Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

En 2007, l’ALEPS décide douze thinks-tanks libéraux français à proposer en commun un « Guide du candidat ». Six chapitres s’adressent respectivement au chômeur, au contribuable, à l’assuré social, à l’écolier, au citoyen et à l’Européen. Une grille permet de noter  les programmes des divers candidats. Sur 180 points théoriques, le premier est arrivé à 80 points, et Ségolène Royal à 5. On savait déjà que Nicolas Sarkozy ne serait pas libéral.
 

63 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

Les sentiments, bases de la société

Charles Fourier a inspiré Proudhon, mais Marx l’a méprisé. Marx l’économiste rejettera avec violence les « utopies » des Français, construites en ignorance totale des lois de l’économie. Il est vrai que Fourier part du principe qu’une société ne peut être harmonieuse que si elle rencontre les sentiments des individus.

 

Lire la suite...
SURSIS & SURSAUT PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 17 Mars 2008 01:00
 Gaudin

Le Président, le gouvernement et l’UMP sont en sursis. Il y a urgence d’un sursaut.

« Ce n’est pas une révolution, sire, c’est une émeute ». Je paraphrase la fameuse formule pour souligner qu’en dépit des commentaires extrêmes, ces élections locales n’ont pas apporté la révolution que certains attendaient. De grandes villes sont entre les mains de la gauche, mais le pire a été évité : Marseille, Aix, deux villes qui me sont chères, ont reconduit leur maire, ainsi que Le Havre, Avignon. Certes Toulouse, Saint Etienne, Périgueux, Amiens, Metz et Strasbourg représentent de lourdes pertes, et le nombre de départements passant à la gauche n’est pas négligeable, mais la déroute redoutée ne s’est pas produite.

Il faut d’ailleurs souligner, comme cela a été dit à juste titre fort souvent, que le « jeu » du Modem a été à la fois ridicule et déterminant, et j’espère que les Français un moment tentés par François Bayrou et son parti vont maintenant les condamner à l’inexistence. Certains alliances avaient de quoi susciter l’étonnement et la réprobation, comme la coalition anti-Gaudin à Marseille unissant les communistes, les trotskistes, les verts, le Modem et les socialistes.

Ainsi un sursis a-t-il été donné à ceux qui nous dirigent.

De mon point de vue trois facteurs ont pesé lourd dans le recul de l’UMP, en parallèle avec la chute de popularité de Nicolas SARKOZY et sans doute pour les mêmes raisons :

- Le style présidentiel, qui a fini par fatiguer, sinon irriter la population ; en particulier l’étalage de la vie privée et l’hyper-activisme du Président.

- Le débat autour du pouvoir d’achat. Autour des tables rondes organisées dans les médias après chacun des deux tours, on s’est battu sans cesse sur le bilan social du gouvernement.

Cette querelle est stupide, pour deux raisons. D’une part, comme je l’ai dit et répété, si l’on veut accroître le pouvoir d’achat des Français, il y a une mesure imparable : réduire les charges sociales en mettant fin au système actuel de la Sécurité Sociale, qui nous fait surpayer notre assurance maladie et nos retraites. D’autre part, en dehors de la réforme de la Sécurité sociale, le gouvernement n’a pas vocation à augmenter ou diminuer le pouvoir d’achat, c’est l’affaire des entreprises, des travailleurs et des épargnants, et pas celle du gouvernement. Nicolas SARKOZY s’est tendu un piège en déclarant qu’il serait « le Président du pouvoir d’achat », précisément en une période où les prix augmentent, pour des raisons que le gouvernement peut difficilement contrôler.

- L’ambiguïté de la ligne politique et l’échec des réformes, par omission ou par malfaçon.

C’est ce denier point qui exige de la majorité actuelle un sursaut immédiat.

Le sursaut consiste à s’engager tout de suite dans une double rupture : d’une part avec les manœuvres politiques ambiguës et les communications hasardeuses, d’autre part, avec l’étatisme et la démagogie d’avant 2007 – cette fameuse rupture qu’annonçait Nicolas SARKOZY à ses électeurs. Y viendra-t-on enfin ?

