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D’Aristote à René Girard, ils ont abordé les thèmes de l’éternel humain : la nature de l’homme, son destin, sa conscience, la liberté, le pouvoir, la religion, la vie, la vérité, etc. Dans une société où le paraître l’emporte largement sur l’être, se rapprocher des philosophes nous aide à retrouver ce qui importe à long terme, ce qui est le fond de notre humanité et ce qui donne valeur à notre liberté.

64 pages, 30 portraits, 5€

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La propriété c’est le vol

« Il ne se dit pas en un siècle une formule aussi éblouissante. Je la tiens pour un trésor plus grand que toute la fortune des Rothschild ».

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LES RETRAITES SOUS LE REVERBERE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 19 Mai 2008 01:00
 Joli 13 du mois de mai !

J’ai le plaisir de vous annoncer la parution ces jours-ci en librairie de l’ouvrage que j’ai commis avec la complicité de Georges Lane : « Futur des Retraites et Retraites du Futur ».

Le titre résume à lui seul la thèse principale : en France il n’y a aucun futur pour le système actuel de retraites, il faut nécessairement songer à des formules nouvelles.

Voici d’ailleurs le texte de présentation que vous trouverez au dos de la couverture :

« Travaillez plus longtemps, cotisez davantage, et si vous le pouvez souscrivez à un plan d’épargne : c’est le conseil donné aux Français à juste titre inquiets pour le futur de leurs retraites. Ce qu’on ne dit pas aux Français c’est qu’ils sont contraints de donner toujours plus et de recevoir toujours moins par un système ruineux et injuste : la répartition.

Pourquoi masquer cette vérité, pourquoi empiler les fausses réformes, qui a intérêt à cet acharnement thérapeutique sur un système irrémédiablement condamné ?

Peu à peu les Français perdent confiance, certains appellent de leur vœu un changement durable. Ils ont raison : la répartition coûte au smicard 2.500 euros par an et quand il prendra sa retraite il aura perdu 250.000 euros par rapport à ce que lui aurait rapporté une retraite en capitalisation. Alors, comment échapper au piège des retraites par répartition ? »

Nous avons conçu et rédigé cet ouvrage en tenant compte d’un double décalage :

- décalage entre d’une part ce que disent les experts et rapports officiels de toutes sortes depuis au moins dix ans, et d’autre part le message diffusé sans cesse par la classe politique ; les uns prédisent l’explosion de la répartition, les autres veulent sauver la répartition ;

- décalage entre la passivité des gouvernements français et les efforts menés chez la plupart des pays concernés par la question ; depuis quinze ans au moins les réformes sont engagées dans le monde entier, et on ose à peine aborder le problème chez nous aujourd’hui.

On reconnaît en général aux gouvernants actuels le mérite d’ouvrir des dossiers soigneusement cachés jusqu’ici, celui des retraites en est un. Mais là s’arrête le mérite. La réforme des régimes spéciaux a été très « prudente » : les salariés concernés ont obtenu des compensations pour être alignés sur le régime de la fonction publique, qui est lui-même non aligné sur le régime des entreprises privées. Il n’est donc pas question de toucher aux plus grosses inégalités existant entre secteurs public et privé.

Viennent maintenant les discussions sur l’âge de la retraite et/ou la durée des cotisations, ainsi que sur le travail des seniors. Mais avant toute négociation, Xavier BERTRAND rappelle avec force et clarté l’attachement indéfectible des réformateurs au système par répartition.

Or, il peut être démontré sans aucune peine que c’est bien la répartition qui est, en soi, un système impraticable dans un pays où il y a de plus en plus de retraités et de moins en mois d’actifs – puisque la répartition consiste à donner aux uns sous forme de pensions l’argent versé par les autres sous forme de cotisations.

On n’a jamais osé dire la vérité aux Français. C’est pourquoi j’évoque le réverbère en me référant à une histoire célèbre, celle du noctambule éméché qui a perdu ses clefs de voiture et les cherche à la lumière d’un réverbère. A un passant qui lui demande s’il a réellement perdu ses clefs au pied du réverbère notre homme répond : « Non, mais ici il y a de la lumière ! ».

Depuis des années, quand on ne pratique pas la politique de l’autruche, on pratique celle du réverbère. On ne veut pas voir – ou on feint de ne pas voir – la seule et vraie solution : en finir avec la répartition, se dégager de ce piège, pour passer à autre chose. 

Je me range aux côtés de tous les manifestants qui s’opposent aux réformes des retraites actuellement présentées, parce que ces réformes ne sont pas les bonnes. Il est vrai que les manifestants en question, comme le gouvernement, sont animés par la peur et l’ignorance.

La peur, c’est celle du changement. Les syndicats et les gestionnaires de la Sécurité Sociale craignent de voir modifier une organisation qui leur rapporte ressources financières et pouvoir politique. Les gouvernements ont peur de mécontenter l’opinion publique et d’affronter les tenants du système actuel. Les Français ont peur du futur : mais ici c’est de l’ignorance.

L’ignorance, c’est celle des moyens d’échapper au piège, et d’amorcer et réussir la transition de la répartition à la capitalisation. L’ignorance, c’est celle des expériences étrangères qui ont réussi leur réforme, sachant d’ailleurs que chaque pays a eu sa propre spécificité, même si l’objectif était commun : sauver les retraites sans demander des sacrifices hors de portée.

Le but de notre ouvrage est donc de vaincre les peurs et de mettre fin à l’ignorance.
Je remercie l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Sociales) pour m’avoir confié ce travail scientifique, et Contribuables Associés pour participer à la diffusion de cet ouvrage édité avec talent par
la Librairie de l’Université d’Aix en Provence.

Aujourd’hui, les sondages font apparaître qu’un Français sur deux ne fait plus confiance au système actuel, et serait tenté par la capitalisation. Ils seraient sans doute neuf sur dix si la vérité était dite, si les gens avaient conscience qu’on court à la faillite, et si les marchands de peur étaient réduits au silence.

J’essaie de provoquer ce qui pourrait être une réflexion, puis une révolution, salutaires.  

_______________________________________ 

Je rappelle à ceux de mes lecteurs de Paris et la région francilienne que je présenterai l’ouvrage le mercredi 28 mai de 18 heures 30 à 20 heures à la Salle des Fêtes de la Mairie du XV° arrondissement, 31 rue Péclet, 75015 Paris (métro Vaugirard). Inscriptions auprès de Contribuables Associés, 42 Rue des Jeûneurs, 75002 Paris.

 

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Macron guérit des écrouelles

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Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

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