jadis, au temps où l'on apprenait quelque chose à l'école, les élèves de 8ème ou de 7ème (on dit aujourd'hui CM1 et CM2) devaient faire des devoirs d'arithmétique qui les amenaient à calculer, mais aussi à raisonner. Il y avait des trains qui partaient de deux gares et devaient se croiser, des poteaux à planter pour clôturer un verger à un certain espacement. Mais les plus redoutables des problèmes étaient ceux des robinets.

Soit une baignoire d'une contenance d'un mètre cube, et pleine à moitié. Un robinet est ouvert, dont le débit est un quart de litre par seconde. Mais quelqu'un ouvre malencontreusement la bonde, et l'eau s'évacue à raison d'un demi-litre par seconde. La baignoire va-t-elle se remplir ou se vider ? En combien de temps ?

Je ne suis pas sûr de l'énoncé, mais je suis sûr que les retraites par répartition se ramènent à ce problème. La baignoire, c'est la Caisse Nationale d'Assurance Vieillesse. Le flux entrant du robinet, c'est celui des cotisations versées par les gens en activité, l'évacuation par la bonde, c'est le paiement des pensions aux retraités. Tant que le flux entrant est plus fort que le flux sortant, la Caisse n'a pas de problème. Si la source se tarit, la Caisse se vide.

Car la répartition n'est autre qu'un système de baignoire, les cotisations des uns ne servant qu'à payer les pensions des autres – et non pas à "préparer sa propre retraite" comme le croient la plupart des gens.  

J'ai pris cette image devant un auditoire nourri venu assister à la présentation du livre que j'ai commis avec Georges Lane. Contribuables Associés, parrains de cet ouvrage issu des travaux de l'IREF, avait organisé cette réunion à Paris mercredi dernier. L'image a sans doute convaincu, puisque les questions qui ont suivi les exposés ont essentiellement porté sur la capitalisation, présentée par nous comme la solution évidente au problème des retraites.


C'est dire que les gens présents dans la salle ont été persuadés que l'urgence est de ne pas rester dans le piège de la répartition, puisque le robinet coule de moins en moins fort et la baignoire fuit de tous bords. Notre amie Victoria Curzon-Price, Professeur à l'Université de Genève, a largement contribué à éclairer les esprits ; elle a expliqué que les Suisses sont dans la même situation que la nôtre, leur population vieillit et il y a de moins en moins d'actifs pour de plus en plus de retraités. Mais les Suisses, habitués à observer la surface de leurs lacs, ont trouvé dans la capitalisation la source voulue pour maintenir le niveau des eaux. Au-delà de 15.000 euros de revenus annuels, la répartition ne joue plus du tout. Trois étages de capitalisation permettent d'assurer aux Helvétiques une retraite égale à 80% de leurs derniers revenus. Il leur en coûte 20%, mais les sommes épargnées pour les retraites sont exonérées d'impôts. Le résultat est que
la Suisse regorge d'épargne (25% du PIB), et peut investir partout dans le monde et vit des rentes de ses placements. Le système est entièrement géré par des compagnies privées, et même la répartition obligatoire (moins de 15.000 euros) est confiée à des financiers privés.

Deux sujets semblaient  inquiéter nos ouailles. La première : quel crédit accorder aux fonds de pension ? Sont-ils fiables, efficaces ? La deuxième : comment faire la transition de la répartition à la capitalisation. 

La première question trouve réponse dans notre ouvrage. Un chapitre est intitulé : "N'ayez pas peur!". Il apaise les craintes nées des secousses financières récentes : l'affaire Enron, les subprimes, etc. Il démontre que les fonds de pension ne se livrent pas à une spéculation boursière dangereuse, mais au contraire ont des placements sûrs, et d'un rapport d'autant plus substantiel que la durée de capitalisation est plus longue. 

La deuxième question sera abordée dans le troisième volume de notre trilogie, qui décrira comment en France on peut procéder pour arriver à un système "à la Suisse", voire même "à la Chilienne" puisque ce pays a définitivement et complètement tourné la page de la répartition à partir des réformes pratiquées il y a vint cinq ans par Jose PIÑERA, alors ministre du travail. D'ailleurs notre deuxième volume, publié en octobre, indiquera l'état de la transition dans tous les pays qui l'ont mise en œuvre actuellement. 

Nous voilà donc engagés dans une croisade d'information, d'explication, pour dire aux Français que la pire des choses serait de croire aux promesses de l'Etat et des Caisses de Sécurité Sociale : la faillite est inexorable. Mais aussi pour donner dans le détail le mode d'emploi de la transition, et donner espoir à ceux qui sont conscients du problème de robinet. 

Au cours de la réunion, j'ai également insisté sur le caractère social de cette croisade. Car aujourd'hui et demain ceux qui perdent et perdront le plus dans la répartition sont les gens les plus modestes. Ils n'ont pas les moyens de capitaliser à leurs frais, alors qu'un nombre de Français plus aisés et avertis ont commencé à préparer une retraite de secours, pour se prémunir contre la faillite de l'Etat assureur. Comme toujours, la liberté économique est le support et le gardien du progrès social

 

Flashes du jour

Mise en examen de Pénélope Fillon

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

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Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

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L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

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Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

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