Commandez

Catalogue de la SEFEL l www.libres.org

Le chômage est un scandale doublement public. D’une part, il n’a pour origines que des initiatives publiques : politiques budgétaires, monétaires, droit social. D’autre part, il est scandaleux d’avoir tant de chômeurs alors que la science économique donne une réponse claire au défi du chômage . « On a tout essayé contre le chô-mage » disent les gouvernants. Tout, sauf ce qui marche… En 1996 déjà un colloque tenu à Paris par des économistes de renom mondial rappelait cette évidence.

109 pages, gratuit

Bulletin de commande

Portait

L’omniscience de Karl Marx

Le succès de Karl Marx tient sans doute au fait qu’il donne une réponse complète (fût-elle fallacieuse) à tous les mystères de la vie des hommes en société. Il parcourt – superficiellement - toute la connaissance scientifique de son époque.

Lire la suite...
POLITIQUE DE LA CIVILISATION PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Jacques Garello   
Lundi, 07 Janvier 2008 01:00
 Sarkozy découvre une autre civilisation

Je suis un adepte de la nouvelle politique de civilisation définie par le Président de la République à l’occasion de ses vœux à la nation. C’est pourquoi je m’empresse de vous souhaiter une bonne et heureuse année 2008, sachant que la civilisation commande de souhaiter aux autres tout ce que l’on voudrait pour soi-même : la santé, la prospérité, le bonheur, et toutes autres bonnes choses dans la vie personnelle, familiale et professionnelle.

La civilisation, c’est sans doute le souci des autres, l’empathie – dont Adam Smith a découvert qu’elle est à la base de l’échange et de la richesse des nations. Aller vers les autres, prendre soin de leurs besoins et de leurs désirs, voir où sont les complémentarités, savoir comment gommer les conflits : voilà qui constitue sans doute la base morale de la civilisation. J’approuve donc une politique de la civilisation si elle signifie que les Français seraient plus heureux s’ils vivaient dans une société de confiance, de compréhension, au lieu d’être confrontés en permanence aux affrontements, exposés à la violence, isolés et repliés dans une société de défiance.

Je suis bien conscient également que la politique a quelque chose à voir dans la civilisation, dans la mesure où le pouvoir est nécessaire pour faire régner l’état de droit, pour veiller à la vie, à la liberté et à la propriété des citoyens. Ce respect et cette défense des droits individuels font également partie intégrante de la civilisation.

J’observe hélas que loin d’être la servante de la civilisation la politique en est aujourd’hui la destructrice. D’abord parce que les pouvoirs publics n’assurent pas la mission qui est la leur : l’état de droit n’est pas établi en France, et les droits individuels sont violés en permanence. Ensuite parce que la politique a progressivement détruit les principes de civilisation en débordant de sa sphère naturelle. Hobbes avait déjà dénoncé le danger : investi du monopole de la violence pour garantir la liberté, le monstre étatique, le Léviathan, va dévorer cette liberté. Hobbes préférait cependant la servitude de la puissance publique au règne de la violence privée. Bastiat pour sa part, dénonçait la croissance de l’Etat « qui n’est plus le bouclier mais l’épée ». Loin de nous protéger il nous agresse.

C’est la raison pour laquelle je voudrais soutenir l’initiative du Président SARKOZY en suggérant quelques réformes de nature à nous éloigner de la barbarie et nous rapprocher de la civilisation :

1° Faire cesser les grèves sauvages, empêcher qu’une infime minorité prenne en otage tout un peuple,

2° Soumettre tous les citoyens à la même loi, et n’accorder aucun passe droit ou privilège ni à la classe politique, ni à la caste syndicale, ni à la tribu des fonctionnaires et agents des administrations publiques,

3° Réduire à son minimum les transferts sociaux, qui consistent à spolier les uns au bénéfice des autres qui s’installeront dans l’assistanat, puis dans le parasitisme, puis dans le nihilisme,

4° Soustraire les enfants et les adolescents aux méfaits d’enseignants et de manuels scolaires qui ne cessent de prêcher la lutte des classes, de dénoncer les hontes du capitalisme, du colonialisme, pour mieux passer sous silence la barbarie de Staline, Lénine, Mao, Che Guevara, Castro,

5° Rompre avec les dictateurs barbares actuels, de Kadhafi à Bouteflika en passant par Poutine et Chavez, et soutenir ceux qui combattent la barbarie au Moyen Orient et en Amérique Latine.

De façon plus générale, la politique de civilisation devrait conduire le Président SARKOZY à prendre la tête d’une croisade contre l’Etat, contre l’inflation de bureaucratie, l’hypertrophie du secteur public, l’accumulation de textes, la spoliation fiscale. Car ce sont les pays les plus étatisés, les plus centralisés, qui engendrent la barbarie. Comme je l’ai déjà dit, il faut mettre le feu à l’Etat Providence pour éviter que les voyous mettent le feu aux voitures et aux passagers des autobus de banlieue. Car l’Etat Providence incite chaque individu, chaque communauté, chaque corporation à entrer en lice pour se disputer la manne publique. L’entrée en lice devient l’entrée en haine. Les relations fondées sur la recherche du pouvoir sont nécessairement violentes, tandis que les relations nées de l’échange et du travail en commun sont pacifiantes. Il faut absolument substituer une logique de la complémentarité à une logique de la supériorité. La société de confiance est civilisation, la société de puissance est barbarie. Les sociétés marchandes ont toujours porté la civilisation, les empires politiques ont consacré la gloire éphémère des chefs et de leurs séides, ils se sont toujours effondrés au prix du sacrifice de millions d’êtres humains.

Dans son discours sur la laïcité prononcé à Rome lors de sa visite au Souverain Pontife, Nicolas SARKOZY a évoqué quelques voies qui mènent à la civilisation : le respect de l’être humain, la dignité de sa personne et le poids nécessaire que doivent tenir la religion et la liberté religieuse dans une société civilisée. « La morale laïque risque toujours de s’épuiser ou de se changer en fanatisme quand elle n’est pas adossée à une espérance qui comble l’aspiration à l’infini » avez-vous dit. Oui, Président, vous pourriez être le fossoyeur de l’Etat Providence et le prédicateur de la compréhension et de la solidarité, rendant liberté et espoir aux Français. Mais vous ne pouvez pas être l’un sans l’autre. Il faut sortir de la logique du pouvoir, de la lutte et du catastrophisme pour découvrir la civilisation de l’amour, et retrouver l’espoir. Tel pourrait être pour 2008 le vœu commun de tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

 

 

Flashes du jour

Macron guérit des écrouelles

Emmanuel Macron en visite à la Faculté de Droit de Lille

 

Lire la suite...

Nouvelle Lettre de la semaine


Au sommaire du n°1322 du 16 mai 2017


Editorial : Un triste gouvernement centriste

Conjoncture : Faut-il reparler des retraites ?

Actualité  : Le 13 mai 2017 - Il ne faut pas désespérer Billancourt…ni la CGT

Spécial présidentielles  : Ecrit au lendemain de la victoire de Hollande, il y a cinq ans - L’Europe, terre d’élection pour Emmanuel Macron - Premier entretien avec Edouard Philippe - Emmanuel Macron serait-il Tony Blair ?

Lu pour vous : Pan sur le bec - Il y a libéralisme et libéralisme

Acheter le numéro

Revue des Livres

Jacques De Guenin

Œuvres complètes de Bastiat

Le livre à lire cette semaine n’est pas celui d...

Pascal Salin

FREDERIC BASTIAT PERE DE LA SCIENCE ECONOMIQUE MOD...

Vous pourrez tomber à votre tour sous le charme d...