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Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Etes-vous adeptes et satisfaits de la pensée unique ? Ces portraits montrent l’extrême richesse de l’histoire de la pensée économique, d’Adam Smith à nos jours. Ils vous font découvrir les permanences (les problèmes économiques) et les oppositions (les doctrines économiques).
Dépenses publiques et impôts d’un côté, ou libre échange et libre entreprise de l’autre : ce débat actuel s’est noué avec Say et Malthus, se poursuivant entre Bastiat et Marx, puis aux 20ème siècle par Keynes et Hayek – par exemple.

48 pages, 22 portraits, 5€

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Science économique, science du comportement 

Ludwig von Mises appartient à « l’école autrichienne d’économie » fondée par Carl Menger, dont il reprend les deux idées majeures : l’individualisme méthodologique (on ne peut comprendre l’économie qu’à partir des décisions prises par les individus), la subjectivité de la valeur (la valeur attribuée à un bien ou service varie avec chaque individu et chaque contexte).

Allant plus loin que son maître de Vienne, Mises fait de la science économique une branche de la « praxéologie », science de « l’agir humain » : comment les hommes se comportent-ils dans les choix qu’ils ont à faire dans la vie ? Obéissent-ils à une logique immuable et quantifiable (position des purs rationalistes et des inventeurs néo-classiques de l’homo oeconomicus) ? Sont-ils conditionnés par l’histoire (position des historicistes allemands qui entretiennent une violente querelle avec les économistes autrichiens) ? Ou sont-ils simplement guidés par ce qu’ils pensent être leur intérêt, compte tenu des multiples paramètres qui entrent dans leur calcul ? Ceci est la position des classiques libéraux depuis Adam Smith, c’est celle des économistes autrichiens.

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LA MÔME PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 10 Mars 2008 01:00
 On a marché..."sur la tête" !

Délaissant quelques évènements mineurs de la semaine, comme la campagne des municipales, la guerre héroïque de Chavez pour sauver Ingrid Betancourt, la victoire d’Hilary Clinton, la colère de Laurence Parisot, je me fais un devoir de rendre hommage à cette prestigieuse artiste française qui a remporté et le César et l’Oscar : Mademoiselle Marion Cotillard.  

Je voudrais par la même occasion lui souhaiter la bienvenue dans la confrérie à laquelle j’appartiens : celle des imbéciles qui n’ont rien à dire mais ne cessent de parler. Elle y a d’ores et déjà pris une place de choix.

En effet, la môme a eu deux révélations fracassantes à livrer à l’opinion publique mondiale :

Première révélation : ce sont les Américains qui ont inventé cette histoire d’attentats d’Al Qaïda et de terroristes qui auraient pulvérisé les Twin Towers. Tenue par le secret défense, elle ne nous en dit pas davantage sur la façon dont cet infâme opération d’intoxication et ces meurtres abominables ont été montés.

Deuxième révélation : on peut douter de la réalité des premiers pas de Neil Armstrong sur la lune, en 1969. Ici, les sources de la môme peuvent être facilement repérées : elle a lu Tintin, c’est bien le jeune reporter belge qui a marché sur la lune, tandis que les fusées Apollo ne sont que du grand spectacle.

Alzheimer précoce ? Propos d’après overdose ? Point du tout. La môme a expliqué qu’elle avait une philosophie : toujours remettre en cause les croyances stupidement acceptées par l’opinion publique et amplement diffusées par les médias. C’est une belle défense des droits individuels face à la massification et à la grégarisation. « La termitière humaine m’épouvante », disait Saint Exupéry, elle a fait le choix de quitter la termitière. Un choix courageux et lucide, par ces temps de conditionnement des esprits.

Elle ne veut donc sacrifier à aucune mode intellectuelle. S’agit-il du terrorisme et des sœurs jumelles ? On sait bien que la mode est à soutenir inconditionnellement la Maison Blanche, Georges Bush, la guerre en Irak et à jeter l’anathème sur les pauvres islamistes dont on fait croire que certains vont jusqu’à se suicider par désespoir d’être injustement accusés. S’agit-il de la conquête de l’espace ? Tout le monde admire les Etats-Unis pour le rôle moteur qu’ils jouent dans la maîtrise de l’espace, à des fins scientifiques ou militaires – peu importe.

Voilà donc quelqu’un qui a le courage d’être anti-américain comme personne, pro-terroriste comme on ne saurait l’être : une forte personnalité.

J’aime son négationnisme. Autant il est odieux de nier les crimes commis par les colonisateurs à l’égard des indigènes, autant il est odieux de nier le génocide des Indiens par les Américains, autant il est odieux de nier les souffrances infligées par les Etats Unis au peuple cubain heureusement sauvé par Castro, autant c’est un devoir de nier les atteintes quotidiennes à la vérité et à la liberté dont se rend coupable la propagande capitaliste et mondialiste. Ce négationnisme-ci est tout à l’honneur de la môme. Je pense qu’elle pourra aller plus loin, et nier, comme il se doit, la rotondité de la terre (rejoignant d’ailleurs la certitude scientifique de certains Islamistes pour lesquels la terre est plate), ou encore la spécificité de l’être humain (le darwinisme extrême nous prouve bien que l’homme n’est qu’un singe inférieur). Peu de personnalités au monde ont eu autant de savoir et de lucidité, si ce n’est le président Al Gore, qui a enfin réussi à imposer le négationnisme écologique. 

Mais Al Gore est politicien, alors que Marion est artiste. Et là est son mérite. Les artistes s’expriment rarement sur les problèmes de géopolitique. Certes, il y a eu le précédent de Simone Signoret, couronnée par Hollywood jadis pour son anti-maccartisme militant. Certes, au cours de la remise des Césars, on a entendu quelques belles professions de foi contre l’argent, la mondialisation et la pauvreté qu’ils entraînent (déclarations au demeurant désintéressées, puisque les artistes vivent dans le dénuement et le repli sur soi). Mais imaginerait-on des artistes comme Bedos, Bruel, Renaud, Debbouz se permettre de livrer quelque message politique ? 

Les médias ne s’y sont pas trompés, et ont été impressionnés par cette jeune femme osant sortir de sa réserve naturelle pour alerter le monde entier sur les mensonges qu’une infâme propagande répand sans arrêt. Ce n’est pas si fréquent.

Vous comprenez mieux maintenant, amis lecteurs, pourquoi je me devais de rendre hommage à Marion Cotillard. Vous comprenez aussi ce que je voulais dire :

1° J’en ai assez de ces prophètes médiatisés qui nous abreuvent de leurs grands messages et de leurs états d’âme. Qu’ils fassent leur métier et qu’ils nous laissent tranquilles.

2° Je suis atterré par le conditionnement et la sous-culture des gens qui s’expriment sur la place publique, par leur grand art d’hurler avec les loups.

3° Je suis encore plus écoeuré par l’attention que prêtent les médias à des propos incohérents et provocateurs.

4° Je vois que décidément la société du paraître a détruit la société de l’être, et que les porteurs de scandales sont plus écoutés que les parangons de vertus.

Ce disant, je confirme bien ce que je vous disais : je n’ai rien à dire.

 

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1362 du 2 mai 2018

Editorial : Victoire des Black Blocks
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