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Lettre hebdomadaire (40 numéros) qui est dans sa 31ème année : c’est le commentaire libéral de l’actualité économique, sociale et politique, en toute indépendance. C’est aussi une source d’information sur les idées de la liberté dans le monde entier. Editorial de Jacques Garello, chronique de conjoncture de Jean Yves Naudet, rubriques d’actualité, revue des livres, dossiers.

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QUESTIONS GENERALES A PROPOS DE LA SOCIETE GENERALE PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 04 Février 2008 01:00
 Les "trous" doivent rester Français !

1° Une banque a-t-elle pour vocation de spéculer en bourse ?

Jadis la législation française interdisait aux banques dites « de dépôt » de placer l’argent de leurs épargnants dans des investissements à long terme, réservés aux banques dites « d’affaires ». Cette spécialisation n’a pas résisté aux réalités économiques. Il est nécessaire que l’épargne de la clientèle soit rentabilisée et, pour ce faire, placée directement dans des entreprises (prises de participation) ou indirectement, à travers la bourse.

La rentabilisation peut amener les banques à prendre des initiatives risquées, comme des opérations instantanées sur des titres mais l’appréciation des risques est laissée à la seule responsabilité des banques. Ce n’est pas du « casino » parce que les positions prises par la banque ne doivent rien au hasard, mais à une différence d’appréciation sur la valeur des titres concernés. Certains pensent que telle action, ou tel produit financier appuyé sur des actions est trop cher, ou trop bon marché, et ils pratiquent un « arbitrage » : acheter bon marché pour revendre plus cher : le prix de l’action ou du produit finit par se stabiliser à un niveau qui peut être celui anticipé par la banque, ou à un autre. La banque réalise des profits grâce à ses arbitrages, mais quand elle se trompe, elle subit des pertes !

2° Est-il possible de freiner l’ardeur spéculative d’une banque ?

Oui et non. Oui quand la banque est sensible aux réactions de ses actionnaires ou de ses épargnants. Quand les cours de la banque chutent, ou quand les déposants perdent confiance, les dirigeants de la banque sont sur un siège éjectable. Inversement, les dirigeants sont encouragés quand ils voient actions et clientèle augmenter. Non, quand la banque peut couvrir ses erreurs sans avoir à payer trop cher pour les rattraper. En particulier, quand les Banques centrales ont des taux d’intérêt très bas, les banques peuvent s’approvisionner en liquidités à bon compte en cas de difficultés. C’est ce qui explique en partie la crise des subprimes;

3° Qui contrôle les agents de la banque ?

A l’intérieur de la banque, les agents sont soumis à leur autorité hiérarchique. A son tour la hiérarchie est soumise à la « gouvernance » des administrateurs. Si celle-ci se relâche, il reste une ultime gouvernance : celle de la Bourse quand la banque est cotée, car les opérateurs et analystes financiers peuvent comprendre que la banque est en train de s’égarer, et de dévaloriser ses actifs.

4° Pourquoi une banque serait-elle exposée à une OPA ?

 L’OPA est une forme supérieure et efficace de gouvernance d’une banque, et de toute entreprise. Quelqu’un peut estimer que les dirigeants actuels ne savent pas valoriser les actifs de la banque, et se déclare prêt à prendre le contrôle de la banque pour mieux exploiter les ressources financières qu’elle recèle. Parfois, le rachat s’accompagne d’une restructuration de la banque (ou de l’entreprise) : fractionnés et gérés différemment les actifs peuvent avoir plus de valeur.  

5° Peut-on imaginer qu’une banque étrangère lance une OPA sur une banque française ?

 La nationalité d’une banque, comme d’une entreprise, n’a aucun sens économique. Elle ne peut avoir qu’un sens politique. Au nom du « patriotisme » économique on veut conserver une banque à 100% française. Si c’est un simple souhait, il n’y a rien à dire. Mais si l’Etat ou une institution publique (comme la Caisse des Dépôts) devait intervenir pour « secourir » la banque, cela serait doublement contraire, et à la législation européenne qui interdit toute discrimination fondée sur la nationalité, et à la loyauté concurrentielle, puisqu’un concurrent serait artificiellement aidé.  

6° Un tel risque existait-il du temps où les banques étaient nationalisées ? Le secteur bancaire entièrement nationalisé par les socialistes en 1981 a été privatisé à partir de 1986. Les banques nationalisées ne sont soumises ni à la concurrence, ni à la rentabilité. Elles ont multiplié les erreurs de gestion pendant des années, l’épargne a été récupérée par les caisses d’épargne et les organismes publics pour alimenter les investissements publics, au détriment des entreprises privées rentables qui ont été privées du financement nécessaire à leur expansion. Mais évidemment il n’y a eu aucun risque pour ces banques, puisqu’elles n’ont aucune obligation de rentabilité.

7° La finance ne fait-elle pas courir un risque permanent au capitalisme ?

 Il est de bon ton en effet d’opposer les « spéculateurs » et les « entrepreneurs » et de vanter les mérites de l’économie de marché tout en dénonçant les « excès du capitalisme financier ». En réalité non seulement « la finance » est indispensable au marché, mais le capitalisme n’a d’autre origine que la finance. C’est la possibilité d’accumuler, de capitaliser, c'est-à-dire de réserver une partie des gains du présent pour développer les chances du futur qui est à l’origine de la « richesse des nations » et qui définit le capitalisme. Financer, c’est faire confiance, c’est faire crédit, c’est acheter et vendre du crédit. La société capitaliste est une société de confiance.

8° La crise de la finance n’est-elle pas en réalité la crise du capitalisme ?  Question pertinente, il y a en effet une alternative, c’est le socialisme ou, ce qui revient au même, l’étatisme. Des millions de personnes sont mortes, des peuples entiers ont été réduits à la famine et à l’esclavage par l’économie socialiste. Faut-il reconstruire le mur de Berlin, ou la ligne Maginot ? Si l’intervention de l’Etat est si miraculeuse, pourquoi n’y recourir que lorsque cela va mal ? Ne devrions-nous pas la souhaiter en permanence ?

Je ne me suis posé que ces huit questions, parce que je pensais savoir y répondre. Peut-être vous en êtes vous posé d’autres, plus judicieuses. Les médias, eux, pourront vous en donner les réponses !

 

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Au sommaire du n°1333 du 12 septembre 2017


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