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Le fondateur de l’école autrichienne

Carl Menger est souvent associé à Stanley Jevons et Léon Walras comme l’un des piliers de la « révolution marginaliste » qui a fait rupture avec le classicisme anglais de Ricardo et Mill. Il est vrai qu’il cherche, comme ses contemporains, à rendre compte de la rationalité des choix individuels.

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LES AFFAMEURS PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 21 Avril 2008 01:00
 Le Grenelle de l'imbécilité

Ces derniers jours, tout le monde s’est ému à juste titre des rapports de la FAO et du FMI nous alertant sur la famine qui ravageait de nombreux pays.

Depuis quelques années on s’était progressivement rassurés : les progrès techniques, commerciaux et politiques avaient sauf accidents éliminé la faim dans le monde, même si des millions de personnes et notamment d’enfants souffraient de malnutrition. Le cri d’alarme lancé par les institutions internationales n’en a été que plus dramatique : un retour douloureux aux réalités.

Viennent maintenant les commentaires. Et, ici aussi, on voit resurgir des discours que l’on croyait définitivement oubliés. La manchette de l’Humanité était la plus impressionnante : « Les plus démunis paient la spéculation financière : nouvel exemple des ravages de la mondialisation capitaliste ». Pour faire bon poids, la une de l’organe du Parti Communiste Français citait le grand philosophe Jacques Derrida : « Jamais la violence, l’inégalité, l’exclusion, la famine et donc l’oppression économique n’ont affecté autant d’êtres humains dans l’histoire de la terre et de l’humanité ».

José BOVE, pour sa part, n’hésitait pas à rapprocher la misère des peuples affamés avec l’argent dépensé en un jour par les Etats-Unis pour leurs interventions en Irak. Enfin, l’Organisation Mondiale du Commerce a été mise en accusation, parce que trop occupée à promouvoir le libéralisme et à accroître le profit des grands groupes alimentaires mondiaux. Quant à la liaison avec les subprimes, elle devrait être assez évidente : les investisseurs n’ayant plus confiance dans les placements financiers ont reporté leurs fonds sur la spéculation à la hausse des produits alimentaires et des matières premières – ce qui n’a pas manqué de provoquer une hausse encore plus forte.

Pour ma part, j’ai regardé et j’ai écouté, pour me faire une opinion, éclairée par les quelques bribes de science économique que j’ai glanées au cours de ma carrière.

J’ai regardé la carte de la faim dessinée par la FAO. Elle avait un grand air de parenté avec une autre carte, que je consulte assez souvent, sur les indices de liberté économique dans le monde. Surprise : parmi les pays les plus atteints je trouve aussi les pays les tout derniers dans le classement mondial suivant les indices en question : Corée du Nord (dernier absolu), Zimbabwe, République du Congo, Guinée Bissau, Burundi, république Centre Africaine, Ruanda et Haïti bien sûr. Un pays fait exception, le Mexique, classé cinquantième. Mais tous les autres sont dans les cinquante derniers du classement. Simple corrélation statistique ? Je rappelle que l’indice de liberté économique est établi en fonction de critères bien précis : importance de l’Etat et des dépenses publiques, respect de la propriété privée, ouverture des frontières, libre entreprise et libre circulation des capitaux, stabilité monétaire et flexibilité du marché du travail. Comment s’étonner de ce que la Corée du Nord, dictature planifiée, militaire et soviétique, affame son peuple ? Pourquoi Monsieur Mugabe a-t-il chassé les Blancs du Zimbabwe de leurs propriétés pour les distribuer à sa clientèle politique ? Depuis combien de temps Haïti est-elle soumise aux brigands et militaires (souvent les mêmes) ? On peut évidemment soutenir que ces peuples ignorent la liberté parce qu’ils sont pauvres. Mais c’est oublier que beaucoup de nations, naguère pauvres, sont sorties de la misère en moins de vingt ans, grâce à l’ouverture sur le marché mondial, à l‘importation de capitaux et d’entrepreneurs privés, au micro-crédit et au désir de travailler et de progresser. Ailleurs les milliards de l’aide publique internationale ont servi à créer des armées bien équipées, et surtout une nomenklatura enrichie par le pouvoir, violente et corrompue. C’est sans doute cette injustice que voulait dénoncer Jacques Derrida. 

J’ai écouté aussi des propos surprenants. Les uns étaient assez naïfs. Voilà que les Indiens et les Chinois se mettent à se développer, et veulent tout d’un coup avoir plus d’énergie et de matières premières. Certains ont même l’outrecuidance, comme le dit un grand quotidien du soir (qui ne réussit pas semble-t-il à rassasier ses lecteurs ces derniers temps), de « passer d’un repas par jour à deux ». Il y a quelques mois seulement, on leur reprochait de faire du dumping social parce qu’ils se contentaient de manger un bol de riz. Fini le dumping ?

D’autres propos m’ont tout à fait abasourdi. J’ai entendu des gens, pourtant peu suspects d’ultra-libéralisme, mettre en cause les biocarburants. Arracher la forêt équatoriale ou même les cultures vivrières pour planter du colza destiné à sauver la planète : c’est sans doute le comble de la bêtise mais aussi de l’inhumanité. Je crois que la prochaine étape sera de dire la vérité sur les éoliennes, et de faire savoir qu’elles consomment plus d’énergie qu’elles en fournissent, et défigurent totalement le paysage naturel. Il est révoltant que les disciples de Monsieur AL GORE et les faucheurs de José BOVE condamnent des peuples entiers à la pénurie alimentaire, puis à la famine. On ne l’a pas assez dit : pendant que le triste président CHIRAC faisait son numéro de malthusianisme à Johannesburg, il y avait dans les rues de la ville des milliers de manifestants demandant la liberté de cultiver des plantes OGM. Et le président de Nestlé, qui n’est pas un farceur, a accusé les anti-OGM d’empêcher un tiers de l’humanité de manger à sa faim.

Pour l’instant en France nous en sommes encore au couplet : « Ne touchez pas à notre Grenelle ». Nous avons constitutionnalisé le principe de précaution, sans prendre pour autant la précaution la plus élémentaire : se débarrasser des affameurs, qu’ils aient le visage des dictateurs, des collectivistes ou des utopistes, qu’ils répandent la peste verte ou la peste rouge. Des millions d’enfants, des peuples entiers, souffrent aujourd’hui de la coupable propagande des ignorants et des idéologues.

« Communistes de tous les pays, vous m’êtes une puanteur » disait Proudhon.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1330 du 11 juillet 2017


Editorial : La Reconquête

Conjoncture : Taillables et Corvéables à merci

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