Pour être récentes, les erreurs commises depuis 2007 ne sont pas mineures. Je relève pour ma part le Grenelle de l’environnement, la politique de la ville, le copinage avec Chavez, Bouteflika et Poutine, les milliards promis pour les pêcheurs, les sidérurgistes, les paysans, les chercheurs, et tous ceux qui ont su toucher le grand cœur de Nicolas, le lyrisme du patriotisme économique, le contrôle de la grande distribution, le show de Jacques Attali. C’est beaucoup en si peu de temps. Assez de brillantes improvisations, mais une ligne d’action !  

Où est passée la ligne pendant ces dix derniers mois ? La loi sur le service minimum est une mascarade, la loi sur les universités n’a rien changé et a même aggravé les conditions de fonctionnement, les régimes spéciaux de retraites ont été apparemment mis en cause, mais en réalité sur-compensés, la loi sur les 35 heures n’a pas été abolie, mais bricolée, l’ISF n’a pas été supprimé, ni les droits de succession. En réduisant les réformes à quelques annonces fracassantes, les gouvernants et le parlement fournissent des arguments à l’opposition qui fait croire aux Français qu’ils vivent un bouleversement « ultra-libéral » alors que rien n’a changé, et ils découragent leurs électeurs qui s’aperçoivent bien que le pouvoir ne cesse de reculer devant les syndicats, les corporations, les technocrates et les sondages… 

Dans son discours à l’issue du deuxième tour, François FILLON a rappelé les engagements majeurs pris en 2007. Il a été clair et convaincant, mais peut-on lui faire crédit quand on voit en 2008 qu’aucun de ces engagements majeurs n’a été tenu ? François FILLON dit que les Français sont impatients. Non : ils sont lucides et voient les égarements. La ligne directrice du sursaut est pourtant simple : c’est réduire les dépenses et les déficits publics et pour cela diminuer les missions et le personnel de l’Etat, c’est en finir avec les services publics « à la française », et privatiser tout ce qui peut l’être, c’est diminuer les impôts qui taxent la réussite, comme les impôts progressifs, les impôts sur le patrimoine, c’est expliquer et amorcer la totale réforme de l’assurance maladie et des retraites.  

Si le sursaut n’intervient pas, le sursis se transformera en peine ferme. Pour organiser le sursaut et le présenter à l’opinion publique, le gouvernement doit s’inspirer des principes libéraux et des succès qu’ils ont remportés partout où on les a appliqués. François FILLON a évoqué les prochaines responsabilités européennes de la France. Mais la France ne peut être écoutée en Europe si elle continue à tourner le dos aux réformes libérales introduites dans la plupart des 27 pays de l’Union. Il ne saurait y avoir de sursaut autre que libéral.

 

Veille de campagne

Flashes du jour

Fort heureusement, la mise en examen de Pénélope Fillon, à la suite d’une instruction « à charge » et d’une « célérité inhabituelle » (Me Cornut-Gentil) a eu peu d’écho puisque les médias ont été occupés à commenter : le choix de Valls, la lettre de divorce des Anglais avec l’UE, la défaite de la France face à l’Espagne.

 

Lire la suite...
 
Manuel Valls votera Macron

(Bourdin, 8 :30) : ce n’est pas un ralliement (dont visiblement Macron déclare n’avoir rien à faire, il reste le « maître de l’horloge »), mais un devoir national pour barrer la route à Marine Le Pen.

 

Lire la suite...
 
L’île de la Guyane

Macron a évoqué « l’île de Guyane » : ignorance ou lapsus ? A trop parler on finit par dire n’importe quoi. Voilà de quoi inspirer confiance !

 

Lire la suite...
 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1312 du 14 mars 2017


Editorial : L’illusionniste

Conjoncture : Le CAC à 5000 : reprise ou bulle ?

Actualité  :Angela Merkel ne sa laisse pas impressionner - Ecosse, Irlande : les dégâts collatéraux du Brexit - Quelles leçons des élections aux Pays-Bas ?

Spécial présidentielles  : La campagne serait-elle enfin commencée

Actualité libérale  : Davantage présents dans la campagne

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...