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L’ASCENSION FETEE LE 1er MAI PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 05 Mai 2008 01:00
 Ascension

Par les hasards du calendrier, la fête de l’Ascension est tombée cette année le 1er Mai. Je ne crois pas que cette coïncidence ait été perçue par beaucoup de Français. La plupart d’entre eux l’ignoraient, et sans doute ignoraient-ils aussi qu’il y avait une fête chrétienne appelée « Ascension ». Dans les grands médias, hors les programmes religieux habituels, les bulletins d’information faisaient volontiers l’impasse : laïcité et services publics obligent sans doute. Une perle au passage : j’ai entendu un journaliste annoncer l’Ascension… pour le 8 Mai.

Par contraste, on nous a rebattu  les oreilles avec les manifestations syndicales, et durant toute la journée on a entendu de véhéments discours sur les salaires trop bas, les retraites trop retardées, le pouvoir d’achat trop faible, les « sans papiers » trop exploités. On a redit l’espoir d’une grande union syndicale, au niveau européen comme au niveau national, et on a annoncé les réjouissances pour le joli moi de Mai : chaque semaine aura son temps fort.  

Un 1er Mai donc très réussi, dans la grande tradition de la gauche, pour la vraie défense des droits des travailleurs. Le 1er Mai a été et demeure une grande fête du totalitarisme marxiste.

Pour ma part, j’avais choisi l’Ascension. D’abord parce que j’ai l’esprit de contradiction et que j’aime bien me singulariser, fuir la pensée unique pour essayer de mener une réflexion personnelle. Ensuite parce que je suis chrétien et que mon Président m’a expliqué  que la religion est un élément déterminant d’une nation. Encore parce que je suis Européen et que les racines de la culture européenne sont principalement ancrées dans le christianisme, ce que n’ont pas voulu admettre les prétendus constructeurs de l’Union Européenne (à laquelle, par contraste, et notamment pour cette raison, je suis fortement opposé). Enfin, par ce que la symbolique de l’Ascension chrétienne est radicalement différente de celle du 1er Mai et me paraît préférable, à tous points de vue.  

Le 1er Mai célèbre la lutte des classes, les victoires « arrachées » par les travailleurs en lutte sur les capitalistes exploiteurs. Il existe encore des naïfs pour accorder crédit à deux fables :

- la première est celle du rôle historique joué par les syndicats dans les « conquêtes sociales », alors qu’ils ne sont en rien à l’origine de l’amélioration du sort des travailleurs. La condition ouvrière s’est améliorée du fait de la croissance économique, elle-même née des innovations des entrepreneurs, à leur tour stimulés par le commerce, le libre échange et la concurrence, dans un cadre institutionnel de propriété et de responsabilité. Les marxistes eux-mêmes l’ont implicitement reconnu en abandonnant l’idée de la paupérisation du prolétariat (Marx) pour celle de la paupérisation « relative » (Engels : les travailleurs vivent mieux mais s’enrichissent moins vite que les possédants), puis celle de l’impérialisme (Rosa Luxembourg et Lénine : les travailleurs des pays riches ne sont plus exploités parce que les pays riches exploitent le reste du monde à travers le commerce international). Voilà qu’aujourd’hui des pays « prolétaires » deviennent émergents et, comble de malheur, grâce à la mondialisation capitaliste ! Avec quelques autres j’ai démontré depuis longtemps que les syndicats n’amélioraient pas la condition des travailleurs, parce qu’ils ne le pouvaient pas dans un système de libre entreprise et de libre échange. Aujourd’hui, la puissance des syndicats ne vient certainement pas de la confiance que leur accordent les travailleurs, qu’ils ne représentent d’ailleurs pas, mais de leur aptitude à faire du chantage politique et social, bénéficiant des privilèges et des moyens accordés par une législation du travail surannée ;

- la deuxième est celle du concept de classe et de lutte : le salaire serait réduit parce que le profit augmente et la vie économique serait un affrontement permanent entre forces sociales. L’économie serait un jeu à somme nulle : on ne pourrait gagner que si quelqu’un d’autre perd. 

Le jeu consisterait à arracher la plus grosse part du gâteau. Évidemment, on exclut l’hypothèse la plus réaliste : que le gâteau lui-même grossisse, c'est-à-dire que la croissance économique permette de mieux rémunérer à la fois l’entrepreneur, le travailleur et l’épargnant qui, au demeurant, ne sont pas constitués en classes, ne serait-ce que parce que certains d’entre nous sont les trois à la fois ou le deviendront !  

Par contraste le sens de l’Ascension chrétienne est principalement une annonce d’espérance. Chacun d’entre nous est appelé à l’élévation de son âme, le chemin de l’amour est ouvert, le Christ nous l’a montré et nous a laissé l’Esprit Saint pour nous guider. L’Ascencion, c’est un acte de confiance que le Christ fait à notre humanité, car la nature humaine procède de la grandeur divine, parce que les hommes sont invités en toute liberté à grandir en dignité et que c’est dans l’amour de nos frères et en harmonie avec eux que nous pourrons y parvenir.  

Ici, il n’est pas question de classes mais de personnes, l’amour et le service des autres effacent nos penchants à la lutte et à la violence. C’est en resserrant le réseau des relations personnelles, familiales, professionnelles que nous résoudrons les problèmes de la cité. L’Ascension, c’est le lien entre la Cité terrestre et l’Infinie divinité. Aristote avait pressenti l’Ascencion, qui avait décrit l’homme comme « les pieds sur la terre, la tête dans les cieux ». 

Un prédicateur ami m’a surpris en disant que l’Ascension c’était la « Fête de l’Humanité ». Pas celle des communistes, pas celle des divisions et des haines. Mais la fête des hommes engagés sur le chemin de leur progrès, qui ont soif de dignité, d’harmonie et de paix.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1337 du 14 octobre 2017

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